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"Toute l'éco en BD, tome 1 : La monnaie" de Claire Fumat et Maud Hopsie

Claire Fumat "Toute l'éco en BD" / La société des rêveurs / Exode des vénézuéliens / Enseignant ou logeur, il faut choisir…

59 min
À retrouver dans l'émission

Claire Fumat vous parle de "Toute l'éco en BD", et Gaspard Estrada de l'impact sur l'Amérique latine de l'exode des vénézuéliens. Les chroniques s'intéressent à nos rêves et aux enseignants sous payés.

"Toute l'éco en BD, tome 1 : La monnaie" de Claire Fumat et Maud Hopsie
"Toute l'éco en BD, tome 1 : La monnaie" de Claire Fumat et Maud Hopsie Crédits : ©La Boîte à Bulles ©Belin Éducation

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec Claire Fumat, formatrice en droit, en économie, en analyse financière, et auteur avec la graphiste et dessinatrice Maud Hopsie de "Toute l'éco en BD", aux éditions La Boîte à bulles/Belin, à l'occasion de la semaine France-Culture consacrée au 10e anniversaire de la Grande crise liée à Lehman Brothers.

C'est l'expérience d'enseignante qui m'a menée à cette idée d'un livre. C'était des schémas que j'avais montés avec mes élèves, et ces schémas partaient du référentiel de l'Education Nationale.  Au départ, il n'y avait pas d'illustrations. On les a ajoutées.  J'ai toujours pensé qu'il fallait comprendre un système, voilà pourquoi j'ai fait de l'économie. Au final, si nous devions retenir quelque chose de positif, c'est que les gens, aujourd'hui, s'interrogent davantage.

"Toute l'éco en BD, tome 1 : La monnaie" de Claire Fumat (scénario) et Maud Hopsie (dessin)
"Toute l'éco en BD, tome 1 : La monnaie" de Claire Fumat (scénario) et Maud Hopsie (dessin) Crédits : ©La Boîte à Bulles ©Belin Éducation
Planche de "Toute l'éco en BD, tome 1 : La monnaie" de Claire Fumat et Maud Hopsie
Planche de "Toute l'éco en BD, tome 1 : La monnaie" de Claire Fumat et Maud Hopsie Crédits : ©La Boîte à Bulles ©Belin Éducation

Le Journal des Idées par Jacques Munier : Nos rêves en disent long sur nos impasses et nos espoirs. Historiens et sociologues estiment aujourd’hui qu’il faudrait leur prêter davantage attention.

« Freud a repersonnalisé le rêve, il faut maintenant le resocialiser » écrivait déjà l’anthropologue Roger Bastide. De fait, le projet d’une histoire sociale des rêves n’est pas neuf même s’il est resté en chantier. Dans de nombreuses sociétés traditionnelles, le rêve a une fonction éminente de connaissance de soi dans la relation au monde des ancêtres, mais aussi d’anticipation et de prédiction de l’avenir. 

Aux Etats-Unis, des chercheurs en psychologie constituent depuis des années des « banques de rêves » en collectant des récits provenant d’une même personne, ou de groupes comme des classes d’élèves, sur plusieurs années. Les traitements statistiques mettant en relation les personnes, les émotions ou les situations oniriques avec des caractéristiques sociales comme le sexe, l’âge, le moment ou le milieu social, ont établi des liens entre nos rêves et nos préoccupations quotidiennes. 

On peut rappeler l’enquête de Jacques Le Goff sur les rêves dans la culture et la psychologie collective de l’Occident médiéval, l’ouvrage de Gisèle Besson et Jean-Claude Schmitt publié en 2017 chez Anacharsis sous le titre Rêver de soi. Les songes autobiographiques au Moyen Âge, ou encore l’étonnante initiative de Charlotte Beradt, qui avait entrepris de collecter des rêves en Allemagne à partir de 1933. Dans un ouvrage publié chez Payot, Rêver sous le IIIe Reich, elle montre la perméabilité de la vie onirique à la contrainte pesant dans une société qui vise l’abolition des limites entre sphères publique et privée. L’obsession de la surveillance se traduit notamment par la menace exercée par des objets familiers – poêle, lampe à abat-jour, radiateur ou poste de radio – qui enregistrent non seulement les paroles mais les pensées des rêveurs. 

Caractéristique y est également le rêve dans lequel le sujet s’aperçoit que les murs de son appartement et des appartements voisins ont disparu, symbole de l’effacement des frontières de la vie privée en régime totalitaire. Le sommeil lui-même n’est plus une expérience intime car le rêve répercute et amplifie les émotions subies tout au long de la journée : haut-parleurs, banderoles, images percutantes, prolifération des uniformes. 

