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Nagra SNS spy recorder.

Yann Paranthoën : "L'expression radio est comparable à la peinture, je manipule les sons comme autant de couleurs"

30 min
À retrouver dans l'émission

Yann Paranthoën disait : "Je provoque un événement et je ramasse les sons", dans une série des "Chemins de la connaissance" consacrée à la recherche en radio, il expliquait les secrets de ses créations radiophoniques (1ère diffusion : 04/09/1987).

Nagra SNS spy recorder.
Nagra SNS spy recorder. Crédits : Hiendaudio, via wikimedia

Né en 1935 à l’Île Grande dans les Côtes du Nord, mort en février 2005, Yann Paranthoën est une figure de l’histoire de la création radiophonique. 

Entré par hasard - disait-il - à la radiodiffusion française en 1957, il y inventa une manière singulière de raconter le monde par des sons, en signant plusieurs dizaines d’émissions diffusés dans l’Atelier de création radiophonique ou dans les "Nuits magnétiques" de France Culture. 

Parmi elles : Questionnaire pour Lesconil, une journée passée dans un petit village du Finistère Sud, qui reçut le prix Italia en 1980 ; « On Nagra, il enregistrera », consacrée à l’histoire du célèbre enregistreur en 1987 ; Lulu, en 1988, le portrait de Lucienne Virgoulay, femme de ménage à la maison de la radio ; ou encore plusieurs émissions autour de l’univers des courses cyclistes, en particulier le Paris-Roubaix. 

En 1987, dans le cadre d’une série d’émissions consacrée aux essais et à la création radiophonique proposée par Emile Noël et Agathe Mella pour "Les chemins de la connaissance", Yann Paranthoën raconte comment il conçoit son métier - lui qui, fils d’un tailleur de pierre, aimait dire qu’il était un tailleur de sons : 

Pour moi l’approche de la radio est née avec le montage. Je suis arrivé à la radio en 1958, et c’était le tout début du montage. Partant du montage je me suis mis progressivement à fabriquer avec des sons, sans me reposer sur un autre support. Souvent on prend un texte ou une musique, on fait référence à quelque chose qui existe déjà, alors que moi, quand j’ai une émission à faire, je pars d’une envie.

Si j’ai envie de faire un travail sur le monde sonore d’une course cycliste, par exemple,  je me rends sur une course cycliste, il n’y a rien d’écrit, il n’y  a pas de script, cela correspond plus à une envie qu’à une idée. Donc je me rends sur le terrain, comme à Lesconil, un port de pêche, ou un terrain de chasse des Ardennes ou chez un poète (Georges Perros à Douarnenez )… J'aborde tous les thèmes de cette façon, je provoque un événement et je ramasse les sons. 

J'aime bien comparer l’expression radio à la peinture et la sculpture. Pour moi, la radio, c’est très proche du fonctionnement d’un peintre ou d’un sculpteur. C’est-à-dire que je manipule les sons comme autant de couleurs, c'est au-delà du sens. Bien sûr qu’il y a du sens qui apparaît dans le travail, mais je n’en tiens pas compte. Ce n’est pas abstrait, il y a une histoire, mais je fais confiance aux sons et aux éléments…

  • Production : Emile Noël et Agathe Mella 
  • Réalisation : Marie-France Nussbaum
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Les chemins de la connaissance - La recherche à la radio, les essais et la création 5/5 : Avec Yann Paranthoën - 1ère diffusion : 04/09/1987
  • Archive Ina-Radio France
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