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Léon Blum, Maurice Thorez, 1936

La parole comme une arme : l'éloquence en politique racontée à travers des archives

1h
À retrouver dans l'émission

1997 |En 1997, Nicolas Bou conviait Nicolas Roussellier, Jean-Marie Cotteret et Patrick Brasart à retracer l'histoire de l'éloquence de la politique française dans l'émission "Lieux de mémoire", avec des archives de Charles de Gaulle, Léon Blum, Maurice Thorez, parmi d'autres.

Léon Blum, Maurice Thorez, 1936
Léon Blum, Maurice Thorez, 1936 Crédits : E.R.L. - Sipa

En 1997, Nicolas Bou conviait les universitaires Nicolas Roussellier, Jean-Marie Cotteret et Patrick Brasart à retracer l'histoire de l'éloquence de la politique française. Cette émission proposait des extraits d'archives permettant d'entendre les voix d'Edouard Herriot, Boris Vian, Maurice Thorez, Léon Blum, Paul Deschanel, Philippe Pétain, Paul Reynaud, ou encore Charles de Gaulle. Les propos des invités étaient émaillés de lectures de discours et de textes politiques de Mirabeau, Robespierre, Danton, Tocqueville, Victor Hugo...

La révolution française correspond à l'émergence d'un nouveau type de discours politique. "Avez-vous des orateurs sous le sceptre des rois ? demande Saint-Just. Non. Le silence règne autour des trônes." La parole est une arme. Son usage doit être un art susceptible de dire la grandeur du pays et d'inventer son destin. La France consacre le pouvoir de l'éloquence politique sur la nation. Elle sacralise le lieu où elle se concentre : la tribune. La mémoire retient le nom des grands orateurs, la trace de leurs discours, parfois le grain de leur voix et la fureur des débats houleux à l'Assemblée Nationale. A l'âge de la "communication", du "Marketing politique", le pouvoir de fascination de l'éloquence a-t-il disparu ? Début de réponse avec cette émission diffusée pour la première fois le 16 octobre 1997.

Nicolas Roussellier expliquait en quoi la Troisième République fût le parlement de l'éloquence et comparait la Troisième et la Cinquième République, celle-ci ayant de beaucoup perdu la nécessité de l'éloquence inhérente à la Troisième :

Si on est dans un système parlementaire où l'orateur qui monte à la tribune sait pertinemment (parce que les jeux sont faits avant les débats, dans les couloirs, dans les partis), que les jeux sont faits à l'avance, bien sûr il doit faire un discours ordonné et agréable pour la télévision, pour les comptes rendus dans la presse de la Cinquième République. Mais il n'est plus obligé de proposer et de développer la grande éloquence parlementaire de la Troisième République.

  • Production : Stéphane Bou  
  • Réalisation : Nathalie Triandafyllidès 
  • Lieux de mémoire - L'éloquence de la politique française (1ère diffusion : 16/10/1997)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
Intervenants
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Production
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