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Jacqueline Caux
Épisode 5 :

Jacqueline Caux :"On est toujours du côté du désir quand on fait de la musique, on n’est pas vaincu, on est vainqueur"

38 min
À retrouver dans l'émission

2015 |Jacqueline Caux et son mari Daniel ont arpenté le monde à la recherche des avant-gardes sonores. Leurs voyages les ont menés des notes de John Cage aux compositions minimalistes de La Monte Young, Terry Riley, Philip Glass, des musiques orientales à la techno de Detroit, de Sun Ra à Arvo Pärt.

Le musicien Sun Ra et son orchestre en septembre 1978, au Hill Auditorium, Ann Arbor, Michigan. Etats-Unis.
Le musicien Sun Ra et son orchestre en septembre 1978, au Hill Auditorium, Ann Arbor, Michigan. Etats-Unis. Crédits : Leni Sinclair/Getty Images - Getty

Jacqueline Caux évoque cette nuit quelques-unes des rencontres avec des artistes à la  personnalité hors du commun. C'est le cas Arvo Pärt qu'elle découvre avec sa pièce Tabula rasa

Pour moi, c’était comme une fleur vénéneuse qui s’ouvrait ... Une œuvre spirituelle mais compliquée et paradoxale. Daniel disait "quand l’art est animé par ses contraires c’est toujours très fort", et je crois qu’on trouve cela parfaitement chez Arvo Pärt.

Autre personnalité frappante, Sun Ra, "un personnage tout à fait inouï, qui nous aura amené dans des territoires futuristes. Il était ingérable. Si on avait plus de musiciens comme ça, l’industrie du disque se porterait très mal... ce qui ne serait pas gênant", ajoute t-elle avec malice.

Autre univers, autre géographie musicale avec des artistes femmes, arabes rebelles, chanteuses, musiciennes et compositrices auxquelles elle consacre un documentaire Si je te garde dans mes cheveux (2013). Jacqueline Caux nous parle avec admiration de ces formidables "bad girls", une lignée de combattantes éprises de liberté parmi lesquelles nous pouvons citer Oum Kalthoum, Cheikha Remitti, Kamilya Jubran ou encore Waed Bouhassoun.

Nouveau saut vers Détroit cette fois, "Ville musique", berceau de la techno dans les années 80. Jacqueline et Daniel Caux se passionnent pour les nouvelles recherches sonores de cette cité en pleine déliquescence : "on y trouvait l’électronique, la répétitivité et la transe… Quand la techno est arrivée ça nous semblait tout à fait naturel".

Jacqueline Caux réalise à Détroit Man From Tomorrow (2014) avec Jeff Mills, musicien phare de cette avant-garde. 

Les passions musicales de Jacqueline Caux sont hétéroclites, elles répondent à son appétit pour un monde créatif résolument contemporain et souvent visionnaire. Pour la réalisatrice, ces musiques sont des manifestes puissants :

On est toujours du côté du désir quand on fait de la musique, on n’est pas vaincu, on est vainqueur.

  • Par Albane Penaranda
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Bechour
  • Indexation web : Odile Joëssel pour la Documentation sonore de Radio France
  • La Nuit rêvée de Jacqueline Caux - Entretien 2/3 (1ère diffusion : 20/12/2015)

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La Nuit rêvée de Jacqueline Caux (2015) (6/9) : Arvo Pärt : "Je construis à partir d’un matériau primitif, avec l’accord parfait"
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