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Portrait de l'écrivain britannique Charles Dickens en 1860. Charles Dickens (1812-1870).
Épisode 9 :

Sylvère Monod : "La tentation de l’humour était la pente naturelle du génie de Charles Dickens"

29 min
À retrouver dans l'émission

En 1968, Sylvère Monod, le traducteur de Charles Dickens en français, présentait l'émission "Heure de culture française" consacrée à "L'humour de Dickens", elle était illustrée par de nombreuses lectures d’extraits d’œuvres de Dickens, telle "The Pickwick Papers".

Charles Dickens (1812 - 1870), photo prise vers 1860.
Charles Dickens (1812 - 1870), photo prise vers 1860. Crédits : Photo by London Stereoscopic Company/Hulton Archive/Getty Images - Getty

L’émission "Heure de culture française" proposait en 1968 une série sur "Les humoristes anglais" dont un volet était consacré à l’humour de Dickens. Sylvère Monod, le traducteur de Charles Dickens en français, avait préparé cette émission qu’il présentait et qui était illustrée par de nombreuses lectures d’extraits d’œuvres de Dickens, proposant des échantillons de son humour comme The Pickwick Papers et L’Ami commun ou encore Vie et aventures de Martin Chuzzlewit.

Sylvère Monod, professeur, traducteur et essayiste était un grand spécialiste de littérature anglaise. Reçu premier à l'agrégation d'anglais, il obtint son doctorat en 1952 avec une thèse consacrée à Charles Dickens. Ses traductions des œuvres de Charlotte Brontë, Joseph Conrad, , Walter Scott et William Shakespeare, outre celles de Charles Dickens, font encore autorité.

Il est vrai qu’il y eu dans la vie tendue et passionnée de Dickens des moments de douleur et de tragédie. Son triomphe qui est évident on peut l’attribuer à divers faits, à son art du récit, à sa connaissance de l’homme richesse poétique symbole, à son ardente et si moderne soif de justice sociale,  à sa virtuosité dans son maniement des mots. Pourtant la qualité du roman dickensien qui a le plus fait pour en assurer la pérennité c’est bien l’humour c’est par l’humour que Dickens surpasse et surclasse ses contemporains, comme Thackeray ou George Eliot. C’est par l’humour qu’il a égalé Shakespeare, c’est par l’humour en un mot qu’il emporté ses plus incontestables triomphes, alors même qu’il vivait ses plus authentiques tragédies...

Or l’humour dickensien me parait être fondé sur la générosité expansive de son être, sur le débordement prodigue de sa fantaisie, en un mot sur l’exubérance...Dickens lui-même en avait conscience, puisqu’il écrivit ceci à un ami : « Quand quelque chose me semble cocasse c’est plus fort que moi, je ne puis résister à la tentation de pousser ma gaieté à la bouffonnerie et d’en tirer des effets extravagants". 

  • Par Sylvère Monod
  • Heure de culture française - L'humour de Dickens (1ère diffusion : 11/12/1968)
  • Indexation web : Sandrine England pour la Documentation Sonore de Radio France
  • Archive-Ina Radio France
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