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Henri GERVEX (1852-1929), Naissance de Vénus, 1907, huile sur toile, 160,5 x 200 cm. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.

Annette Haudiquet et Denis-Michel Boëll - Expo "Né(e)s de l’écume et des rêves" / Accroissement des inégalités / Crise au Yémen / Le cap Bon, terre d'asile

59 min
À retrouver dans l'émission

A. Haudiquet et D.-M. Boëll vous parlent de l’exposition "Né(e)s de l’écume et des rêves", et Linda al Obahi de la crise humanitaire au Yémen. Les chroniques s'intéressent aux inégalités croissantes et à l'accueil des migrants italiens en Tunisie en 1947.

Henri GERVEX (1852-1929), Naissance de Vénus, 1907, huile sur toile, 160,5 x 200 cm. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.
Henri GERVEX (1852-1929), Naissance de Vénus, 1907, huile sur toile, 160,5 x 200 cm. Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais. Crédits : © Petit Palais / Roger-Viollet

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Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec Annette Haudiquet, directrice du MuMa et Denis-Michel Boëll, conservateur général du Patrimoine, co-commissaires de l’exposition Né(e)s de l’écume et des rêves, les artistes et la mer du XIX siècle à nos jours au Musée d’art moderne André Malraux au Havre jusqu’au 9 septembre 2018.

Vue partielle de l'exposition Né(e)s de l'écume et des rêves.
Vue partielle de l'exposition Né(e)s de l'écume et des rêves. Crédits : © MuMa / Camille Françoise
Auguste RODIN (1840-1917), Femme-Poisson, marbre, H.34 cm ; L.32 cm ; P. 50 cm. Paris.
Auguste RODIN (1840-1917), Femme-Poisson, marbre, H.34 cm ; L.32 cm ; P. 50 cm. Paris. Crédits : © Musée Rodin / Christian Baraja
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Le Journal des Idées par Jacques Munier : L’accroissement des inégalités : aujourd’hui les pauvres votent à droite et les riches à gauche, mais le paradoxe n’est qu’apparent…

C’est ce qu’explique l’auteur américain Thomas Frank, qui publie aux éditions Agone Pourquoi les riches votent à gauche, après s’être demandé dans un ouvrage précédent Pourquoi les pauvres votent à droite ? En fait, comme le montre Anne Crignon dans les pages Débats de L’Obs, il s’agit des deux aspects d’un même phénomène, aisément reconnaissable chez nous : « l’échec des démocrates américains, lesquels se proclamaient encore dans les années 1970 "le parti du peuple contre celui de la haute naissance". Un demi-siècle plus tard, ouvriers et classes populaires ont déserté le parti de Franklin Roosevelt, lequel œuvre désormais à aider toujours plus ceux qui n’en ont pas besoin ». Un discours technocratique est servi à la nouvelle clientèle de la gauche dominante, ceux que Thomas Frank appelle les « professionnels » : « les bien-nés, les bien-éduqués, les bien-diplômés, les bien-payés, les bien-connectés », ces dix pour cent qui « composent la caste des néolibéraux de gauche en Amérique ». « Créatifs » de Wall Street et de la Silicon Valley, patrons de gauche et millionnaires philanthropes, ils inspirent le « prêt-à-penser » à l’égard du progrès, ne jurent que par « l’innovation » et le « changement », pratiquant au passage l’OPA sémantique sur ce dernier terme qui a si longtemps désigné l’aspiration populaire à l’amélioration de sa condition. De même – souligne Anne Crignon – « le concept de méritocratie a la tête à l’envers », il signifie désormais « l’idée que les privilèges sont mérités ». Bill Clinton, dont la présidence « est croquée en yuppie Woodstock » quand « le Parti démocrate devint celui des banquiers », et même Barack Obama qui a avalisé l’accord de libre-échange Alena accélérant les délocalisations, ont aggravé le phénomène de désaffiliation politique qui gagne aujourd’hui les classes moyennes.

Et même là, il convient d’ouvrir l’œil, et le bon : dans un ouvrage collectif publié aux Presses universitaires de Lyon sous le titre Les bobos n’existent pas, des enquêtes de terrain montrent que « les familles de cadres supérieurs s'installant dans le 3e arrondissement de Paris depuis dix ans n'ont, sociologiquement, pas grand-chose à voir avec les ménages solos, les professionnels précaires de la culture ou les jeunes couples de fonctionnaires locataires dans le 20e arrondissement de Paris, à Montreuil, ou à la Goutte-d'Or, dans le 18e arrondissement ».

Reste la question des inégalités. Selon un sondage récent, 53% des Français estiment qu’elles ont augmenté depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Le cofondateur de l’Observatoire des inégalités, Louis Maurin, précise dans le magazine Society que ce sont les « inégalités injustes » qui posent problème, lorsque s’impose une hiérarchie de l’accès aux pratiques ou aux ressources : revenus, diplômes, services.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : L’assaut sur Hodeida est la plus grande offensive des loyalistes depuis 2015 au Yémen : bataille stratégique, elle a commencé juste avant de nouvelles négociations paix au Yémen. Le pas stratégique marquera-t-il aussi un tournant politique ? La communauté internationale craint une interruption de l'aide internationale, essentielle pour un pays frappé par "la pire crise humanitaire du monde", selon l'ONU. Yémen : Hodeida, un tournant dans le conflit ? 

Xavier Martinet s'entretient avec Linda al Obahi, politologue, consultante spécialiste du Yémen.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Vous avez vu la presse tunisienne… Oui par exemple la Dépêche tunisienne – pas celle qui célèbre la presque victoire en foot de la Tunisie contre l’Angleterre – mais celle du 6 août 1947, et qui est reproduite par la version tunisienne du Huffington Post. En Une, le 6 août, il est question de l’arrivée de milliers d’Italiens sur les côtes tunisiennes, au cap Bon, notamment. Le cap Bon, qui est l’un de plus beaux endroits sur la terre. Le cap Bon était le refuge de milliers de Siciliens. Les Italiens l’ont peut-être oublié, alors il est bon de rappeler. 

Au cap Bon, des milliers de migrants venaient chercher la paix, le pain, la liberté. « On crève de faim en Sicile, disait l’un d’eux, et nous préférons mourir sur place plutôt que d’y retourner, disait encore l’un de ces migrants ». Un chercheur, Jerfel Kamel, évoque la grande arrivée des Italiens dans la ville de Sousse entre 1870 et 1930 – moi-même je connais des Tunisiens aussi tunisiens que je suis français, nés à Monastir, qui ont eu jusqu’à une date tardive la nationalité italienne – oui oui italienne. 

Les Italiens ne se s’en souviennent pas, il est probable en revanche que les Siciliens s’en souviennent, puisque ceux-ci ont rappelés au nouveau gouvernement italien que leur port resterait ouvert aux migrants, quel que soit les discours prononcés à Rome. Une manière aussi de nous poser cette question : qu’est-ce qui nous prouve que nos petits-enfants, nos arrières petits-enfants n’auront pas à monter un jour sur l’Aquarius ? 

@PetitsMatinsFC

Chroniques
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