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Contes des chrysanthèmes tardifs,  de Kenji Mizoguchi  1939.
Épisode 1 :

"Le Japon qui voit apparaître le Kinétoscope sort à peine de la féodalité"

40 min
À retrouver dans l'émission

Premier entretien de la première "Nuit Cinéma japonais", Albane Penaranda propose un programme d'archives et reçoit Pascal-Alex Vincent, qui a dirigé l'édition du "Coffret L'Âge d'or du cinéma japonais 1935-1975", et Hervé Pichard pour l'exposition "L'Écran japonais, 60 ans de découvertes".

Contes des chrysanthèmes tardifs,  de Kenji Mizoguchi  1939.
Contes des chrysanthèmes tardifs, de Kenji Mizoguchi 1939. Crédits : 1939 -2015 © Shochiku Co., Ltd. DR

La Porte de l'enfer de Teinosuke Kinugasa en 1954, Kagemusha d'Akira Kurosawa en 80, Shōei Imamura par deux fois, avec La Ballade de Narayama en 83 et L’Anguille en 97… Plusieurs fois le cinéma japonais a été distingué de la suprême récompense du Festival de Cannes, et à de multiples reprises, avec Ichikawa, Teshigahara, Kobayashi, Kinugasa ou Oshima, il a figuré à son palmarès. À l'occasion de la 70ème édition du Festival, pour célébrer le septième art, France Culture propose deux Nuits consacrées au cinéma japonais.

Pascal-Alex Vincent, spécialiste du cinéma japonais, et Hervé Pichard, de la Cinémathèque Française, nous accompagnent dans cette première Nuit, qui sera une invitation à mieux connaître les premiers âges d'un cinéma dont l'essentiel du patrimoine d'avant 1945 fut détruit ou éparpillé par les catastrophes naturelles, les bombardements et les censures successives. Pascal-Alex Vincent, réalisateur, enseigne l'histoire du cinéma japonais à la Sorbonne Nouvelle et a dirigé l'édition du Coffret L'Âge d'or du cinéma japonais 1935-1975 chez Carlotta. Hervé Pichard, responsable des acquisitions et chef de projet des restaurations de films à la Cinémathèque Française, co-commissaire de l'exposition L'Écran japonais, 60 ans de découvertes.

Pascal-Alex Vincent raconte le cinéma des origines au Japon :

Le cinéma est arrivé au Japon très tôt, dès 1896. Les pionniers achètent leur matériel, le kinétoscope, à l'Institut Edison. […] Le cinéma primitif japonais a souvent une valeur documentaire, la fiction n’apparaîtra qu'en 1908. Au début ce sont des scènes de rue, des scènes de théâtre, hélas on a très peu de traces du cinéma des origines japonais.

Il explique le contexte historique :

En 1896, on est à peine 20 ans après le début de l'ère Meiji, c'est à dire le moment où le Japon s'est ouvert au reste du monde. Il a fallu attendre 1868 pour que Japon s'ouvre enfin au monde, c'est à dire qu'il commence à faire du commerce et à importer de la culture. Le Japon qui voit apparaître le kinétoscope et le cinématographe des Frères Lumière est un Japon qui découvre la modernité et qui sort à peine de la féodalité. Son cinéma vient du théâtre. Le premier réflexe des pionniers a été de filmer le théâtre Nô et le théâtre Kabuki.

Ecouter la seconde partie de l'entretien, et la dernière.

  • Production : Albane Penaranda
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
Chroniques
0H41
34 min
Les Nuits de France Culture
"Kenji Mizoguchi prolonge les mouvements de l'âme dans les mouvements du corps"
Intervenants
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