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Cécile de France et Edouard Baer dans le film "Mademoiselle de Joncquières" d'Emmanuel Mouret.

Cinéma : Edouard Baer "Mademoiselle de Joncquières" / Pour la planète / Brésil : violence ou émergence ? / Peut-on appeler son enfant Ambre ?

1h
À retrouver dans l'émission

Edouard Baer vous parle du film "Mademoiselle de Joncquières", et Liz Feré de la violence au Brésil. les chroniques s'intéressent au projet de loi alimentation et agriculture et à l'état-civil face au nouveau genre des prénoms.

Cécile de France et Edouard Baer dans le film "Mademoiselle de Joncquières" d'Emmanuel Mouret.
Cécile de France et Edouard Baer dans le film "Mademoiselle de Joncquières" d'Emmanuel Mouret. Crédits : Copyright Pyramide Distribution

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec comédien Edouard Baer, qui joue le Marquis des Arcis, dans le film d"Emmanuel Mouret "Mademoiselle de Joncquières".

Madame de La Pommeraye (Cécile de France) est une jeune veuve. Retirée du monde, elle cède à la cour du Marquis des Arcis (Edouard Baer), libertin notoire. Après quelques années d’un bonheur sans faille, elle découvre que le marquis s’est lassé de leur union. Follement amoureuse et terriblement blessée, elle décide de se venger de  lui, avec la complicité de Mademoiselle de Joncquières et de sa mère...

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C'est comme  au théâtre, vraiment, les premières fois où on dit son texte on est engoncé, on est un peu ampoulé, on a un costume qui serre trop, on n'est pas bien dedans. Et puis, à force de le dire, il se fait à notre corps, c'est comme un costume neuf. Il faut jouer un film comme une centième de théâtre, en ayant vraiment digéré les mots pour que ça devienne les nôtres. C'est passionnant de se regarder changer, de se regarder devenir fou. Lui, c'est quelqu'un qui vit pour ses sentiments, ses passions,  c'est quelqu'un qui a un vernis social et qui, tout à coup, craque, c'est extraordinaire de jouer ça.

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J'ai pas envie d'improviser, c'est pas par goût, l'improvisation, de toutes façons, elle est dans le mouvement, dans les sentiments. C'est un plaisir de dire la beauté. Et Diderot-Mouret, c'est beau à dire.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier : Prix agricoles, bien-être animal, glyphosate ou réduction du plastique alimentaire: le projet de loi alimentation et agriculture fait son retour ce mercredi à l'Assemblée nationale.

Appel de 200 personnalités pour sauver la planète, puis de 700 scientifiques tout récemment, mobilisation pour le climat dans une centaine de pays, dont la France, samedi dernier… Paradoxalement, le départ de Nicolas Hulot semble avoir eu pour effet de ramener l’écologie au cœur du débat public.

Aujourd’hui c’est Charlie Hebdo qui lance l’appel des 100 en faveur des coquelicots et contre les pesticides. Fabrice Nicolino présente cette campagne citoyenne qui vise à rassembler « chaque mois, le même jour et à la même heure, sur les places des villes et villages » les porteurs d’une cocarde symbolique : un coquelicot en tissu de récupération. Dans le N°spécial qui paraît aujourd’hui, le journaliste écolo revient notamment sur l’histoire funeste de la puissante industrie des pesticides. Bayer, qui vient d’avaler Monsanto, est à l’origine de l’utilisation des gaz pendant la Grande Guerre. Dans l’Allemagne nazie, c’est l’un de ses chimistes qui a inventé le gaz sarin et lancé la production des pesticides organophosphorés. Quant à Monsanto, c’est la firme qui a mis au point l’agent orange pour l’armée américaine au Vietnam, « un herbicide dément » visant à détruire la forêt tropicale qui abrite les combattants vietcongs. « Les Américains déverseront des millions de litres, et trois millions de vietnamiens, jusqu’à la troisième génération, souffrent de cancers et de maladies neurologiques. » Comme d’autres industries mortifères – le tabac ou l’amiante – la puissante chimie des pesticides pratique le lobbying à outrance, la désinformation et la production de l’ignorance en finançant des recherches bidon pour instiller le doute sur ses méfaits dans l’opinion. Jacques Littauer suggère de mettre en balance les milliards d’euros engrangés par ce secteur industriel – le troisième en France après l’automobile et la métallurgie – avec le coût induit par les maladies provoquées et « les atteintes parfois irréversibles à l’environnement ». Un calcul nécessaire, estime l’économiste du journal, « si en face des milliards que les produits phytosanitaires rapportent aux empoisonneurs on veut pouvoir mettre d’autres milliards, ceux que leurs produits toxiques coûtent à la société, et notamment à la Sécu ». 

