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Valérie Dréville en novembre 2001 à Moscou,  sous la direction du metteur en scène russe Anatoli Vassiliev dans la pièce "Médée Matériau".

Valérie Dréville : "Le corps possède une mémoire affective, on a beaucoup à apprendre, nous acteurs, des chorégraphes et des danseurs"

27 min
À retrouver dans l'émission

Dans le quatrième volet de l’émission "A voix nue" consacrée à Valérie Dréville, "L'éloge du corps", il était question du langage du corps et de la mémoire archaïque et affective auxquels la comédienne fait appel dans la pièce "Médée-Matériau" de Heiner Müller.

Valérie Dréville en novembre 2001 à Moscou,  sous la direction du metteur en scène russe Anatoli Vassiliev dans la pièce "Médée Matériau".
Valérie Dréville en novembre 2001 à Moscou, sous la direction du metteur en scène russe Anatoli Vassiliev dans la pièce "Médée Matériau". Crédits : Elena Lapina - AFP

Créée en 2002, la pièce de Heiner Müller, Médée-Matériau, dans une mise en scène d'Anatoli Vassiliev connut une re-création en 2017, au Théâtre National de Strasbourg dirigé par Stanislas Nordey. C'est du désir de son interprète, Valérie Dréville, de revenir à cette pièce qu'est née cette re-création. Du travail par lequel passa cette renaissance, Valérie Dréville a rendu compte dans un livre paru chez Actes Sud en 2018 et intitulé Face à Médée ; journal de répétition

En 2008, Valérie Dréville s'entretenait avec Odile Quirot dans une série de cinq entretiens pour "A Voix nue". Dans le quatrième c'était du corps de l'acteur dont il était question, des méthodes de théâtre pour découvrir ce corps, comme la méthode Stanislavski, les recherches de Grotowski ou encore le travail de Vassiliev dans la filiation de la mémoire affective du même Stanislavski...

Valérie Dréville : 

Stanislavski part de l'extérieur, du geste, pour faire naître le sentiment. On peut dire que la personne qui s'est emparée le plus de ces propositions de Stanislavski c'est Grotowski. (...) Il y a une différence entre le mot jouer et le mot faire. Si j'entre en scène en me disant que j'ai à faire une telle chose, je ne m'occupe pas de comment je joue : le jeu est un résultat. C'est au spectateur de l'apprécier, ou non. Moi je fais quelque chose, ce qui m'évite de penser à ce que je fais : je le fais. 

A propos de son travail, aux antipodes de l’imitation, dans Médée-Matériau

Si on essaie de faire les gestes le plus exactement possible, les plus vivants possible, il y a une mémoire du corps qui est plus profonde, plus instinctive, elle recèle des mouvements d'énergie plus subtils, on ne peut pas y accéder par l'intellect, le souvenir, la pensée (...) Le corps possède une mémoire affective que n'a pas notre pensée. 

Sur le langage du corps : 

Le langage du corps n’est pas de la raison et du sens, c’est d'ailleurs. Alors évidemment, c’est un endroit délicat, fragile, qui fait peur, un endroit inconnu (…). On a beaucoup à apprendre, nous acteurs, des chorégraphes, des danseurs. 

  • Par Odile Quirot
  • Réalisation : Ghislaine David
  • A Voix nue - Valérie Dréville 4/5, L'éloge du corps (1ère diffusion : 03/07/2008)
  • Indexation web : Documentation de Radio France
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