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Peinture de Johann Heinrich Fussli, (Henry Fuseli) "Le cauchemar, 1781-1782", exposition au Louvre en 2010.

Sarah Chiche : "Quand c’est une nécessité, quand c’est une question de vie ou de mort, je crois que l’analyse permet d’aller à l’os, au plus près de l’écriture"

39 min
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219 |Deuxième entretien de cette Nuit consacrée aux femmes et à la psychanalyse en compagnie de Catherine Millot et de Sarah Chiche. L’occasion pour nos invitées de revenir sur l’origine de leur vocation de psychanalyste et sur l’appel de l’écriture dans leur vie. Entretien 2/3 par Albane Penaranda.

Peinture de Johann Heinrich Fussli, (Henry Fuseli) "Le cauchemar, 1781-1782", exposition au Louvre en 2010.
Peinture de Johann Heinrich Fussli, (Henry Fuseli) "Le cauchemar, 1781-1782", exposition au Louvre en 2010. Crédits : Bertrand Langlois - AFP

Pour Catherine Millot  comme pour Sarah Chiche, l’appel de la psychanalyse est précoce. La première s’explique : 

C'est une idée qui m’est venue tout de suite à la lecture des 'Cinq psychanalyses' de Freud que j’ai lu quand j’avais 16 ou 17 ans. Ça a été un choc et même une lecture assez angoissante mais qui m’a tout de suite passionnée.

Elle passera par la philosophie qu’elle enseignera avant d’entamer une psychanalyse avec Jacques Lacan et d’exercer à son tour. 

Sarah Chiche consulte pour sa part un psychanalyste dès l’adolescence et se demande "puisque lui m’a tant aidé, pourquoi ne pourrais-je pas à mon tour transmettre à d’autres ce qui m’a été transmis ?" Sous la pression familiale, elle se dirige vers le journalisme mais quitte ce milieu pour se consacrer entièrement à l’écriture et la psychanalyse.  

L’écriture, chez Catherine Millot, "c’était un vieux rêve d’enfant", une  pratique très liée à son analyse. Sarah Chiche, lauréate du Prix de la Closerie des Lilas 2019 pour son roman Les enténébrés, commence elle à écrire fougueusement en sortant d’une séance de psychanalyse, une impulsion qui ne l’a plus lâchée. Certains de ses patients craignent que l’analyse ne tue leur créativité, à cela elle répond : 

Je crois que non, quand c’est une nécessité, quand c’est une question de vie ou de mort, je crois que l’analyse permet d’aller à l’os, au plus près de l’écriture.

  • Par Albane Penaranda 
  • Réalisation : Virginie Mourthé
  • Avec la collaboration de Hassane M'Béchour 
  • Indexation web : Odile Joëssel, Documentation Sonore de Radio France
  • Nuit - Les Femmes et la Psychanalyse 1/2 - Entretien 2/3 avec Sarah Chiche et Catherine Millot (1ère diffusion : 21/04/2019)

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