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La Maison Gainsbourg rue Verneuil à Paris et son mur investi régulièrement par les artistes. Juin 2018
Épisode 3 :

Serge Gainsbourg : "Je ne lis pas beaucoup, je relis plutôt, mais 'Lolita' je l’ai pris en pleine gueule"

1h
À retrouver dans l'émission

"La voix" c'était le titre du 3ème temps d''Une journée avec Serge Gainsbourg' au micro de Noël Simsolo. Il était question de chant, de l'importance du murmure dans les chansons et au cinéma, des albums "Cannabis" (B.O du film éponyme), "Melody Nelson", de Nabokov et "Lolita", et de Brigitte Bardot.

La Maison Gainsbourg rue Verneuil à Paris et son mur investi régulièrement par les artistes. Juin 2018
La Maison Gainsbourg rue Verneuil à Paris et son mur investi régulièrement par les artistes. Juin 2018 Crédits : Stéphane Milhomme - Radio France

Des voix, Serge Gainsbourg en a eu de différentes au cours de sa carrière de chanteur et, comme on l'entendra ici, avec le recul, il ne les aimait pas toutes. Dans cette émission, il parle de sa technique d'interprète devant un micro, du travail sur la prise de son, le mixage. Il parle du chant, du murmure dans ses chansons : 

Durant quelques secondes il chantonne l'air de Cannabis et explique : 

Sur 'Cannabis' je ne pouvais pas lutter contre douze guitares électriques, c’était une faute d’orchestration, alors je me suis dit autant murmurer. (...) L'important c'est d'être reconnu. Je peux dire ‘merde’, on sait que je suis Gainsbourg, une syllabe suffit.   

Il revient également sur l'écriture de Melody Nelson, une sorte de "manifeste du murmure"

Pour 'Melody Nelson', j’en avais marre de faire titre après titre, je voulais faire un concept album. 

Dans cet entretien Gainsbourg parle des poètes qu'il a mis en musique, Musset, Baudelaire, et lit Nabokov, un extrait de Lolita au son du piano d'Art Tatum :

Je ne lis pas beaucoup, je relis plutôt, mais 'Lolita' je l’ai pris en pleine gueule. 'Lolita', Vladimir Nabokov... c’est un poème que je voulais mettre en musique parce que je trouvais que c’était tellement moderne par sa forme.

Il évoque également la voix au cinéma. On entend celles de Jean Gabin et Jules Berry dans Le Jour se lève : "Jean Gabin chuchotait, c’était moderne, c’était juste. Si on joue trop fort, on joue faux".

Troisième temps, "Une Journée avec Serge Gainsbourg : La voix", le musicien se livre au micro de Noël Simsolo. 

  • Par Noël Simsolo
  • Une journée avec Serge Gainsbourg 3/4 : La voix - 1ère diffusion : 03/11/1982
  • Indexation web : Documentation sonore de Radio France
  • Archive Ina-Radio France
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