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Jean Gabin en 1949.

Quand Jean Gabin parlait du métier d'acteur

47 min
À retrouver dans l'émission

1962 |"Les cent actes divers" avec Jean Gabin en 1962, propose une thématique sur les personnages qu'il a interprétés à travers des extraits de films. Gabin parle de son métier, mais au téléphone, depuis un tournage à Cannes, sans doute, celui de "Mélodie en sous-sol".

Jean Gabin en 1949.
Jean Gabin en 1949. Crédits : via wikimedia publié dans le magazine Bolero.

En 1962, sur la Chaîne Parisienne, on saluait Jean Gabin dans une émission réunissant des extraits d'une dizaine de ses films, pour la plupart choisis dans sa filmographie d'après-guerre. De cette époque, on peut préférer l'écho de French Cancan, du Plaisir  et de Touchez pas au grisbi, à celui de films taillés sur la mesure la moins exigeante du talent de Gabin. Non sans raisons, on lui a souvent fait le reproche d'être devenu un notable installé dans le confort ronronnant d'une certaine tendance du cinéma français ; mais on ne croise pas un Renoir, un Grémillon, ni un jeune Carné ou un Duvivier tous les ans, et après Pépé le Moko, La Belle Équipe, Le Jour se lève et La Bête humaine qu'a-t-on encore à prouver en s'aventurant sur des terrains incertains ? 

Des risques sérieux, Jean Gabin en avait déjà pris en s'engageant à près de quarante ans dans les Forces Françaises Libres. Jean Moncorgé, le "plus vieux chef de char de la France Libre" y avait risqué sa vie jusqu'au bout de la guerre et la carrière d'une star qui, à son retour, sans étaler ses faits d'armes, un peu oubliée et les cheveux blancs, s'appliqua à reconquérir le public. Si aujourd'hui, amnésique, on rabâche les dialogues d'Audiard en ignorant Remorques, après tout, à qui la faute ? Un peuple a disparu qui a pour toujours le visage digne et chaleureux du Lieutenant Maréchal de La Grande Illusion

À la question "Quelle impression ressentez-vous quand vous revoyez des films très anciens de vous comme "Les Bas-fonds", "Quai des brumes" ou "Le Jour se lève" ?", Gabin répondait :

Quand je revois ces films, il m'arrive très rarement de les voir, des fois à la télévision j'en vois des bouts de temps en temps, ben c'est très bête j’ai l’impression de voir mon fils, comprenez-vous c'est tout, j’ai l’impression de voir mon fils, pour moi c’est tout à fait un autre personnage.

  • Par Jacqueline Adler et Roger Régent
  • Les cent actes divers - Jean Gabin 
  • 1ère diffusion : 19/11/1962 Chaîne Parisienne
  • Archive Ina-Radio France

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