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Sur les Docks - Voyage en Corée du sud : Quelle identité coréenne ? (1ère diffusion : 14/12/2009)

55 min
À retrouver dans l'émission

Par Thierry Garcin - Réalisation Daniel Finot

On parle habituellement de "la Corée", ce qui est vrai et faux. En fait, on se réfère alors à la Corée du Sud, l'un des quatre "dragons" asiatiques des années 60 (avec Taïwan, Hong-Kong et Singapour). Cette Corée est même devenue une puissance économique émergente.

Or, la Corée du Sud n'est que la moitié d'un peuple. La guerre de 1950-1953, permise par les Nations Unies, fut à la fois une guerre civile (plus d'un million de morts, certains experts affirment un million et demi) et une guerre internationale due à l'antagonisme Est-Ouest naissant.

Depuis, "les Corée" paient un lourd tribut. S'il y a eu un pays otage des rapports Est-Ouest - bien plus que les deux Allemagne -, c'est bien la Corée. Raison de plus pour s'y intéresser et essayer d'en comprendre l'identité : il faut toujours apprendre d'un grand peuple dévasté par l'histoire qui est parvenu à se redresser. D'autant plus que les voisins majeurs ont souvent cherché à le dominer : la matrice est chinoise, mais la botte a bien été japonaise. De 1910 à 1945, la Corée a vécu sous le joug insupportable de Tokyo. Ces remarques apparemment négatives renvoient à une autre réalité : la Corée est "une", malgré le naufrage du Nord, enfermé dans la nuit d'une idéologie à laquelle personne ne croit, encore moins sans doute le régime kleptocrate de Pyongyang.

Huit jours en Corée du Sud ne peuvent permettre d'appréhender la destinée d'un peuple. Néanmoins, deux aspects ont été dégagés.

Première partie : Quelle identité coréenne ?

Ce qu'on appelle en Europe l'identité renvoie immanquablement à la nation. C'est-à-dire à la naissance, puisque c'est l'étymologie du terme. Les Coréens sont d'abord coréens, comme les Français sont français. Compte tenu de la partition imposée du pays (imposée par les puissances extérieures et par la logique des rapports Est-Ouest), ils ont toute raison de vouloir prendre leur revanche sur une situation artificielle, subie depuis cinquante-six ans. Les Coréens, comme tout autre peuple, souffrent de clichés, qui ont leur part de vérité mais aussi de caricature : disciplinés et segmentés par des relations claniques, sociales, hiérarchiques (importance de l'âge entre individus...).

Les choses ne sont pas si simples. De fait, en Corée du Sud, comment compose-t-on et réconcilie-t-on les trois identités constitutives de la Corée : l'identité sud-coréenne, l'identité nord-coréenne et l'identité coréenne dans son ensemble ? Il faut noter que sur ce point, les Coréens -aussi bien dans les conversations courantes que devant le micro - sont d'une réserve certaine. Ce que l'on peut comprendre. Il faudra parfois lire entre les lignes, écouter entre les mots.

Avec : Kelly Barber, professeur à l'Alliance française ; Elisabeth Chabanol, directrice de l'École française d'Extrême-Orient à Séoul (université Korio) ; Sébastien Falletti, correspondant à Séoul du Figaro et du Point ; Joëlle Girardin, professeur à l'Alliance française ; Kim Min-Chaï, étudiante coréenne à l'Alliance française ; Lee Rulee, étudiante coréenne à l'Alliance française ; Moon Siyeun, professeur à l'université Sookmyung ; Marc Sarrazin, directeur des cours de l'Alliance française à Séoul, délégué général de l'Alliance française en Corée ; Bernard Senécal, jésuite, professeur à l'université de Sogang ; Seol Yong-Soo, vice-président du Conseil coréen pour l'éducation à l'unification ; Jérôme Stubert, directeur des opérations du groupe Accor en Corée.

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