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Mythologie de poche de la radio # 12 - José Artur

50 min

José Artur sur la scène du Quartz, à Brest, le 4 décembre 09
José Artur sur la scène du Quartz, à Brest, le 4 décembre 09
José Artur sur la scène du Quartz, à Brest, le 4 décembre 09 © Longueur d'ondes En direct (et en public!) du Festival Longueur d'ondes, à Brest. Avec **José Artur** , ancien producteur du Pop Club, sur France Inter. **José Artur, parlons de lui...** Intéressons-nous d'abord à la partie émergée de l'iceberg José Artur. Il est l'homme du Pop Club, évidemment. L'homme des soirs et des nuits de France Inter, ces moments où la radio prend toute sa place, où les voix prennent tout l'espace. A son micro se sont succédés à partir de 1965 les comédiens, les chanteurs, les auteurs, les peintres, les cinéastes qui ont fait la vie artistique et culturelle. Face à eux, ils trouvaient un intervieweur pas dupe, bavard, volontiers ironique, qui savait présenter Rostropovitch à Yvette Horner, Maurice Chevalier à Duke Ellington, Dali à Hugues Aufray. « J'agressais, en jouant du contre-pied comme d'une arme, pour sortir mes invités de leurs appréhensions, obtenir des ripostes 'naturelles' et faire oublier le micro », écrit-il dans son nouveau livre, *Au plaisir des autres* (éd. Michel Lafont). A la radio, José Artur a inventé son métier : celui de l'observateur léger et concerné à la fois, des choses des arts et du spectacle. Un peu du Tout-Paris chez tout un chacun, et un ton souvent amusé pour nous faire comprendre, à nous auditeurs, que tout cela changera sans doute demain. Ainsi passe la gloire du monde, alors faisons comme si, en attendant le petit jour. « J'ai toujours cru que pour réussir dans le monde, il fallait avoir l'air fou et être sage » : voilà une citation de Montesquieu, reprise par José Artur. Son élégance est décrite là, sans doute. Sous l'habileté de l'intervieweur, la légèreté des citations*, il y a l'art de l'homme de radio, grand improvisateur, qui laisse la gravité aux autres sans l'oublier... José Artur ne s'est pas limité au Pop Club. Comme si le trac, qui le paralysait dans sa vie de comédien et lui avait fait abandonner le théâtre, s'était retourné pendant plus de 40 ans de vie radiophonique pour donner naissance à des émissions intitulées *Flirtissimo* , *Les Ardugos* , *Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous* , *A qui ai-je l'honneur* , *C'est pas dramatique* ... « Parlons de moi, y a que ça qui m'intéresse », dit-il dans le titre d'un (autre) livre de souvenirs, le sourire en coin. Ca tombe bien, nous aussi ça nous intéresse ! Ce soir, faisons-lui plaisir pendant deux heures. Parlons de José Artur, et écoutons-le d'hier et d'aujourd'hui. *« J'adore les citations, surtout ceux des autres », dit José Artur. Il a lui-même commis quelques mots d'esprit, dont un des plus fameux : « J'ai arrêté d'envoyer des vêtements à l'Abbé Pierre, il ne les met jamais ». ![](/sites/all/modules/rf/rf_ressource_son/mini_player.png) - Thomas Baumgartner : production - Véronik Lamendour : réalisation
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