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De gauche à droite : le Premier Ministre Pedro Sanchez, le roi Felipe VI et le Premier Ministre sortant à Madrid le 2 juin 2018.

Jean-Louis Comolli "Une terrasse en Algérie" / Italie, « laboratoire » de la démocratie ? / Parti Socialiste en Espagne / Disputes politiques de vacances

59 min
À retrouver dans l'émission

Jean-Louis Comolli vous parle de son livre "Une terrasse en Algérie", et Barbara Loyer se demande si le socialiste Pedro Sanchez pourra gouverner l'Espagne. Les chroniques s'intéressent à la démocratie en Italie et aux disputes politiques de vacances.

De gauche à droite : le Premier Ministre Pedro Sanchez, le roi Felipe VI et le Premier Ministre sortant à Madrid le 2 juin 2018.
De gauche à droite : le Premier Ministre Pedro Sanchez, le roi Felipe VI et le Premier Ministre sortant à Madrid le 2 juin 2018. Crédits : Fernando Alvarado / POOL - AFP

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec Jean-Louis Comolli, réalisateur, scénariste et écrivain, pour Une terrasse en Algérie, aux éditions Verdier, récit intime, entre mémoire et oubli, de sa jeunesse dans l’Algérie des années 50, mais comment la décrire dans ce pays natal perdu subitement dans une guerre qu’on évitait de commenter, de nommer. C’était le temps des étés sans fin sur les plages d’Algérie...

Mon père avait appris l’arabe au lycée, il le pratiquait en étant médecin à Philippeville, et moi non. Ce manque m’a travaillé, l’idée que j’étais passé à côté d’une deuxième langue qui était à portée d’oreille. Pour moi c’est une des condamnations les plus violentes que je peux faire de la colonisation : les jeunes pieds-noirs auraient dû obligatoirement apprendre l’arabe au lycée, ça a été fait du temps de mon père et plus du mien.

La guerre d’Algérie est tombée sur moi en 55, un an après le début… Je revenais de la plage, au mois d’août, et là je suis arrivé devant une scène qui m’a marqué à vie : j’ai vu un rassemblement d’Arabes qu'une brigade de gardes mobiles encerclait et un officier leur demandait leurs papiers. Chacun sortait ses papiers et je n’oublierai jamais ce geste terrible de l’officier qui déchirait les papiers devant eux : ils étaient condamnés à mort sans passer devant un tribunal et simplement parce qu’ils étaient Arabes… Sans que je sois encore très politisé à l’époque, ça m’a révolté.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier : L’Italie, « laboratoire » de la démocratie ? Le pays coutumier des « crises de gouvernement » vient-il d’adopter le chemin le plus court vers l’instabilité politique ? Si l’Italie peut être considérée comme un « laboratoire » de la démocratie, ce serait en l’occurrence celui du docteur Faust. 

Courrier international publie une revue de la presse italienne sur la formation du nouveau gouvernement. Il Sole-24 Ore observe que les résultats ont dessiné « une carte électorale coupée en deux : au Nord, traditionnellement plus prospère, la Ligue a séduit avec des promesses de baisses d’impôts et un discours anti-immigration. Au Sud, plus pauvre et miné par le chômage et l’émigration des jeunes, le Mouvement 5 étoiles a tablé sur la proposition d’un revenu de base ». Les mouvements populistes, explique Il Fatto Quotidiano, « renvoient à la nostalgie d’un peuple uni et pur, à l’affirmation de son droit à exercer directement le pouvoir (éventuellement en se choisissant pour ventriloque un chef plus ou moins charismatique), au rejet des intermédiations, des institutions, de la représentation, et enfin, à l’identification d’ennemis à combattre sans relâche parce qu’ils usurpent les prérogatives du peuple et lui soutirent sa souveraineté. » 

Pourtant – souligne Erri de Luca dans L’Obs – la coalition hétéroclite qui a pris le pouvoir ne peut pas être considérée comme l’expression directe de la volonté populaire : la Ligue et le M5S « ne sont en aucun cas des forces qui ont remporté les élections, mais deux tronçons qui passent une alliance de circonstance, en dehors de tout programme ». 

« Il flotte, dans l'histoire de la démocratie italienne, une sorte d'impuissance, ressentie comme une fatalité, à régir la vie du pays avec les instruments propres à une démocratie moderne » affirme Simonetta Greggio dans Le Monde

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Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :   Après 7 ans de gouvernement, le Premier Ministre espagnol Mariano Rajoy a été renversé en 7 jours, entraîné par les affaires de corruption du Parti Populaire. Le socialiste Pedro Sanchez arrive au pouvoir enfin victorieux, mais minoritaire dans une Espagne instable : pari opportun, mais risqué. 

Espagne: le Parti Socialiste pourra-t-il gouverner ? Xavier Martinet s'entretient avec Barbara Loyer

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : Enfin un nouveau sujet de dispute… Oui, se disputer sur les vacances, ça n’est pas très nouveau, la France des montagnes contre la France de la mer, les souvenirs de l’été dernier en Bretagne avec ce soleil éclatant – je le dis de cette manière-là pour ne pas me fâcher avec les Bretons – ou bien le souvenir du mois d’août seul sur la plage de Menton – je dis cela pour ne pas me fâcher avec les auditeurs de la Côte d’Azur, que voulez-vous tout le monde n’a pas la chance de partir en vacances dans la Drôme. 

Tout cela c’est de la dispute classique, mais en dehors de ces considérations météorologiques, voici le retour des disputes politiques de vacances. 

Eh bien voilà sous l’effet conjugué de Donald Trump, de la persécution des Rohyngas, de la Hongrie de Victor Orban et enfin de la victoire de la ligue et du mouvement cinq étoile en Italie, ce type de débat est en train, à nouveau, de faire trembler les chaumières. Vaut-il mieux soutenir la politique inique de Donald Trump en allant en Floride plutôt que d’apporter son soutien à la junte thaïlandaise en allant se baigner dans les eaux glacées de la dictature ?

La recrudescence des idéologies fascisantes rend de plus en plus difficile de trouver un lieu de vacance "démocratie-friendly"

@PetitsMatinsFC

Chroniques

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Jean-Louis Comolli : "L’Algérie n’est pas une question de souvenirs mais d’attachement très profond, mon cœur est là-bas"
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L'Humeur du matin par Guillaume Erner

Disputes politiques de vacances
Intervenants
  • cinéaste et critique
  • Politologue spécialiste de l'Espagne et enseignante et chercheure en géopolitique à l'Université de Paris-VIII
L'équipe

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