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Michel Piccoli
Épisode 11 :

Michel Piccoli : "Avec 'La Maladie de la mort' de Marguerite Duras, Bob Wilson nous a donné, à Lucinda Childs et à moi, une liberté d’invention"

25 min
À retrouver dans l'émission

Dans cet entretien avec Lucien Attoun, Michel Piccoli évoquait la personnalité de Marguerite Duras, sa complicité avec Bob Wilson, ses relations d’amitié avec Peter Brook ou Patrice Chéreau. Et présentait son premier long-métrage, réalisé à l'âge de 72 ans : "Alors, voilà".

"La maladie de la mort" de Marguerite Duras, mise en scène de Robert Wilson, avec Lucinda Childs et Michel Piccoli.
"La maladie de la mort" de Marguerite Duras, mise en scène de Robert Wilson, avec Lucinda Childs et Michel Piccoli. Crédits : MC93 Bobigny et Festival d'Automne 1997

Ce fut en 1991 que fut créée, à la Schaubühne de Berlin, dans une  traduction de Peter Handke, la mise en scène par Bob Wilson de La Maladie de la mort, l'adaptation du roman de Marguerite Duras. Une pièce  qu'il recréa à Lausanne en 1996, mais cette fois en français, avec Lucinda Childs et Michel Piccoli pour interprètes. 

En octobre 1997, alors qu'on donnait à Bobigny les dernières représentations de La Maladie de la mort avant que la pièce ne parte en tournée, Lucien Attoun recevait Michel Piccoli :

Marguerite Duras était tellement autoritaire, têtue mais en même temps extrêmement drôle et farceuse. C’était une femme de drôlerie et de chair aussi, ce n’était pas seulement comme on la décrit, hélas trop bêtement, cet écrivain qui écrit des choses compliquées (rire). Elle a attendu longtemps oui, mais en tout cas quand elle a rencontré Bob Wilson elle n’a pas attendu. 

Michel Piccoli, restait encore émerveillé de la complicité immédiate lors des répétitions avec Lucinda Childs et Bob Wilson "heureux de faire le spectacle avec des personnes nouvelles".

On a travaillé dix jours, j’étais très attentif, très joyeux de travailler avec lui et elle et ça s’est passé avec une complicité immédiate, mystérieuse.

Il nous a donné à Lucinda et à moi une liberté d’invention. Quand on lui proposait des choses il était extrêmement joyeux, il disait oui ou non. Avec un texte pareil on s’est amusé, parce qu’il y a de l’enfance chez Bob Wilson.

Michel Piccoli évoquait également son travail avec Peter Brook dans La Cerisaie, son accès d'humeur avec Patrice Chéreau et ses premiers rôles au théâtre.  

Avant de conclure ainsi : "Toute la grandeur du théâtre ne passe pas s’il n’y a pas amusement."

  • Par Lucien Attoun 
  • Réalisation Viviane Noël
  • Extrait : Profession spectateur - Michel Piccoli pour "La Maladie de la mort" de Marguerite Duras, Mise en scène Bob Wilson (1ère diffusion : 25/10/1997)
  • Indexation web :  Véronique Vecten, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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