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Warda al Jazairia, "la rose algérienne", diva de la musique arabe (1939-2012).

Warda, "la rose algérienne" : "C’est à Paris que j’ai appris à aimer mon pays, qui est l’Algérie, et l’Egypte et la musique"

1h27
À retrouver dans l'émission

1984 |L'émission"Les Nuits magnétiques" proposait en 1984 un portrait de Warda Al-Jazairia, grande diva de la musique arabe. Un portrait intitulé "Un conte des mille et une nuits avec Warda l'Algérienne" (1ère diffusion : 20/11/1984).

Warda al Jazairia, "la rose algérienne", diva de la musique arabe (1939-2012).
Warda al Jazairia, "la rose algérienne", diva de la musique arabe (1939-2012).

Morte au Caire en 2012, Warda l'Algérienne, "la rose algérienne" était née à Paris en 1939 d'une mère libanaise et d'un père algérien. 

Elle restera comme l'une des grandes divas de la musique arabe, aux côtés de Oum Kalthoum et Fairuz. Immense star dans tout le monde arabe, vendant ses disques par dizaines de millions, tout au long d'une carrière qu'elle débuta alors qu'elle n'était qu'une enfant, elle chanta l'amour et incarna un rêve panarabiste qui ne l'aura jamais quittée. 

En 1984, dans les "Nuits Magnétiques", Daniel Caux rencontrait Warda al-Jazairia et interrogeait ses admirateurs dans le quartier de Belleville. 

Quelques années plus tard, dans les années 90, après une éclipse comme elle en connut plusieurs dans sa carrière, elle devait faire un retour en force et renouer avec le grand succès, en multipliant les tubes aux arrangements  plus modernes.  

Dans cette émission, illustrée par nombre de ses chansons, Warda se souvenait de son enfance à Paris, où sa famille tenait un cabaret oriental très en vue, dans le Quartier Latin, "Le Tam-Tam" :

Je suis repassée devant mon école c’était rue Saint Jacques, là j’ai pleuré un peu tout de même, c’est là-bas où j’ai grandi. C’est très drôle car c’est à Paris que j’ai appris à aimer mon pays, qui est l’Algérie, et l’Egypte et la musique et le monde arabe.

Mais les événements liés à la guerre d'Algérie viennent troubler la jeunesse de Warda. En effet, "Le Tam-Tam" est lié au siège du MTLD, le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, le parti politique pour l'indépendance de l'Algérie. Le cabaret était mitoyen avec le siège du MTLD, il est sous la surveillance de la police. Warda qui est adolescente doit alors s'exiler au Liban avec une partie de sa famille. 

A dix-huit ans, c'est en Égypte sur les traces d'Oum Kalsoum que sa carrière commence réellement à décoller d'abord au cinéma puis sur scène. Cependant l’indépendance de l’Algérie lui fait quitter L’Égypte en 1962. Elle s'arrêtera de chanter durant neuf ans à la demande de son mari, puis reprendra sa carrière en Égypte après son divorce. 

  • Production : Daniel Caux 
  • Réalisation : Bruno Sourcis
  • Nuits magnétiques - Un conte des mille et une nuits avec Warda l'Algérienne
  • 1ère diffusion : 20/11/1984
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France

Chroniques

4H54
5 min

Les Nuits de France Culture

Jacqueline Caux : "Les musiques arabes sont toujours très diverses du raï au chaâbi-électro-pop, en passant par le rap"
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