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Épisode 3 :

François Angelier : "On est avec Stephen King dans une sorte de polymorphie permanente du mal"

1h
À retrouver dans l'émission

1999 |"Mauvais genres" proposait en 1999, une "Spéciale Stephen King" dans laquelle les critiques Guy Astic, Laurent Bourdier, Martin-Pierre Baudry et son traducteur Jean-Daniel Brèque analysaient sa conception du mal, sa vision du rôle de l'écrivain, ses adaptations au cinéma et en bande-dessinée.

L'écrivain américain Stephen King en 2013.
L'écrivain américain Stephen King en 2013. Crédits : Brownie Harris GettyImages - Getty

Danse Macabre : c’est le titre, en Français dans le texte, que Stephen King choisit pour son essai paru pour la première fois aux Etats-Unis en 1981 et dans lequel il analysait les ressorts du genre fantastique et d’horreur en littérature, au cinéma, à la radio et à la télévision. 

"Nous nous réfugions dans des terreurs pour de faux afin d’éviter que les vraies ne nous terrassent, ne nous gèlent sur place, et ne nous empêchent de mener notre vie quotidienne", expliquait-il dans cet ouvrage reparu récemment chez Albin Michel, sous le titre Anatomie de l’horreur.  

Que feraient en effet les quelques 100 millions de lecteurs de Stephen King de par le monde, sans le soutien de ses romans ? En 1999, à l’occasion de la parution de son roman Sac d’Os, François Angelier consacrait une émission spéciale à celui dont l’écrivain américain Bret Easton Ellis dit qu’il "restera dans l’Histoire comme la seule pop star de la littérature américaine"»

Guy Astic, Laurent Bourdier, Jean-Daniel Brèque et Martin-Pierre Baudry y analysaient son œuvre et sa personnalité : sa conception du rôle de l'écrivain, comment il développe la figure du mal, son rapport à l'image et au cinéma et à la bande dessinée.  

Selon François Angelier : 

Stephen King est un écrivain très ancré dans la Nouvelle-Angleterre, l'héritier de ces gens hantés par le mal qu'étaient les brûleurs de sorcières de Salem. (…) Il a donné au mal dans ses romans des aspects très différents, il y a à la fois le double fictionnel dans 'La Part des ténèbres', il y a Randall Flagg, l'homme noir dans 'Le Fléau', et il y a le principe mauvais dans 'Ça'. On est avec Stephen King dans une sorte de polymorphie permanente du mal. On ne sait jamais d'où vient le mal et quel forme il va avoir.  

Pour Laurent Bordier : 

Je crois que King est avant tout un raconteur du mal quotidien, et du mal que peuvent se faire les 'petites gens'. Il utilise les petites villes du Maine parce que tout le monde s'y connait, la moindre petite faute des uns ou des autres, prend un retentissement complètement fou. 

Jean-Daniel Brèque : 

Stephen King, lorsqu’il disserte sur le fantastique dans 'Anatomie de l’horreur', distingue deux différentes sortes de mal, le mal intérieur, celui qui vient de la psychologie des personnages, des traumatismes de l'enfance, et le mal extérieur : la menace surnaturelle. Bien souvent dans son œuvre on trouve une dialectique entre les deux.  

  • Production : François Angelier  
  • Réalisation : Véronique Vila Mauvais genres - Spéciale Stephen King (1ère diffusion : 11/09/1999)
    Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

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