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"Le chemisier" de Bastien Vivès

BD : Bastien Vivès "Le chemisier" / Éloge de la bouteille / Chine - Russie / Devine qui j’ai invité ce soir…

1h
À retrouver dans l'émission

Bastien Vivès vous parle de sa BD "Le chemisier", et Tatiana Jean de la coopération Chine - Russie. Les chroniques s'intéressent au vin et à comment protéger la liberté d’expression contre ceux qui s’en réclament pour mieux la limiter.

"Le chemisier" de Bastien Vivès
"Le chemisier" de Bastien Vivès Crédits : © Bastien Vivès © Editions Casterman

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec l'auteur de BD, Bastien Vivès, pour "Le chemisier", publié aux éditions Casterman.

Planche de la BD "Le chemisier" de Bastien Vivès
Planche de la BD "Le chemisier" de Bastien Vivès Crédits : © Bastien Vivès © Editions Casterman
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Le Journal des Idées par Jacques Munier : S’il y a loin de la coupe aux lèvres, la distance est encore plus grande du raisin à la bouteille : une histoire et une géographie, une culture et des savoir-faire…

Les vendanges touchent à leur fin, elles s’annoncent exceptionnelles en raison d’un ensoleillement record. En Champagne, on s'attend à un millésime "exceptionnel". Commencées dès le 20 août et presque achevées dans l'ensemble de l'appellation, les vendanges – précoces cette année – ont révélé à la cueillette « des grappes dans un état sanitaire parfait, avec des richesses en sucre et arômes bien au-dessus de la moyenne ». Même chose en Bourgogne, dans le Beaujolais ou en Alsace … Mais là pour les blancs, dont elle constitue la charpente, l’acidité risque de faire défaut. À la vinification désormais de corriger cette faiblesse. Dans le Bordelais, où la grêle a touché près de 10 000 hectares de vignes, les fortes pluies en mai et juin ont favorisé le développement du mildiou, et cette année le champignon s’est répandu dans les vignobles jusque dans le Languedoc. Mais dans l’ensemble, l’année 2018, c’est du soleil en bouteilles ! Et elle devrait se traduire par un nombre respectable de flacons répandus sur toutes les tables. 

On peut s’arrêter sur ce détail : la bouteille de verre, le bouchon de liège et le tire-bouchon sont une invention récente. Comme le rappellent Pierre Guigui et Sophie Brissaud dans Une autre histoire du vin (Éditions Apogée), longtemps le vin fût tiré des tonneaux et versé directement dans les carafes ou les verres. C’est le souffleur de verre Pierre Mitchell qui monte la première fabrique de bouteilles en 1723 à Bordeaux. Mais il faudra attendre deux siècles pour que se généralise la mise en bouteilles, notamment au château ou sur le lieu de production, une pratique favorable à son vieillissement. « Les polyphénols travaillent différemment en bouteille et l’on a des vins qui circulent », car « en tonneau, tout doit vieillir au même endroit » et « le vin tiré au début du tonneau était différent au bout de plusieurs semaines, quand on effectuait un second tirage ». D’où l’expression pérenne « Quand le vin est tiré, il faut le boire », surtout s’il est d’une qualité moyenne comme c’était le cas dans les tavernes, d’où l’expression s’est répandue. Là, le risque était carrément que le vin ne se gâte et du coup l’expression s’est convertie en une invitation à accélérer le rythme des libations. Comme le rappelle Yves-Marie Bercé dans Les secrets du vin (Vuibert) « le serveur passait directement du robinet de la barrique aux brocs de terre ou d’étain et aux verres ». L’historien des sociétés rurales insiste lui aussi sur le rôle de la bouteille dans la culture du vin, notamment dans le Médoc dès le XVIIIème siècle. « Au lieu de vendre en fûts aux marchands, les propriétaires se lançaient dans la mise en bouteilles sur les lieux après quatre ans de vieillissement : l’embouteillage local et l’attente de vieillissement étaient deux signes d’un parti-pris de qualité et d’entrée dans un marché de luxe. » 

