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Enfant blessée attendant d'être prise en charge à l'hôpital de Douma en Syrie, après un bombardement aérien.

Ce qui nous fait ouvrir les yeux

1h01
À retrouver dans l'émission

Où il sera question d'enfance brisée, de passé dessiné, de nonnes possédées, du droit de pleurer, d'amour décalé et d'économie chinoise.

Enfant blessée attendant d'être prise en charge à l'hôpital de Douma en Syrie, après un bombardement aérien.
Enfant blessée attendant d'être prise en charge à l'hôpital de Douma en Syrie, après un bombardement aérien. Crédits : Abd Doumany - AFP

Aujourd’hui notre première image du matin, on devrait la garder tout le temps dans un recoin de nous-mêmes. Ne jamais l’oublier. Ce sont des yeux, de grands yeux noirs cernés et voilés de petites mèches de cheveux noirs eux aussi. On ne voit qu’eux sur ce visage d’enfant car ils renferment à peu près tout. Tout ce qui ne devrait pas appartenir à l’enfance. La peur, la colère, la fatigue, l’incompréhension du monde. Ce visage c’est celui d’une petite fille qui doit avoir 5, 6 ans peut être. On pourrait la croire simplement tombée du lit, si elle n’était pas recouverte de poussière et de taches de sang. Sa robe d’été à carreaux est peut-être le seul témoignage lointain et abîmé de sa vie d’avant, insouciante coquetterie et les journées passées dehors à jouer. Mais comment peut-on encore, en regardant ces enfants, blessés, terrorisés, imaginer leur vie d’avant ? Cette petite fille, comme tant d’autres de son âge attend, dans un hôpital de fortune à Douma, en banlieue d’Alep. Le photographe syrien Abd Doumany raconte son quotidien, sur le blog "Making of," de l’agence France Presse. Un billet intitulé les Autres. Il parle de cette "routine" de voir chaque jour des enfants morts ou blessés. "Quelque chose dans notre coeur nous crie que c’en est trop", écrit-il. Alors exceptionnellement aujourd’hui, pour accompagner notre aube, notre image elle aussi a le droit de crier.

Le billet du photographe Syrien Abd Doumany : Les autres

Dans le blog de l’agence de presse AFP, Making of, le photographe indépendant Abd Doumany, a publié le 30 août dernier un long reportage qui témoigne de son quotidien de reporter dans une banlieue de Damas, Douma, tenue par la rébellion. Après la publication de la photo du jeune garçon Omrane, et face aux réactions internationales qu’elle a suscitées, il dit son étonnement. Au cours de ces trois dernières années, il a vu « des milliers de blessés et un nombre sidérant d’entre eux étaient des enfants ».  L'occasion pour lui alors, de témoigner, en images de tous ces "autres" enfants dont on a jamais vu les visages en larmes, en sang, blessés par cette guerre qui n'en finit pas... Photos qui viennent peupler son "cimetière personnel".

Un jeune garçon après un raid aérien de l'armée syrienne dans la banlieue de Damas en novembre 2015.

Jeune garçon blessé dans la banlieue de Damas
Jeune garçon blessé dans la banlieue de Damas Crédits : ABD DOUMANY - AFP

Une petite fille blessée après un raid aérien de l'armée syrienne dans la banlieue de Damas en août 2015.

Petite fille blessée à Damas
Petite fille blessée à Damas Crédits : ABD DOUMANY - AFP

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King Krule, ou plutôt Pimp Shrimp puisque le jeune chanteur roux de 22 ans vient à nouveau de changer de pseudonyme. Ce que l’on entend c’est "Feel safe 88 (just say no)" un titre qu’il a posté il y a une semaine sur sa page Facebook. "Sens toi en sécurité, dis non". Chanson d’amour, dans laquelle il lance, "You don’t have to feel the shame", "tu n’as pas à avoir honte". C’est sans doute la phrase qu’il faudrait sortir de son contexte et retenir dans le nôtre de contexte. Après avoir invalidé les arrêtés anti- burkinis de Cannes et de Fréjus, c’est celui de Nice que la justice a suspendu hier. "Aucune preuve de risque de trouble à l’ordre public", selon le juge des référés du tribunal administratif, "mais au contraire une atteinte grave et illégale aux libertés fondamentales" selon l’ordonnance.

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