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Le metteur en scène Claude Régy en 2007, chez lui, à Paris.

Claude Régy : "S’investir dans une activité où on crée peut-être que c’est une façon de compenser le deuil"

22 min
À retrouver dans l'émission

Dans "Écrits de metteurs en scène", le comédien et lui-même metteur en scène Louis-Do de Lencquesaing proposait une série de quatre émissions sur quelques-uns des metteurs en scène les plus importants du théâtre de notre temps. Le quatrième volet était consacré à Claude Régy.

Le metteur en scène Claude Régy en 2007, chez lui, à Paris.
Le metteur en scène Claude Régy en 2007, chez lui, à Paris. Crédits : ERIC FEFERBERG - AFP

Dans le quatrième et dernier numéro de la série "Écrits de metteurs en scène", c'était le travail et les réflexions de Claude Régy qui était mis en lumière. Un choix que Louis-Do de Lencquesaing expliquait alors ainsi : "Je voulais le rencontrer, le connaître, parce qu'à 85 ans c'est le plus jeune de nos metteurs en scène", ajoutant que ses livres édités aux Solitaires intempestifs - les éditions créées en1992 par Jean-Luc Lagarce et François Berreur - "creusaient, une matière essentielle sur cet art qu'on appelait la mise en scène"

L'émission est illustrée de lectures de textes extraits de L'Etat d'incertitude et Au-delà des larmes (éditions Les Solitaires intempestifs) par Bulle Ogier, Valérie Dréville, Isabelle Huppert et Axel Bogousslavsky

Disparu dix ans plus tard, Claude Régy avait donc 85 ans en 2009, et l'on peut être effectivement frappé par la jeunesse de l'esprit et de la voix du grand homme de théâtre, qui, lui-même, lit certains de ses textes dans l'émission.

Claud Régy (extrait de Au-delà des larmes, page 135) :

Je m’étais plus ou moins préparé à faire ce métier, j'avais déjà déraillé un peu du jeu d'acteur au travail de mise en scène mais je n'avais encore rien fait quand le suicide de cet amant de 24 ans est survenu. 

Après un temps de solitude absolu, d'éloignement (...) j’ai basculé cette souffrance dans le travail, j’ai fait mon premier spectacle. S’investir dans une activité où on crée, si le mot n'est pas trop fort, peut-être que c’est une façon, oui, de compenser le deuil. (…) Travail : compensation du deuil général, du deuil du monde ou du deuil de soi.

  • Par Louis-Do de Lencquesaing
  • Réalisation : Jacques Taroni
  • Écrits de metteurs en scène - Claude Régy (1ère diffusion : 09/07/2009)
  • Indexation web : Documentation Sonore de Radio France
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