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Les danseurs Laurent Hilaire et Sylvie Guillem à l'entrainement à la "Royal Ballet School" en Angleterre.

André S. Labarthe : "Filmer c’est une façon de voler, de cambrioler la réalité, lorsque j’étais à l’Opéra avec les danseurs j’avais ce sentiment-là"

19 min
À retrouver dans l'émission

1992 |Quel lien la danse moderne et le cinéma entretiennent-ils ? C'était le thème des "Chemins de la connaissance" en novembre 1992 avec la série en cinq parties : "L'être dansant - La tentation de l'image", diffusion du 4ème volet avec André S. Labarthe et Bernard Rémy.

Les danseurs Laurent Hilaire et Sylvie Guillem à l'entrainement à la "Royal Ballet School" en Angleterre.
Les danseurs Laurent Hilaire et Sylvie Guillem à l'entrainement à la "Royal Ballet School" en Angleterre. Crédits : Michael Ward/Getty Images - Getty

Quel lien la danse moderne et le cinéma entretiennent-ils ? Qu'est-ce qui relie l'un à l'autre ces deux moyens d'expression, nés à la même époque de l'émergence d'un corps nouveau, qui trouvait là à se libérer tout à la fois des contraintes des temps anciens et de celles des temps modernes ? 

En 1992, c'était autour de ces questions que Anita Castiel engageait la discussion, dans le quatrième volet d'une série des Chemins de la Connaissance sur le thème de "l'être dansant". 

Les invités de cette émission étaient Bernard Rémy, de la Cinémathèque de la Danse, et André S. Labarthe, auteur de plusieurs films sur la danse et les danseurs, notamment sur Carolyn Carlson, William Forsythe, John Neumeier, Patrick Dupont, Sylvie Guillem, ou encore sur la compagnie Sankai Juku du chorégraphe japonais Ushio Amagatsu.

Bernard Rémy : 

Danse moderne et cinéma naissent ensemble comme acte de résistance. Le corps devient lourd, il a poids, il y toute une esthétique liée à l’époque industrielle, le corps doit se mouvoir avec des machines, des leviers, des poulies. Contre cela il y a les poètes qui, eux, étaient des marcheurs… et le cinéma qui ouvre un mouvement.

André S. Labarthe :

Filmer c’est une façon de voler, de cambrioler la réalité, lorsque j’étais à l’Opéra (avec les danseurs) j’avais ce sentiment-là. C’est au moment où ce sentiment était le plus fort que j’étais le plus content, parce que c’est ça qui introduisait cette distance que je cherche avec la réalité. C'est-à-dire que s'il suffit de poser une caméra devant ce que je veux filmer pour l’avoir, je n’ai plus envie de filmer ça puisque qu’on me le donne. Moi j’ai envie de ce que l’on ne me donne pas.

  • Par Anita Castiel
  • Les chemins de la connaissance - L'être dansant, 4ème partie : La tentation de l'image (1ère diffusion : 26/11/1992)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

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Nuit André S. Labarthe - Entretien 3/3 avec Jean-Paul Fargier et Estelle Fredet
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