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Kurt Cobain le 18 novembre 1993

Une comète nommée Kurt Cobain

1h
À retrouver dans l'émission

75 millions d’albums vendus dans le monde et un suicide à 27 ans. Voilà le grand écart qui résume la vie de Kurt Cobain, chanteur et guitariste du groupe Nirvana, et dont l’existence a été faite de paradoxes et de tiraillements.

Kurt Cobain le 18 novembre 1993
Kurt Cobain le 18 novembre 1993 Crédits : Hulton Archive - Getty

De son enfance à Aberdeen, la ville la plus pluvieuse des Etats-Unis, jusqu’à son suicide à Seattle en 1994, kurt Cobain est ancré dans l’Amérique middle-class des années 80 et 90 (celle de George Bush et de MTV). Sa trajectoire a été une succession de déconvenues personnelles, artistiques et physiques, même si l’addiction à l’héroïne, qu’il prend pour la première fois afin de calmer ses douleurs récurrentes à l’estomac, rend sa personnalité moins lisible. Son histoire d’amour avec Courtney Love, personnage trash du rock américain, fait de lui un père de famille. Elle lui offre un havre de paix mais devient aussi un point de crispation pour ses fans, son entourage et finalement pour lui-même.

L’obsession de la musique

Le credo du punk-rock selon lequel il s’est promis de vivre, son admiration sans borne pour le bluesman Leadbelly, sa recherche permanente des mélodies : toute sa vie est marquée par l’obsession de la musique et tournée vers la création d’une œuvre personnelle, radicale et torturée qui est marquée par l’obsession de la « pop ». Sa fascination pour le punk et son rejet systématique de la culture de masse, dont il sera pourtant un acteur principal, servent de sous-bassement aux combats politiques qui lui tiendront à cœur : le féminisme et la lutte contre le viol, le contrôle des armes, la cause homosexuelle.

Un rapport ambigu au succès

Pour comprendre Kurt Cobain, il faut aussi se pencher sur son rapport ambigu au succès. Enfant, il se rêve en rock-star. Devenu rock-star, il rejette l’industrie du disque et finit même par détester l’album Nervermind qui lui a permis d’accéder à ce statut en 1991. Son parcours dessine le portrait d’un être ultrasensible sur scène, dans ses textes, ses amitiés ou son appréhension du public, et d’un paradoxe vivant, qui rêve d’un destin illustre mais n’est pas taillé pour la célébrité.

Reste son œuvre : trois albums, deux albums live, une compilation et des carnets couverts de textes et de dessins, laissent la trace brûlante d’un jeune artiste mal dans sa peau, fer de lance du mouvement grunge, devenu une icône générationnelle puis un classique de la musique populaire et une vache à lait pour les maisons de disques.

La haine, le désespoir, la mort, la fragilité, le viol, les viscères et la douleur sont les thèmes récurrents de ses chansons, de ses carnets intimes et de ses nombreux dessins. Ils sont la manifestation d’un besoin irrépressible de créer et posent en filigrane une question : quel était ce feu que Kurt Cobain cherchait à apprivoiser ?

  • Par Tanguy Blum
  • Réalisation : Somany Na
  • Lectures du Journal de Kurt Cobain par Elya Birman
  • Lecture de sa lettre de suicide par Caroline Ducey
  • Une vie   une oeuvre - Kurt Cobain (1ère diffusion : 16/09/2017)
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