Reste l’aspect sanitaire, sur une chaîne du service public et à cette heure matutinale. Car il y a loin de la dégustation gourmande à la beuverie et l’ivrognerie. Laquelle était la cause pour le pasteur Vincent Texier de « paillardises, adultères, incestes, violences, meurtres et parricides, les ivrognes ayant moins de raison que les bêtes brutes ». Aujourd’hui, on consent à accorder davantage de raison aux animaux qu’aux ivrognes, même s’il faut se souvenir du fragment d’Héraclite qui met en garde contre les préjugés à l’encontre de l’homme ivre, qui titube parce qu’il se croit conduit par un enfant qui ne sait pas où il va. Et il est convenu de condamner – je cite le bon pasteur – les « compagnons qui aussitôt qu’ils sont levés vont chercher où se vend le meilleur vin qui est nommé par les uns l’Opiate du déjeuner, pour chasser le mauvais air, et par les autres la purée de septembre »… Du vin jeune, donc, du jus de treille à consommer sans modération dès l’appel du réveil pour se fortifier l’aorte et le cœur, comme on a cru longtemps dans les milieux médicaux. Le vin est la caverne de l’âme, disait Erasme. De ma cave intime mais ouverte à tous les vents de l’esprit, voici une bouteille de Rasteau, vieilles vignes de grenache, un vin rubicond à la puissance veloutée auquel l’excellente revue LeRouge&leBlanc consacre sa dernière livraison. « Comme tous ses voisins situés dans la région de Vaison-la-Romaine, ce village des Côtes du Rhône était voué à la polyculture méditerranéenne traditionnelle, à base d’oliviers, d’arbres fruitiers, de légumes et de vignes. » À la bonne heure : le terroir a choisi le vin. Dossier complet avec visite des domaines et dégustations dans les pages de la revue.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : « Vostok 2018 » : ce sont les plus grandes manœuvres russes depuis 1981. L’OTAN s’inquiète d’une « préparation à un conflit de grande ampleur ». Mais cet exercice marque aussi une coopération renforcée de Moscou avec l’Asie et surtout la Chine. 

Chine - Russie : la coopération obligée ? Xavier Martinet s'entretient avec Tatiana Jean, directrice du Centre Russie / NEI à l'Ifri.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Devine qui j’ai invité ce soir…

C’est le titre d’un film célèbre, mais c’est aussi de plus en plus le titre d’une migraine pour les médias : comment traiter les acteurs de ce grand virage que l’on observe dans le monde, un virage que l’on peut appeler, à défaut d’un meilleur terme, le virage populiste. 

Alors, nous français, on peut observer cela avec une certain amusement, puisque cela fait des plombes que, dans les écoles de journalisme et dans les rédactions, on débat pour savoir s’il faut, par exemple, traiter le Front National comme n’importe quel parti, si le traiter banalement c’est le banaliser ou non. Des années que l’on se demande s’il faut ou non inviter Le Pen Jean Marie ou Le Pen Marine, une question de plus en plus rhétorique, puisque lorsqu’un parti rassemble plus du cinquième des suffrages, il n’y a plus guère de choix, et ce d’autant plus que le CSA veille à l’équilibre des temps de parole. 

Mais ces dilemmes sont anciens en France, ils sont nouveaux en Amérique. Et du coup, outre-Atlantique, on se déchire pour savoir s’il faut donner ou non la parole à l’aile droite de Donald Trump, sachant que le bout de l’aile a un profil singulièrement fascistoïde. D’où les polémiques, j’en ai déjà parlé, pour savoir s’il faut inviter Steve Bannon à une conférence — Steve Bannon, ex éminence diabolique de Donald Trump — faut-il simplement lui donner la parole dans un journal, la presse libérale américaine se déchire autour de ce thème du New York Times à The Atlantic

Mais cette controverse aux Etats Unis prend une tournure différente de sa version française. Puisqu’aux Etats Unis ce qui primait jusqu’ici, c’était la liberté d’expression, c’est pourquoi il était possible de défiler dans une ville américaine, avec un brassard Nazi, ce que la loi interdit en France. D’où ce dilemme : comment protéger la liberté d’expression contre ceux qui s’en réclament pour mieux la limiter. 

Les leçons de l’histoire montrent, à mon sens,  qu’il faut tout dire et tout montrer, croire en la rationalité des personnes, et leur donner, à tous, les moyens de trancher. Les interviews de Bannon ne sont pas contagieuses. Les épidémies facistoides ne s’attrapent pas dans les journaux, et ce sont généralement ceux qui vivent loin des journaux qui les développent.  

Chroniques

6H02
27 min

Le Réveil culturel

Bastien Vivès : " Le chemisier, c'est toute l'année passée avec Me Too, les attentats terroristes : j'ai tout recraché"
6H30
9 min

Journal de 6h30

JOURNAL DE 6H30 du vendredi 14 septembre 2018
6H40
5 min

Le Journal des idées

Éloge de la bouteille
6H45
10 min

Les Enjeux internationaux

Russie - Chine : la coopération obligée ?
6H57
2 min

L'Humeur du matin par Guillaume Erner

Devine qui j’ai invité ce soir…
Intervenants
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