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Choisir au réveil, son "rituel" avec Tamara Dean

58 min
À retrouver dans l'émission

Où il sera question d'étendue habitée, d'espace fermé, de regards dissuasifs.d'une maison hantée, d'une Europe à reconstruire, d'une histoire à resituer, de trolls à débusquer.

C’est dans un village qu’on se réveille. Impossible de le situer sur la carte. Impossible de savoir comment trouver son chemin, comment y entrer, s’en sortir. On ne peut pas savoir non plus si on pourrait un jour réussir à se fondre dans le paysage. Ce sont des étendues., d’eau ou d’herbe, à la nuit tombée. Comme des paysages cachés dans un crépuscule qui semble habituel pour ceux qui l’habitent. Un paysage aux couleurs d’une intense obscurité, qui semble tout droit venues d’un Melancholia de Lars Von Trier. La peau blanche, diaphane des corps en présence confirme le soleil absent, une atmosphère sans lumière ni température. Au temps lui aussi absent. Des corps aussi blancs que les nuages qui planent au-dessus d’eux. Les corps sont très peu vêtus voir complètement dénudés. Immergés dans l’eau ou dans les herbes hautes. Les habitants de ce village sombre ne sont que rarement seuls et sans un sourire, semblent heureux d’être ensemble. De leur toucher figé sur pellicule on perçoit leurs caresses. De leur regards sombres, parfois hostiles à l’objectif, on devine une envie de fuir le regard extérieur. Rester entre eux. Ne se donner qu’à eux-mêmes. Il y a cette femme au bras recouvert de tatouages, jean et seins nus, la tête recouverte d’un voile de mariée, qu’elle tente de maintenir en place d’une main. Elle se laisse entraîner dans un champ, un homme au visage recouvert de ses boucles brune la devance, lui tient la main, se retourne pour la regarder, La jeune femme elle regarde hautaine l’objectif et lui lance une interdiction de les suivre. Ce même regard que lance une femme aux traits plus marqués. Complètement nue, de l’eau jusqu’aux épaules. Ce sont trois baigneuses dans un lac immobile. Elle barre elle aussi le passage de son regard. Il n’y a d’espace sur ces immenses étendues que pour ceux qui y sont déjà. Dont les corps nus ou à peine vêtus de cette lunaire transparence, se fondent dans le paysage. Ce sont deux séries de la photographe australienne Tamara Dean, qui explore dans sa série Ritualism, ce que les corps peuvent devenir au contact de la nature, ce qu’ils peuvent lui donner. Comment ils peuvent faire de ces paysages vides et silencieux, leur jardin à eux, et, de leur seul regard, se murer, fermer la porte.

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