LE DIRECT
Gustave Le Gray (Français, 1820–1884). La Grande Vague, Sète, 1857. Albumen silver print from glass negative, 33.7 x 41.4 cm.

La classe intemporelle du collège de Sète racontée par Jean Vilar, Georges Brassens et Maurice Clavel...

56 min
À retrouver dans l'émission

1957 |Dans un site paradisiaque le collège de Sète rappelle à ses anciens élèves, Jean Vilar, Maurice Clavel et Georges Brassens, quantité de souvenirs et d'anecdotes. Nous sommes en mai 1957 dans l'émission "Potaches et labadens ou la classe intemporelle - Le Collège de Sète".

Gustave Le Gray (Français, 1820–1884). La Grande Vague, Sète, 1857. Albumen silver print from glass negative, 33.7 x 41.4 cm.
Gustave Le Gray (Français, 1820–1884). La Grande Vague, Sète, 1857. Albumen silver print from glass negative, 33.7 x 41.4 cm. Crédits : Gustave Le Gray [Public domain], via Wikimedia Commons, The metropolitan Museum.

Situé entre pins et oliviers, dans un site paradisiaque, le collège de Sète rappelait à ses anciens élèves, Jean Vilar, Maurice Clavel, Georges Brassens et Pierre-Jean Vaillard une quantité de souvenirs et d'anecdotes. 

Dans cette émission, "La Classe intemporelle", Jean-Louis Bory tenait le rôle du professeur et, tour à tour, il interrogeait d’anciens collégiens qui racontaient leurs souvenirs de ce lieu avec vue sur la mer, "une sorte de maison de plaisance en dehors de la ville".

Le passage de Paul Valéry au collège, était évoqué par Jean Vilar qui lisait des extraits du poème Le Cimetière marin. Puis Jean Vilar, dont le père tenait la bonneterie de la ville, racontait ses propres souvenirs de Sète et du collège :

Mon père ouvre encore sa boutique tous les jours, il a 87 ans. Dès l’âge de 6 ans mon père m’a appris tous les jours, de midi à une heure, le violon.

Concernant le collège il expliquait avec précision :

Je n’étais pas un fort en thème, ni un cancre, je n’ai pas été le premier, ni le dernier (…) Je me situais entre le 6ème et le 12ème, j’ai fait une brillante 6ème… puis à partir de la 5ème je me suis laissé aller. (…) J’ai fait assez rapidement des études parallèles au collège, dans la bibliothèque de mon père. Il l’avait montée avec ses modestes moyens mais elle contenait les ouvrages de Victor Hugo, Emile Zola, Musset, tout La Fontaine, Boccace, etc. 

Puis c’est le fils du pharmacien qui prenait la parole, plus connu sous le nom de Maurice Clavel, il expliquait :

J’étais très fort scolairement. Mais j’étais un assez atroce jeune cuistre (…) je me souviens de mon premier éveil au français avec un prof extraordinaire qui nous a parlé de l’art grec.  

Puis sa montée à Paris pour le concours général : « Vous ne pouvez pas savoir ce que c’est pour un collégien de Sète de se présenter au concours général à Paris … »

L’émission se terminait avec Georges Brassens, le plus célèbre des collégiens de Sète, sans doute, qui y fut élève de 1928 à 1939.

A l’évocation du cimetière marin, qui sera, plus tard, cité dans sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète, il expliquait :

A ce moment-là je ne savais pas qu’il existait le cimetière marin. Il était le cimetière des riches, et comme j’étais pauvre… 

Il se souvenait d’un professeur, qui, plus tard, l’aidera à corriger certaines chansons : "c’était le prof de français, Bonnafé, toujours en retard, un professeur insolite".

Avec Jean Vilar, Georges Brassens, Pierre-Jean Vaillard, Paul Durand, Maurice Clavel et Jean-Louis Bory.

  • Production : Jean Forest et Emmanuel Robert
  • Réalisation : Jean-Wilfrid Garrett
  • "Potaches et labadens ou la classe intemporelle - Le Collège de Sète", 1ère diffusion le 05/05/1957.
  • Archive Ina-Radio France
  • Indexation web : Sandrine England, Documentation sonore de Radio France
Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......