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Le Passager - Abbas Kiarostami -1974- (capture d'écran youtube)

Ce que nous faisons de la lumière du jour

1h
À retrouver dans l'émission

Où il sera question de premiers rayons, de rêves dont on s'échappe, d'un visage mystérieux, d'un acteur ténébreux, de classes qui déclassent, de guerres mutantes, et d'un humour rompu.

Le Passager - Abbas Kiarostami -1974- (capture d'écran youtube)
Le Passager - Abbas Kiarostami -1974- (capture d'écran youtube)

Mais avant de nous arrêter sur la lumière, reprenons les choses dans l’ordre. Il y a ce qui la précède. Un jeune écolier dort dehors sur une pelouse. Son sommeil est agité. Il se retourne, change plusieurs fois de positions. Autour de lui d’autres hommes sont allongés. Ils finissent par se lever, par déserter l’espace en laissant le jeune garçon seul avec son sommeil perturbé. Gros plan sur son visage endormi. Son rêve se passe dans une salle de classe. Feuille blanche sur son pupitre, il cherche du regard une réponse à ses questions, n’en a finalement pas le temps puisque l’institutrice lui retire sa copie. Puis il se retrouve à terre, en panique, encerclé d’enfants et d’adultes qui le toisent, le menacent du regard, esquissent de temps en temps une tentative de coup. La bande son de ces images, c’est le son lointain d’un stade, d’un match qui commence sans lui. Ce rêve, c’est celui d’un Antoine Doinel persan, un jeune garçon dont le rêve est d’assister à un match de football à Téhéran. Pour se payer le voyage et le billet depuis son village, il ment, il vole. Son rêve est ici celui d’une prise de conscience. C’est celui d’un tout ça pour ça. Un rêve qui lui permet de se regarder en face. Jusqu’à ce que ce qu’il mette lui même fin à ces images. Sur la pelouse il se réveille comme d’un seul bond, se met à genoux, puis se lève complètement pour sortir du champs en courant. Gassem et le premier héros d’Abbas Kiarostami, le réalisateur iranien disparu le 4 juillet dernier. Et l’image de ce rêve agité, coupable, c’est celui que l’on peut voir dans la première vidéo d’une série d’hommage au cinéaste publiée sur les réseaux sociaux, par les Cahiers du cinéma, ce mois-ci. Quand les rêves nous enferment il faut savoir y couper court, se réveiller comme dans un sursaut et courir loin, rejoindre la vie au plus vite.

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