LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Portrait du philosophe politique italien Antonio Gramsci (1891-1937)

Une vie, une oeuvre - Antonio Gramsci, penseur de l'échec (1ère diffusion : 22/01/1987)

1h29
À retrouver dans l'émission

Portrait du philosophe politique italien Antonio Gramsci (1891-1937). Militant socialiste, puis journaliste, cofondateur du Parti communiste italien et député, il a renouvelé la théorie marxiste.

Portrait du philosophe politique italien Antonio Gramsci (1891-1937)
Portrait du philosophe politique italien Antonio Gramsci (1891-1937) Crédits : Fototeca Storica Nazionale. - Getty

A travers des interviews et la relecture notamment de ses "Lettres" et de ses "Cahiers de prison", cette émission proposée par Francesca Piolot retrace la vie et l’œuvre d’Antonio Gramsci, mort à 46 ans. 

Dans les années 1920, Antonio Gramsci est l’un des théoriciens du mouvement des conseils ouvriers. Il a tenté une traduction de l’expérience soviétique à partir d’une démocratie qu’il a d’abord appelé "ouvrière" puis plus tard "organique". Mais avec l’arrivée au pouvoir de Mussolini en 1922, il se trouve, comme tous les communistes, dans une situation dramatique. Élu député en 1924, il sera arrêté par la police fasciste en 1926. "Alors que son projet était de retraduire une situation révolutionnaire, il est devenu le penseur de l’échec de la révolution", selon la philosophe Christine Buci-Glucksmann.    

Robert Paris, poète et chercheur à l’EHESS, apprécie davantage le Gramsci des jeunes années, celui qui pratiquait un marxisme ouvert et romantique. Nommé à la tête du Parti communiste italien en 1923, le penseur tourne le dos à sa conception du conseil ouvrier : il est chargé de bolchéviser et d’aligner le PCI sur les positions de l’Internationale communiste.    

Antonio Gramsci a essayé tout au long de sa vie de conjuguer son travail théorique et son militantisme. Alors qu’il était un jeune journaliste et l’un des animateurs de la revue "L'Ordine nuovo", Gramsci voit dans la presse un outil d’information mais surtout un outil pédagogique qu’il faut utiliser pour former les masses ouvrières. Il n’y a pas de césure entre les intellectuels et le peuple. L’ancien sénateur Hugues Portelli explique que pour Gramsci, "tout membre d’un parti est un intellectuel chargé d’un dialogue permanent avec ceux qu’il représente". Cette idée est notamment formulée dans ses "Cahiers de prison".    

C’est ce qui explique que Gramsci s’intéresse à l’histoire comme à la littérature lorsqu’il élabore sa théorie marxiste. Tout était politique pour l’intellectuel, selon le traducteur Paolo Fulchignoni. La culture y compris puisqu’elle peut avoir une influence sur le fonctionnement social et sur l’économie en général.

Antonio Gramsci, qui avait une santé fragile, décéda le 27 avril 1937, après avoir passé les onze dernières années de sa vie dans les geôles fascistes.   

  • Par Francesca Piolot 
  • Réalisation : Jean-Claude Loiseau
  • Avec Christine Buci-Glucksmann (philosophe), Paolo Fulchignoni (traducteur), Robert Paris (poète, chercheur et enseignant à l'EHESS) et Hugues Portelli (homme politique) 
  • Lectures : Jean-Louis Jacopin, Jean Bollery et Armelle Paranthoën
  • "Une vie, une œuvre - Antonio Gramsci, penseur de l'échec"
  • France Culture
  • 1ère diffusion : 22/01/1987
Chroniques
1H31
59 min
Les Nuits de France Culture
La maison des Babayagas : vivre libres et vieilles
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......