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Mélanie Thierry dans "La Douleur", d'Emmanuel Finkiel

Emmanuel Finkiel : "Le cinéma ne peut raconter que des moments de présent"

40 min
À retrouver dans l'émission

2018 |La Nuit rêvée d'Emmanuel Finkiel : dans ce premier entretien, le cinéaste évoque les archives qu'il a choisies, les souvenirs d’enfance d’Esther Gorintin, un conte d’Isaac Bashevis Singer, mais aussi les voix de Jean-Paul Sartre ou de Benny Lévy.

Mélanie Thierry dans "La Douleur", d'Emmanuel Finkiel
Mélanie Thierry dans "La Douleur", d'Emmanuel Finkiel Crédits : Les Films du Losange

Dans une nuit rêvée par Emmanuel Finkiel, on écoute les souvenirs d’enfance d’Esther Gorintin, un conte d’Isaac Bashevis Singer, les voix de Jean-Paul Sartre, de Benny Lévy et de Jacques Lacan, la musique de Gyorgy Ligeti, la poésie d’Henri Michaux, et pour finir une belle leçon de Jean Douchet sur le cinéma de Jean-Luc Godard. Après avoir travaillé pendant une quinzaine d’années comme assistant réalisateur auprès de Bertrand Tavernier, Krzysztof Kieslowski ou encore Jean-Luc Godard, Emmanuel Finkiel s’affirmait, dès ses deux premiers films, Madame Jacques sur la Croisette (1997) et Voyages (1999), comme l’un des cinéastes les plus singuliers de sa génération. 

A l’occasion de la sortie en salles de son dernier film, La douleur, une adaptation du roman de Marguerite Duras, il nous dit de quelle façon ces personnalités nourrissent son travail et son imaginaire.  Sur l'idée de porter ce texte à l'écran, il explique : 

L'envie date de longtemps. J'ai dû lire le texte pour la première fois quand j'avais 20 ans [...] c'est un texte, à 20 ans, qui m'avait saisi, mais je n'aurais jamais osé, à l'époque, l'adapter au cinéma, j'étais trop inhibé.

Emmanuel Finkiel évoque son choix d'archives pour la première partie de la nuit, sur Jean-Paul Sarte, il se souvient : 

Je n'ai pas fait d'études universitaires, je pense que cela a été une espèce de complexe, longtemps. Si bien que j'ai abordé toutes ces choses-là en autodidacte pur, et le premier que j'ai trouvé sur mon chemin, et finalement, je ne l'ai jamais quitté, c'est Jean-Paul Sartre. (...) Cette narration extrêmement subjective au ras des perceptions cela m'avait marqué ainsi qu'à propos d'interrogations que j'avais, y compris à propos du cinéma. Au fond il parlait beaucoup du présent et de la présence, et il me semblait que le présent était la grande affaire du cinéma. Le cinéma ne pouvait raconter que des moments de présent.  Qu'on les mette au présent dans la narration ou au passé ou au futur, ce sont en soi des moments de présent, par essence, que vous enregistrez.

Ecouter la 2ème partie de l'entretien, la dernière

  • Production : Mathilde Wagman 
  • Réalisation : Virginie Mourthé 
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour 
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France

Chroniques

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Les Nuits de France Culture

A voix nue - Esther Gorintin 1/5 : Une enfance à Sokulka, 1913 - 1933

Bibliographie

La Douleur

La DouleurPOL (réed.1993 Folio-Gallimard)

Intervenants
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