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Michel Piccoli
Épisode 2 :

Michel Piccoli : "Tant que j’aurai la force de me faire entendre et d’articuler, je ferai du théâtre !"

42 min
À retrouver dans l'émission

En octobre 1969, Moussa Abadi recevait Michel Piccoli, qui jouait Alceste dans 'Le Misanthrope' mis en scène par Marcel Bluwal, en reprise au Théâtre de la Ville à Paris, après une tournée en province. L'occasion pour le comédien de retracer sa carrière au théâtre et au cinéma.

Michel Piccoli (Alceste) et Daniele Lebrun (Célimène) dans 'Le Misanthrope' au Théâtre de la Ville, mise en scène de Marcel Bluwal, 27 septembre 1969
Michel Piccoli (Alceste) et Daniele Lebrun (Célimène) dans 'Le Misanthrope' au Théâtre de la Ville, mise en scène de Marcel Bluwal, 27 septembre 1969 Crédits : Keystone-France/Gamma-Keystone - Getty

Dans cet entretien, Michel Piccoli, âgé de quarante quatre ans, revenait sur son parcours de plus vingt ans en tant que comédien de théâtre. Il avait alors déjà croisé la route d'Audiberti, Jean Vilar, Jean-Louis Barrault, Jean-Marie Serreau, Claude Régy et Peter Brook. 

A propos de la mise en scène du Misanthrope par Marcel Bluwal :

Marcel Bluwal a voulu démontrer les difficultés que les gens ont de vouloir sortir d’une société qu’ils n’approuvent pas. On lui a reproché d’actualiser un peu trop la pensée de Molière. 

Michel Piccoli se dit "persuadé que Molière était aussi trouble et angoissé qu’un auteur aujourd’hui."

Alceste est fou d’amour et il est fou d’isolement, fou de solitude.

A la question de Moussa Abadi sur les rôles qu'il aimerait incarner : 

Je rêverais peut-être de jouer 'Le Roi Lear'. J'ai vu Lawrence Olivier jouer le roi Lear et j’y pense encore ! Dans le répertoire classique français, j’aimerais beaucoup jouer Orgon, et non pas Tartuffe. (...) Je jouerais volontiers un jour 'Le Neveu de Rameau" et Dieu sait si (Pierre) Fresnay est irremplaçable !

Je trouve que le théâtre ça doit être une recherche, je crois que si c’est simplement un spectacle ça ne suffit pas.

Au cinéma, Michel Piccoli, après avoir tourné avec Yves Robert et Luis Bunuel, observait un tournant dans sa carrière avec Le Doulos de Jean-Pierre Melville et Le Mépris de Jean-Luc Godard.

J’avais changé, j’avais vieilli, j'avais mûri et j’avais aussi appris ce qu’était une caméra grâce à la télé. Parce que la caméra fait peur, la caméra fait très peur. 

S'il lui fallait choisir entre théâtre et cinéma ? Michel Piccoli n'hésite pas :

Le théâtre tout de suite ! Tant que j’aurai la force de me faire entendre et d’articuler, eh bien, je ferai du théâtre !

  • Par Moussa Abadi 
  • Entretien avec Michel Piccoli (1ère diffusion : 09/10/1969)
  • Indexation web : Véronique Vecten, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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