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Gérard Genette en 2011.

Alain Joubert "Le Cinéma des surréalistes" / Vérités et mensonges sur la prison / Elections en Irak / Disparition de Gérard Genette

59 min
À retrouver dans l'émission

Alain Joubert vous parle de "Le Cinéma des surréalistes", et Adel Bakawan des élections en Irak. Les chroniques s'intéressent à la prison et la disparition de Gérard Genette.

Gérard Genette en 2011.
Gérard Genette en 2011. Crédits : Ulf Andersen / Aurimages - AFP

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel : Tewfik Hakem s'entretient avec Alain Joubert pour Le Cinéma des surréalistes aux éditions Maurice Nadeau.

Alain Joubert, essayiste, romancier et poète, rejoignit le groupe surréaliste dès 1955, participa à toutes ses activités jusqu’à l'auto-dissolution, à son initiative, et qui dresse aujourd’hui un panorama du cinéma des surréalistes, explorant 162 films à travers 12 thématiques.

Il y a toujours eu un malentendu à cause ou grâce à Luis Buñuel. Les surréalistes se sont beaucoup intéressés au cinéma dès l’origine mais peu d’entre eux ont pratiqué le cinéma. Les premiers films du genre relèvent beaucoup plus d’une esthétique avant-gardiste de l’époque cinématographique que de l’esprit du surréalisme. Il faut attendre ‘Un chien andalou’ et l’âge d’or pour que d’un seul coup le surréalisme déferle sur l’écran. Mais ça a alors créé un énorme malentendu parce qu’on a cru que les films de Buñuel montraient une sorte de forme définitive de ce que pouvait être l’image cinématographique surréaliste, ce qui est faux. C’était l’émergence d’un style personnel.

"Le cinéma des surréalistes" d'Alain Joubert
"Le cinéma des surréalistes" d'Alain Joubert Crédits : Editions Maurice Nadeau

En positif et en négatif, la chronique cinéma de Michel Ciment, de la revue mensuelle de cinéma Positif : coup de cœur pour Everybody Knows d’Asghar Farhadi, et un dossier sur mai 68.

Le Journal des Idées par Jacques Munier : Vérités et mensonges sur la prison. Une enquête récente, qui décortique la manipulation dans une célèbre expérience menée en 1971 à l’université Stanford sur la prison, fait réagir de nombreux chercheurs.

Conduite par Philip Zimbardo au département de psychologie de Stanford, elle rassemblait vingt étudiants volontaires jouant le rôle de gardiens et de prisonniers. Elle fut arrêtée au bout de six jours car – explique son initiateur – « les gardiens se montrèrent brutaux et souvent sadiques, et les prisonniers, après une tentative de rébellion, dociles et accommodants, même si la moitié d’entre eux furent si perturbés psychologiquement qu’ils durent être libérés plus tôt que prévu ». Le professeur Zimbardo en a tiré une sorte de loi du comportement humain : l’effet Lucifer. C’est le poids et l’influence des circonstances qui peuvent faire de nous des tortionnaires ou des agneaux, « et aucune frontière étanche ne sépare le bien et le mal ». Presque aussi célèbre que l’expérience de Milgram sur l’obéissance, citée dans quantité de manuels de psychologie, de sociologie ou de criminologie, l’expérience de Stanford est typique d’un stade behavioriste de la psychologie américaine, en réaction à la psychanalyse : « les psychologues doivent s’intéresser uniquement à ce qu’ils peuvent mesurer : les comportements. Tout peut être expliqué en termes de plaisir et de douleur, de récompense et de punition. »

Le Dr Philip Zimbardo, professeur à l’université de Stanford, explique l'expérience qu'il a menée :

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« L’expérience de Stanford », film de Kyle Patrick Alvarez (2015) : que se passe-t-il quand une étude de psychologie expérimentale tourne mal ? Ce thriller psychologique bouleversant s’inspire d’une histoire vraie. Billy Crudup incarne le Dr Philip Zimbardo, professeur à l’université de Stanford. En 1971, ce dernier décide de réunir 24 étudiants volontaires pour jouer les rôles de prisonniers et de gardiens dans une prison fictive. Son objectif est d’étudier la source des comportements abusifs dans les prisons. Les résultats de l’expérience sont stupéfiants : en quelques jours à peine, les participants – des étudiants issus de la classe moyenne – se transforment tantôt en monstres sadiques assoiffés de pouvoir, tantôt en victimes soumises. « L’expérience de Stanford » a remporté deux prix au Sundance Film Festival, dont celui du meilleur scénario. Il a été réalisé en étroite collaboration avec le Dr Zimbardo en personne. Il s’agit d’un thriller saisissant qui traite de la part obscure du pouvoir et des conséquences de l’emprisonnement.

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Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet : Moins d'un électeur sur deux s'est rendu aux urnes : cette situation s’explique par la lassitude des Irakiens. L’abstention est un message qu’ils adressent à leurs dirigeants, unanimement jugés corrompus. Et l'abstention massive semble avoir profité aux listes anti-système. Ce quatrième scrutin législatif depuis 2005 est le premier organisé après la fin de la guerre contre l’EI. Selon les résultats provisoires, la donne politique est inédite : la victoire des partis d’opposition «indépendants» marque la défaite du Premier Ministre Haider al-Abadi. En Irak, les électeurs peuvent-ils gagner la guerre contre l'ingérence ?

Xavier Martinet s'entretient avec Adel Bakawan, docteur en sociologie politique, chercheur associé à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner : La rencontre du Petit Robert et du grand Gérard.

Et oui, Gérard Genette, le grand critique littéraire, nous a quitté vendredi dernier à l'âge de 87 ans, et c'est aussi ce week-end que le dictionnaire Robert accueille ses mots nouveaux, ouvrant ses pages au terme de "cosplay", probablement pour rendre hommage à  Gérard Genette, avec deux catégories d'humains : ceux qui ne savent pas ce que veut dire "cosplay" et et ceux qui ignorent qui est Genette.

Le terme de "cosplay", issu de l'anglais, ets la contraction de costume et de play, il s'agit donc de se déguiser en son personnage de fiction favori, qu'il s'agisse de Deadpool ou d'un personnage de la guerre des étoiles. Une activité de déguisement pas nécéssairement prévue pour les enfants mais qui témoigne de notre amour des histoires. Et c'est là où cet étrange néologisme de "cosplay" rend hommage au travail de Gérard Genette, car s'il fallait résumer en un mot son travail, on pourrait qu'il s'est toujours attaché aux histoires, aux manières de raconter les histoires, la narratologie, ce rapport étrange que l'homme entretient aux histoires et aux personnages.

@PetitsMatinsFC

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Gérard Genette et le Robert
Intervenants
  • auteur
  • critique de cinéma, écrivain, producteur de radio
  • directeur du département recherche de l'Institut de Recherche et d'Études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO), directeur du Centre de Sociologie de l'Irak (CSI/ Université de Soran)
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