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Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville de Paris, en novembre 2016.

Emmanuel Demarcy-Mota : "L’idée qu’une révolution commence par une chanson, c’est quand même une grande idée !"

28 min
À retrouver dans l'émission

La Nuit rêvée d’Emmanuel Demarcy-Mota : deuxième entretien de la nuit du directeur du théâtre de la Ville qui évoque son choix d'archives et le pays d'origine de ses parents, le Portugal. Entretien 2/4 par Albane Penaranda

Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville de Paris, en novembre 2016.
Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville de Paris, en novembre 2016. Crédits : Christophe Archambault - AFP

La Nuit rêvée d'Emmanuel Demarcy-Mota est théâtrale, on ne s'en étonnera pas. Alors que reprennent bientôt, à l'Espace Cardin/Théâtre de la Ville, les représentations de L'État de siège qu'il avait monté l'année dernière, c'est avec le théâtre d'Albert Camus que s'ouvre son programme. Camus, une déjà longue histoire pour Demarcy-Mota qui, encore lycéen, signait avec Caligula sa première mise en scène. C'est aussi une Nuit onirique, féérique et merveilleuse, avec Gaston Bachelard, Fellini, Bob Wilson et Lewis Carroll. On retrouve le théâtre, avec Luigi Pirandello et la lecture de Madame Frola et Monsieur Ponza, son gendre, l'une de ses Nouvelles pour une année, dont le conteur sicilien tira À chacun sa vérité. On va au Portugal avec Le livre de l'Intranquillité de Pessoa et les chansons de la Révolution des Œillets et, plus tard, faire un tour du côté du tennis, sport qu'Emmanuel Demarcy-Mota a beaucoup pratiqué avant d'être totalement happé par le théâtre ; normal, pour un enfant de la balle, né à l'art dramatique entre France et Portugal, d'un père metteur en scène et d'une mère comédienne.

Dans le sillage de sa famille saltimbanque, nourri depuis son plus jeune âge des aventures collectives des années soixante-dix, le directeur du Théâtre de la Ville dit avoir compris "que la fabrication du théâtre n'existait pas seulement dans l'institution mais dans des lieux divers : il n'y a pas un théâtre mais des théâtres". Mais comme tous ceux, enfants et aujourd'hui petits-enfants de Vilar, qui se sont vus confier la direction d'une institution ou d'une scène importante, Emmanuel Demarcy-Mota a cependant sur les épaules, un peu plus que d'autres sans doute, une part du présent de notre théâtre et donc un peu de son avenir. À la tête du Théâtre de la Ville depuis maintenant dix ans, il nous dit, au fil de cette Nuit, ce qu'ont été les convictions et les horizons qui ont orienté son action et l'idée qu'il se fait de sa mission. 

Dans ce deuxième entretien il évoque longuement l'histoire du Portugal. A l’écoute de Grândola Vila Morena de José Afonso, la chanson interdite diffusée sur les ondes de Radio Renascença le 25 avril 1974, il se réjouit : 

L’idée qu’une révolution commence par une chanson, c’est quand même une grande idée !

Le metteur en scène évoque longuement la vie intellectuelle au Portugal. Pays qu’il retrouve avec ses parents après la dictature de Salazar, au "moment où il y a un point de convergence, de connexion de tant d’artistes du monde qui se posent la question de la démocratie, de la liberté dans cette fin de XXème siècle".

Ecouter la 1ère partie de cet entretien, la 3ème, la 4ème.

  • Production : Albane Penaranda 
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour 
  • Indexation web : Documentation Sonore de Radio France
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