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Satyajit Ray, 1974
Épisode 3 :

Marie Percot : "Il y a une spécificité du cinéma de Satyajit Ray qu’on pourrait appeler une nostalgie, c’est un cinéma qui parle de la perte"

1h28
À retrouver dans l'émission

1994 |Marie Percot, Michel Ciment, Hubert Niogret et Charles Tesson analysaient l'œuvre cinématographique du cinéaste bengali Satyajit Ray dans un numéro des "Mardis du cinéma" proposé par Marie-Christine Navarro. Première diffusion le 26 avril 1994.

Photographie extraite de "La Trilogie d'Apu", du cinéaste Satyjiat Ray.
Photographie extraite de "La Trilogie d'Apu", du cinéaste Satyjiat Ray. Crédits : Films sans Frontières (www.films-sans-frontieres.fr/trilogiedapu/presse/)

En 1994, deux ans après la disparition de Satyajit Ray, les "Mardis du cinéma" se plongeaient dans l'œuvre du cinéaste bengali. Il aura fallu attendre la fin des années 70 pour que le public français découvre et s'intéresse, grâce à la télévision, à ce réalisateur dont les films, mal distribués, étaient principalement connus des professionnels et des cinéphiles les plus assidus des festivals. 

D'ailleurs, la critique elle-même aura longtemps pris d'un peu haut le cinéma de Satyajit Ray, même si André Bazin et quelques rares autres n'avaient pas manqué de noter, dès Pather Panchali en 1955, qu'un cinéaste digne du plus grand intérêt était né avec ce premier film.

Marie Percot, Michel Ciment, Hubert Niogret et Charles Tesson, au micro de Marie-Christine Navarro, éclairaient l'origine et les différents aspects de l'œuvre cinématographique de Satyajit Ray. Cette table ronde était illustrée de textes de Rabindranath Tagore lus par Frédérique Cantrel.

Marie Percot, ethnologue, expliquait certaines particularités de la société indienne : 

L'Inde hindouisme a le culte de l’image et de l’image de la personne en particulier. Dans toutes les maisons on retrouve les images des Dieux et celles des membres de la famille. (…) La reproduction de l’image de soi-même ou des autres est largement acceptée et répandue. 

Le culte des images : 

Il y a d’immenses affiches sur les murs à Bombay, on en voit même dans des petites bourgades elles peuvent mesurer jusqu'à 27 mètres de long. . (…) On retrouve dans le cinéma populaire ce côté criard, coloré et tape à l’œil, aussi bien dans les décors que dans costumes. 

La spécificité du cinéma bengali de Satyajit Ray : 

C’est au Bengale qu’il existe vraiment ce qu’on peut appeler un cinéma de création, il y a évidemment une spécificité bengalie qu’on pourrait appeler simplement une nostalgie, il y a quelque chose qui revient sans arrêt sur le passé, sur l’époque de la grande Renaissance du Bengale du XIXème siècle, c’est un cinéma qui parle énormément de la perte.

  • Par Marie-Christine Navarro 
  • Réalisation : Christine Berlamont
  • Mardis du cinéma - Satyajit Ray ou l'impossible réconciliation (1ère diffusion : 26/04/1994)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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