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PORTRAIT Mohamed EL KHATIB
Épisode 6 :

Mohamed El Khatib : "Maradona était notre idole, ce "petit gros" était un magicien avec des mains à la place des pieds"

33 min
À retrouver dans l'émission

Deuxième entretien avec le metteur en scène Mohamed El Khatib. Pour sa "Nuit rêvée", diffusée pour la première fois en 2018, il revenait sur son parcours, ses inspirations et son choix d'archives sur le zapatisme, le dramaturge Rodrigo Garcia ou encore la sociologie de Pierre Bourdieu...

Stadium de Mohamed El Khatib
Stadium de Mohamed El Khatib Crédits : éditeur : Solitaires Intempestifs

A l’origine des projets que Mohamed El Khatib écrit et met en scène, il y a presque toujours une rencontre. Avec une femme de ménage (Moi, Corinne Dadat), avec des supporters de foot (Stadium), avec un cinéaste (Conversation avec Alain Cavalier), avec deux comédiens qui ont vécu la perte d’un enfant (C’est la vie). Des spectacles en forme de "fictions documentaires", qui sont autant de manière de faire résonner écriture de l’intime et écriture théâtrale.

Les voix qu’il avait choisi de nous faire entendre dans sa "Nuit rêvée", diffusée pour la première fois en avril 2018, étaient celles de ceux qui nourrissent son travail : celle de Roland Barthes, du poète Mahmoud Darwich, d’Alain Cavalier racontant la genèse de son film Irène, un récit de deuil. Des archives également de Fernand Deligny, dans les écrits duquel il puise ; de Pierre Bourdieu, découvert pendant ses études en sociologie ; du metteur en scène Rodrigo Garcia, dans une lecture à Avignon en 2005 ; celle, enfin, du sous-commandant Marcos, un héros de jeunesse que l’on entendra dans une émission consacrée au zapatisme.  

Il se souvient de son admiration pour Maradona, quand, lors de la Coupe du Monde de 1986, il suit à la télévision le match qui oppose l'Argentine à l'Angleterre :

Maradona était notre idole à nous tous qui avions six ans, ce petit gros était un magicien qui avait des mains à la place des pieds, on voulait tous être Maradona.

Puis il évoque son spectacle Stadium qui a pour origine d'une part son amour du football (il a joué à un haut niveau) mais aussi son père, un amateur de football éclairé. C'est aussi un hommage aux supporters, ceux qui sont toujours là :

J'avais envie de rendre hommage à ceux qui sont toujours là, les joueurs passent d'un club à l'autre, les dirigeants de club viennent et puis s'en vont, mais les supporters eux sont toujours là, cela relève d'un amour inconditionnel. J'ai eu envie de dire que ceux qui font le sel d'un match de foot, ce sont les spectateurs, ceux à qui on ne pense jamais. La mixité dans les stades de foot est importante, malheureusement dans le théâtre on ne peut pas en dire autant. (...) Le sens de mon travail c'est de mettre en scène ce qui nous rapproche avec des gens qui nous sont totalement étrangers. 

Bibliographie :

  • Mohamed El Khatib, photographies de Yohanne Lamoulère, Stadium, Ed. Les Solitaires intempestifs, 2017 
  • Mohamed El Khatib, Pièce en 1 acte de décès, Ed. Les Solitaires intempestifs, 2014
  • Mohamed El Khatib, photographies de Marion Poussier, Corps de ballet, Filigranes Editions, 2014
  • Production : Mathilde Wagman
  • Réalisation : Virginie Mourthé 
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour 
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
  • La Nuit rêvée de Mohamed El Khatib - Entretien 2/3 (1ère diffusion : 08/04/2018)
Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de
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