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Charles Dickens (1812 - 1870), photo prise vers 1860.
Épisode 8 :

Delphine Cadwallader : "Le Londres de Dickens qu'on appelait 'The Great Stink' (la grande puanteur) est un lieu de contagion, de contamination, de grandes épidémies"

31 min
À retrouver dans l'émission

L’opium, la figure du malade dans la littérature victorienne, comment la médecine a utilisé les écrits de Dickens, Londres au XIXème siècle, voici certains des thèmes de recherche de Delphine Cadwallader et d'Estelle Murail, les invitées du troisième entretien de la Nuit Dickens 2/2.

"Houseless and Hungry" gravure de Luke Fildes (1869).
"Houseless and Hungry" gravure de Luke Fildes (1869). Crédits : Bettmann / Contributeur - Getty

A l'occasion de cette deuxième Nuit consacrée à Charles Dickens, Philippe Garbit reçoit, pour le troisième entretien, deux chercheuses, Estelle Murail qui a écrit une thèse intitulée Espace et temps, flâneries dans Londres et Paris aux XIXème siècle et Delphine Cadwallader, qui a écrit une thèse intitulée L'Imaginaire de la pathologie. Discours médical et écrits romanesques chez Wilkie Collins et Charles Dickens

Delphine Cadwallader :

L’époque de Dickens à Londres c’était ce qu’on appelait 'The Great Stink' (la grande puanteur) c’était un siècle de contagion, de contamination, de grandes épidémies, de petite vérole, de choléra, c’était un endroit peu sécurisé dont pourtant Dickens se délectait. Il se délectait de ces figures de malades, de contagion, de miasmes, il les recherchait.

Elle s’intéresse à la figure du malade dans la littérature victorienne sous l’angle du discours et à ce que Dickens a pu apporter, ou ce qu’on lui a dérobé, en termes de structure narrative pour asseoir un discours, qui est devenu propagandiste, de la médecine clinique de l’époque. 

Les médecins ont repris à leur compte dans leur tableau clinique des descriptions de Dickens. Il voulaient asseoir la pratique clinique dans l’imaginaire des victoriens. Le corps existait comme un tout, un circuit, et précisément les médecins ont réussi à imposer un autre imaginaire du corps, un corps en morceaux.

Estelle Murail, maître de conférence en littérature victorienne, explique son intérêt pour l’étude de l’opium à l’époque victorienne. Sa porte d’entrée vers cette thématique a été Thomas de Quincey et ses Confessions d'un mangeur d'opium anglais

Ce qui m’intéresse c’est la puissance de l’imaginaire dickensien et à quel point il est venu effacer la réalité historique.

Elle évoque la scène d’ouverture d’Edwin Drood qui se déroule dans une fumerie d’opium dans les bas-fonds de Londres, on y trouve une ambiance de mystère et de violence sourde, le mal est associé à la fumée d’opium. Au XIXème siècle on prend de l’opium en tant que médicament, puis l’opium est interdit lorsqu'il est fumé, l’association entre fumerie d’opium et drogue apparaît. 

  • Par Philippe Garbit 
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration d'Hassane M'Béchour
  • Indexation web : Sandrine England pour la Documentation Sonore de Radio France
  • Nuit Dickens 2/2 - Entretien 3/4 avec Delphine Cadwallader et Estelle Murail (1ère diffusion : 27/12/2020)
Chroniques
5H04
32 min
Les Nuits de France Culture
Nuit Dickens 2/2 9/13 : "Le Magasin d'antiquités" d'après Charles Dickens
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