La dernière livraison de la revue Sensibilités (Anamosa) explore les pistes ouvertes par l’étude du monde onirique considéré comme un phénomène collectif. La société des rêves – c’est son titre – est coordonné par Hervé Mazurel et Bernard Lahire, et ce dernier vient de publier à La Découverte L’Interprétation sociologique des rêves, où il montre notamment comment nous rejouons en mode nocturne les schémas et déterminismes sociaux qui travaillent notre personnalité et orientent nos comportements. 

Dans une interview futuriste mais désormais sans grand lendemain, la revue We Demain a sondé le monde rêvé de Nicolas Hulot pour l’année 2040. Il révèle au grand jour la fracture ouverte entre les projets de l’ex-ministre de la transition écologique et solidaire et la politique du gouvernement. Plus de pesticides : « l’agro-écologie est devenue la norme en 2040, au niveau mondial ». L’économie sociale et solidaire « est une tendance irréversible et en 2040 ou en 2050 ce sera devenu la norme ». Sur les migrants : « Si nous ne sommes pas capables de gérer cet épisode, il est clair que nous ne pourrons pas gérer la suite parce que là, nous ne vivons qu’une bande-annonce. » Le ministère de la transition écologique aura disparu, et c’est peut-être le moment de lucidité de l’ex-ministre, qui ajoute à propos du président Macron : « S’il s’attaque aux causes en même temps qu’il s’attaque aux effets, il aura fait rentrer l’écologie dans la modernité et le XXIème siècle dans l’impératif écologique. L’histoire le dira. » 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : Trois pays d’Amérique Latine ont demandé hier une aide internationale pour accueillir les réfugiés du Venezuela : « un stade de crise » d’une ampleur comparable à la Méditerranée estimait l’OIM il y a une semaine. Exode des vénézuéliens, quel impact sur l'Amérique latine ?

Xavier Martinet s'entretient avec Gaspard Estrada, directeur exécutif de l'OPALC, l’Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes - Sciences Po.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Enseignant ou logeur, il faut choisir… 

Ou pas. Tout simplement parce qu’un camarade américain, enseignant de son état m’a fait cette confidence : il m’a expliqué qu’il gagnait plus en hébergeant des touristes dans une partie de sa maison, grâce à Airbnb, qu’en faisant son métier de prof. 

Eh bien, figurez-vous que ce garçon n’est pas un cas isolé puisque d’après le magazine américain The Atlantic, 10 % des logeurs sur Airbnb sont des profs. Dans certains états, l’Utah et le Wisconsin, toujours d’après The Atlantic, ce chiffre pourrait grimper jusqu’à 25 % des logeurs sur Airbnb, pour gagner en moyenne 6500 dollars par an, qui s’ajoute aux 58000 dollars par an que gagne en moyenne un prof américain, soit environ 5500 euros qui s’ajoutent aux 50000 euros qui représentent donc le salaire annuel moyen d’un prof américain. Autant dire 30 % au moins de plus que son homologue français, même si la vie est plus chère aux Etats Unis, notamment parce que les universités sont payantes, et même très chères. 

Alors, pourquoi les profs américains se sont-ils lancés dans le Airbnb? Il y a une explication sympathique, les profs aiment le contact avec les autres, ils aiment faire découvrir des choses, ils sont chez eux parfois dans la journée, et c’est pourquoi ils sont des hôtes en or. Ils appartiennent – pour combien de temps encore – aux classes moyennes, du coup les quartiers où ils habitent sont attractifs pour les touristes. 

Mais il y a aussi évidemment une explication beaucoup plus pragmatique et beaucoup moins sympathique : les enseignants sont également hôteliers tout simplement parce qu’ils ne gagnent pas assez, parce que la vie est chère aux Etats-Unis, parce que l’éducation est onéreuse. 

C’est tout de même assez ironique à une époque où l’on ne cesse de se gargariser du mot savoir. Nous vivons dans une économie du savoir, rien ne serait plus important que l’éducation, rien ne coûterait plus cher d’ailleurs des Etats-Unis à la Corée du sud, l’éducation coûterait très cher mais les profs n’en profiteraient pas, obligés donc de se transformer en hôteliers. 

L’éducation cela n’a pas de prix, tout le monde est d’accord avec cela, et cependant, le paradoxe est là, personne n’est prêt à payer les enseignants comme ils devraient l’être.

@PetitsMatinsFC.

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Intervenants
  • Auteur
  • directeur exécutif de l'OPALC, l’Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes - Sciences Po.
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