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Satyajit Ray, 1974
Épisode 7 :

"La Maison et le Monde" de Satyajit Ray, deux visages de l'indépendantisme indien

43 min
À retrouver dans l'émission

1985 |"La Maison et le Monde" de Satyajit Ray était considéré par certains comme le testament spirituel du cinéaste bengali. Adapté d'un roman de Rabindranath Tagore, ce film réalisé en 1984, était au programme de l'émission "Le cinéma des cinéastes" le 21 avril 1985.

Le réalisateur indien Satyajit Ray lors de la soirée d'ouverture du Festival de Cannes le 15 mai 1982.
Le réalisateur indien Satyajit Ray lors de la soirée d'ouverture du Festival de Cannes le 15 mai 1982. Crédits : Photo by Micheline PELLETIER/Gamma-Rapho via Getty Images - Getty

Très tôt Satyajit Ray a eu le projet de porter à l'écran Ghare Baire, (La Maison et le Monde) le roman de Rabindranath Tagore. Il en écrivit l'adaptation avant même de tourner Pather Panchali, son premier film, en 1955. Finalement, ce fut à la fin de sa vie de cinéaste, en 1984, qu'il acheva La Maison et le Monde.

L'histoire du film se situe au début du XXème siècle quand l'Empire Britannique joue au Bengale de l'antagonisme entre Hindous et Musulmans pour mieux régner. Deux visages de l'indépendantisme indien, le plus radical et le plus modéré, s'affrontent alors à travers les personnages de deux amis représentants de la classe bengalie aisée et cultivée. Un affrontement politique et moral d'autant plus complexe qu'il se joue au centre d'un triangle amoureux.

En 1985, les membres de la fine équipe du "Cinéma des cinéastes", Claude-Jean Philippe, Caroline Champetier et Pierre Donnadieu, partageaient leurs regards respectifs sur La Maison et le Monde

Pierre Donnadieu : 

Quand on rencontre Satyajit Ray, on a l'impression de rencontrer un prince indien.

Caroline Champetier :

Le renouveau bengali est une renaissance nationaliste en face d'une occupation étrangère mais en face de laquelle on a un rapport d'homme cultivé : on prend ce qui peut être de positif dans cette culture étrangère. 

Claude-Jean Philippe s'attache à analyser le motif du feu dans La Maison et le Monde

On peut aller plus loin en ce qui concerne la présence du feu, au début et à la fin du film. Tout le film est de cette couleur-là, rouge et orange. Il y a l'idée que le feu détruit mais que, en même temps, il purifie en éclairant. La noblesse du personnage de Nikhil, c'est aller à la rencontre de la lumière, même si cette lumière doit vous tuer. 

  • Par Claude-Jean Philippe
  • Avec Pierre Donnadieu et Caroline Champetier
  • Le Cinéma des cinéastes - "La Maison et le Monde" de Satyajit Ray (1ère diffusion : 21/04/1985)
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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