Pour Le Monde, Patricia Jolly a embarqué sur la goélette scientifique Tara en mission d’observation du gyre de plastique, « la grande poubelle du Pacifique » ou le « continent de plastique », une soupe de particules répandues par la désagrégation des 8 millions de tonnes de plastique déversées chaque années dans la mer. « Dans le plus vaste océan du globe, les polluants imprégnés de substances cancérogènes et mutagènes sont absorbés par la faune marine et remontent dans la chaîne alimentaire. » 

Plastique : peut-on vivre sans ? titre aujourd’hui l’hebdomadaire Le 1. La question est cruciale car elle ne concerne pas que les océans : « Dans les couches géologiques – souligne Julien Bisson – on peut déjà identifier l’apparition de plastiglomérat, un alliage fort peu naturel de roches et de composés plastiques qui a tout de la bombe à retardement. » Nathalie Gontard évoque notre « addiction au plastique » : « C’est un matériau versatile, qui peut se mettre en forme et se profiler très facilement, là où le verre, le papier ou le métal sont difficilement modelables », et « qui présente un excellent rapport poids-résistance, ce qui explique qu’on le retrouve dans l’automobile et l’aéronautique ». La directrice de recherche à l’INRA ajoute que plus de la moitié des 300 millions de tonnes de plastique produites chaque année est utilisée par l’agroalimentaire, pour l’emballage des aliments et que nous en « jetons chaque année l’équivalent de notre poids corporel. Or ce plastique va persister bien au-delà de notre propre vie, au moins cinq à six fois la durée de notre existence ». Avec des risques « importants à long terme : le plastique est un polymère qui ne se dissout pas comme le métal ou le verre, mais se dégrade en petits morceaux, microscopiques puis nanoscopiques ». Et là, « qu’ils soient enfouis sous la terre, placés dans des réservoirs géotextiles ou immergés dans les océans », ils peuvent « contaminer l’ensemble de notre environnement et des organismes vivants ». Même le recyclage n’est pas une solution à long terme car « on ne peut que retarder sa relégation au rang de déchet, et on devrait plutôt nommer décyclage cette opération ».  D’où l’urgence « de réduire considérablement notre consommation de plastique » et même d’apprendre à s’en passer. 

L’« âge du plastique » né dans la modernité d’après-guerre serait donc en passe d’être révolu. Roland Barthes en avait fait l’analyse sémiotique dans ses Mythologies : plus qu’une substance – écrivait-il – il est « l’idée même de sa transformation infinie » et « comme son nom vulgaire l’indique, l’ubiquité rendue visible ». Il incarne « le songe de l’homme devant les métamorphoses et proliférations de la matière » et son usage ménager en fait « la première matière magique qui consente au prosaïsme ». Avec lui « la hiérarchie des substances est abolie, une seule les remplace toutes : le monde entier peut  être plastifié, et la vie elle-même, puisque, paraît-il, on commence à fabriquer des aortes en plastique ». 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : Au Brésil, les problèmes de violence vont au-delà de la simple guerre entre gangs et mafias. Le pays est miné par un mix explosif entre la corruption et les profondes inégalités sociales et raciales. Et d'innombrables enquêtes montrent que des policiers trempent dans les organisations criminelles... 

Le PT et Lula auront attendu jusqu’au dernier moment – date butoir fixée par la Cour Electorale – avant de prendre leur décision : c’est l’ancien maire de São Paulo et ancien Ministre de l’Education Fernando Haddad qui sera le candidat du Parti des Travailleurs brésilien. 

Brésil : la violence ou l'émergence, y a-t-il une autre alternative ? Xavier Martinet s'entretient avec Liz Feré, docteure en science de l’information et de la communication, enseignante à l’Université Paris 8.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Peut-on appeler son enfant Ambre ?

Eh bien oui, évidemment, pourquoi pas pourvu qu’Ambre soit une fille. C’est ce que vient de décider un tribunal du Morbihan comme l’a rapporté hier France Bleu Breizh Izel.

Voici l’histoire : un couple habitant la Bretagne a décidé en janvier de prénommer son fils Ambre, prénom certes féminin explique ce couple, mais à consonance masculine et surtout déjà donné à des garçons par le passé. 

Oui mais voilà, le juge aux affaires familiales de Lorient ne l’entend pas de cette oreille et refuse de voir ou plutôt d’entendre un garçon prénommé Ambre. En outre, ce couple est un couple de femmes, et ces femmes soupçonnent, derrière ce refus, une arrière-pensée homophobe, d’autant plus ajoutent-elles, que le même tribunal a laissé des couples hétérosexuels baptiser leur enfant de noms compliqués à porter – Clitorine est ainsi cité en exemple. 

Toute cette histoire me va droit au cœur moi qui ai décidé de prénommer ma fille Shalom, en l’honneur notamment de Shalom Harlow, actrice et mannequin canadienne, Shalom étant généralement un prénom de garçon, ce qui donne à penser à ma femme que j’ai appelé ma fille Robert. 

Je referme cette parenthèse personnelle, enfin je la renferme à moitié, parce que je pense que les prénoms à l’avenir seront de moins en moins genrés, plus exactement il va arriver aux prénoms la même chose qu’aux jeans et aux parfums, une fille pourra porter un jean boyfriend – c’est d’ailleurs déjà le cas – un garçon utilisera du numéro 5. Tout cela est une conséquence directe de ce que le philosophe Marcel Gauchet appelle « l’assomption de soi », le genre d’un individu devenant de plus en plus une affaire privée, un choix personnel, familial dans le cas des prénoms. Il n’y a plus aucune raison d’imaginer que l’état se préoccupe de notre manière de vivre le genre, en quoi a-t-il son mot à dire sur nos manières d’envisager le masculin ou le féminin, ou les deux à la fois. 

Je ne sais pas ce qui va advenir d’Ambre, mais ce qui est certain, c’est que si j’étais l’état civil, je me préparerai à être de moins en moins état et de plus en plus civil.

@PetitsMatinsFC

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Peut-on appeler son fils Ambre ?
Intervenants
  • Comédien et cinéaste
  • Docteure en science de l’information et de la communication, enseignante à l’Université Paris 8
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