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Luc Fraisse
Épisode 4 :

Francis Ambrière : "Oui pour plusieurs Prix littéraires, mais pas une infinité de Prix car ils se détruiront les uns les autres"

19 min
À retrouver dans l'émission

1946 |Le 30 novembre 1946, le journaliste Paul Peronnet faisait l’inventaire des Prix littéraires : Prix Femina, Goncourt, Théophraste Renaudot, Interallié, Quai des Orfèvres. Abondance, prolifération, inflation de Prix littéraires : mais qu’en pensent les écrivains eux-mêmes ? Les avis sont partagés.

L'écrivain français Paul Guth (1910-1997) à Deauville (Normandie, France)
L'écrivain français Paul Guth (1910-1997) à Deauville (Normandie, France) Crédits : Roland Godefroy (juin 1991)

En novembre 1946,  le journaliste Paul Peronnet demandait aux écrivains Francis Ambrière, Marcel Arland, Paul Guth, Jean Jacques Gautier et Robert Kemp, leur avis éclairé sur la prolifération des prix littéraires. 

Robert Kemp, écrivain et critique littéraire : 

Lorsqu’on demande à un écrivain de faire partie du jury d’un prix littéraire, il me semble impossible qu’il refuse d’être le donateur d’une somme importante à de jeunes écrivains et qu’il refuse aussi de prêter à ceux qu’il préfère un certain appui et qu’il les défende devant d’autres confrères.

Francis Ambrière, écrivain et journaliste, lauréat du Prix Goncourt en 1940 et membre du jury du Prix Théophraste Renaudot affirme : "Oui, plusieurs Prix, mais pas une infinité de Prix"  car selon lui "les Prix se détruiront les uns les autres."

L’écrivain rappelle le montant de la dotation pour le Prix Goncourt, 5 000 francs au début du siècle :

Le plus vieux de tous, le Prix Goncourt n’était pas destiné du tout à la publicité. Il était destiné très modestement et très efficacement à donner de quoi vivre à un écrivain pendant quelque temps pour qu’il pût consacrer ses loisirs et la totalité de ses forces à la littérature.

L'écrivain Paul Guth argumente avec humour :

On nous dit : faites-nous de beaux bébés. Et bien, ces beaux bébés-là deviennent chauffeurs de locomotive, commis-voyageurs, mais aussi écrivains. Tout le monde écrit. De plus en plus de gens écrivent, il faut donc récompenser plus de gens. 

  • Par Paul Perronnet 
  • Avec Francis Ambrière, Paul Guth, Robert Kemp, Jean-Jacques Gautier et Marcel Arland
  • Tribune de Paris - Les prix littéraires (1ère diffusion : 30/11/1946 Chaîne Nationale)
  • Indexation web :  Véronique Vecten, Documentation Sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France

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