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Au bout de la route, un film de Juan Ignacio Davila / Episode 1: Madagascar

Garder la lumière avec soi jusqu'au matin

59 min
À retrouver dans l'émission

Où il sera question du bout d'une route, d'anges que l'on achève; d'un garçon, d'incertitudes, de colères, de l'avenir du mal.

Au bout de la route, un film de Juan Ignacio Davila / Episode 1: Madagascar
Au bout de la route, un film de Juan Ignacio Davila / Episode 1: Madagascar Crédits : Capture d'écran Viméo

Il y a les images que l’on voit, et d’autres que l’on se crée nous mêmes et qui finissent par s’installer durablement dans notre tête, avant que l’on décide un jour de les bousculer, de les déloger. On part des couloirs d’un lycée à Saint-Denis. Le lycée Paul Eluard. Une voix métallique s’imprime sur le mouvement d’un jeune homme qui y marche, de dos. La voix qui semble presque sortie d’un poste de radio, parle du baromètre de l’expression de la diversité, mis au point par le CSA. 37% des gens vus comme non blancs, poursuit cette voix off, sont décrites dans des situations illégales ou marginales. Sur la fin de ce constat, l’adolescent ouvre une porte sur l’extérieur. C’est l’histoire d’une classe de première à Saint Denis, et de l’image que ces lycéens ont d’eux mêmes. Les questions qu’ils se posent à eux, sur eux, et sur les autres. L’un d’eux toujours de dos face à une fenêtre, trouve ça dur de changer ce qu’il appelle la mentalité des gens. Tout le monde est persuadé que les jeunes d’ici sont hors la loi.C’est un film réalisé sur 3 années scolaires, dans la classe du professeur Jean-Pierre Aurières. Un professeur d’histoire et de géographie qui, après les émeutes de 2005, dans les banlieues, s’est demandé comment faire pour vivre ensemble. Il emmène chaque année ses élèves dans des pays lointains à la rencontre d’autres sociétés qui ont réussi à se reconstruire après le conflit. Avec toutes les questions que ces reconstructions supposent. Le réalisateur Juan Davila a suivi 3 voyages à Madagascar, en Nouvelle-Calédonie et au Chili. Son film, Au bout de la route, cherche à cette heure, un diffuseur. 3 épisodes où les jeunes lycéens de Saint-Denis se retrouvent au centre de l’attention, dans leur pays d’accueil. Dans les images que l’on peut voir de ce travail, on retrouve ces lycées, au regard un peu perdu, aux corps désemparés. Ils restent ensemble, un peu collés, à regarder tout autour d’eux, comme pour se essayer de trouver sur ces terres complètement inconnus, des repères communs. L’une d’eux, longs cheveux noirs, grand regard incrédule, ne peut retenir ses larmes, quand, à Madagascar, elle rencontre des enfants qui dansent pour elle et le reste de la classe, en guise de bienvenue dans leur école. "Ils ont dansé pour nous, ils sont là pour nous. Alors qu’on n’est rien. On n’est personne." Ce sont de ces rien ni personne dont il doit être question dans le noir, des rien ni personne qui s’éveillent et se réveillent sous un autre jour, celui du bout de la route que nous faisons nous aussi, chaque jour ensemble.

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We used to wait, par Arcade Fire, sur leur album de 2010, the Suburbs. Aujourd’hui, il est question de cette article, enquête de longue durée, du New York Times, signée Jodi Kantor et Catherine Einhorn. Enquête qui va à la rencontre de ces familles syriennes éclatées à travers le monde. Ici nous sommes au Canada. Il est question ici de l’histoire de la famille Al Hajj qui a quitté la Syrie donc, dont une partie se trouve au Liban. Deux frères, et leurs familles respectives qui se sont réfugiées à Beyrouth, jusqu’à ce que les autorités canadiennes appellent une partie de la famille pour leur dire qu’ils ont été choisi pour venir vivre à Toronto. Il y est question de la séparation difficile mais d’un départ que l'on ne peut pas refuser, ni empêcher. Il y est question de la culpabilité d’avoir laissé les siens derrière, des sms permanents pour rester en lien. Et malgré tout du désir de se fonder un avenir et une nouvelle vie dans son pays d’accueil.

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