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Michel Piccoli
Épisode 10 :

Michel Piccoli : "Shakespeare est un farceur"

14 min
À retrouver dans l'émission

Dans cet extrait de l'émission "Avant-première" en 1988, Yvonne Taquet s'entretenait avec Luc Bondy, Bernard-Marie Koltès et Michel Piccoli à propos du "Conte d'hiver" de Shakespeare qu'ils allaient jouer au Théâtre des Amandiers de Nanterre.

Michel Piccoli, à Paris, en septembre 1991.
Michel Piccoli, à Paris, en septembre 1991. Crédits : Photo by Leonardo Cendamo/Getty Images - Getty

Le Conte d'hiver, de Shakespeare dans une traduction de Bernard-Marie Koltès était joué au Théâtre des Amandiers de Nanterre, en mars 1988. La mise scène était signée par Luc Bondy, avec Bulle Ogier, Roland Amstutz et Michel Piccoli

À cette occasion, l'émission "Avant-première" d'Yvonne Taquet diffusait un entretien, enregistré un mois plus tôt au Théâtre de Nanterre, qui réunissait Luc Bondy, Bernard-Marie Koltès et Michel Piccoli. 

C'était au sortir d'une longue journée de répétition et, au-delà de la fatigue, leurs paroles traduisaient, avec une certaine euphorie, la joie manifeste d'être réunis par la pièce de Shakespeare.

Luc Bondy définissait la pièce ainsi : 

Contrairement à des pièces plus connues de Shakespeare, qui sont, malgré leur complexité, résolues, 'Le Conte d’hiver' a une autre forme, elle fait partie des dernières pièces de Shakespeare. Elles ont des formes et des structures tout à fait différentes : elles n’ont ni une fin tragique, ni un happy end, elles ne sont ni tristes ni gaies, c’est encore autre chose. 

Elle commence comme une tragédie et, au milieu, elle est tout à coup une grande ballade et  puis ça devient encore autre chose, une histoire de résurrection. (...) Toutes ces formes font qu’elle est restée une pièce bâtarde qu’on admire et qu’on craint, car elle excessivement poétique.

Michel Piccoli :

C'est un conte en même temps extrêmement charnel, sensuel et, en même temps, imaginaire. C'est très concret grâce à Shakespeare et grâce à Koltès. On passe d’un délire de l'imaginaire à une chose tout à fait quotidienne et brutale. 

La pièce est ludique. Shakespeare, avec cette pièce, nous permet une liberté d’invention, de rire, de larme, de drôlerie, il nous fait partir dans des sphères sans fin. Comme Bondy est un farceur, que Shakespeare est un farceur, que Koltès n’est pas loin d’en être un et que moi, plus ça va plus j’aime en être un, on est un peu euphoriques. On ne devrait pas dire ça à un mois de jouer une pièce ! 

Bernard-Marie Koltès  propos de son travail de traducteur pour Le Conte d'hiver :

Shakespeare parle une langue limpide, ce n'est pas du tout une langue compliquée et maniérée, les métaphores sont très belles, très simples, mais les situations sont très compliquées, (...) il faut traduire moment par moment et après le courant vient tout seul, on n'a rien à faire. 

  • Par Yvonne Taquet 
  • Réalisation : Marie-Noëlle Barbarin
  • Extrait : Avant-première - "Le Conte d’hiver" de Shakespeare, mise en scène Luc Bondy (1ère diffusion : 09/03/1988)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
Chroniques
5H55
25 min
Les Nuits de France Culture
Michel Piccoli : "Avec 'La Maladie de la mort' de Marguerite Duras, Bob Wilson nous a donné, à Lucinda Childs et à moi, une liberté d’invention"

Bibliographie

Le conte d'hiver

Le conte d'hiverGallimard, 1997

Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
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