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Alain Pacadis

Cinéma : Alain Pacadis / Avoir raison avec Sartre / Brexit / La vidéo pourrait bien avoir la peau des stars de la littérature

1h
À retrouver dans l'émission

Alexis Bernier, François Buot, Eva Ionesco et Bayon évoquent Alain Pacadis et les années Palace, et Richard Davis se demande qui payera la facture politique du Brexit. Les chroniques évoquent Sartre et du nombre de lecteurs Allemands en chute libre.

Alain Pacadis
Alain Pacadis Crédits : © Editions Le mot et le reste

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le journaliste Alexis Bernier et l'écrivain François Buot, auteurs de Alain Pacadis, itinéraire d'un dandy punk, aux Editions Le Mot et le Reste (re-édition 2018). Avec les témoignages de la réalisatrice Eva Ionesco et du journaliste écrivain Bayon qui ont tous deux connu Alain Pacadis. Dans Une jeunesse dorée, son dernier film sorti en salles aujourd'hui, la réalisatrice Eva Ionesco fait la chronique des nuits parisiennes des années Palace - les années 70, 80 - et ressuscite Alain Pacadis (1949-1986), le chroniqueur punk du journal Libération.

_Ce qui est formidable avec Alain Pacadis, c'est qu'il est partout. Quand on lit ses articles on trouve toutes les années 70, 80 : il est la première star de Libération. On a raconté sa vie, mais on l'a surtout utilisé pour raconter toute une époque, on a essayé de traverser tout ça, l'arrivée de McDonald, le combat des gays en France... Pacadis était un personnage fantomatique, il se racontait mais il y avait comme une part d'imbécillité chez lui, quelque chose de profondément naturel. C'est le produit d'un style, d'une époque et d'un journal : Libération.    _Alexis Bernier

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

« Situations », les textes d’intervention du philosophe Jean-Paul Sartre dans l’actualité et les débats de son temps paraissent dans une nouvelle édition augmentée.

Le volume Situations, V (Gallimard), couvre une dizaine d’années cruciales, avec la guerre d’Algérie, la déstalinisation en URSS ou l’insurrection de Budapest. C’est une traversée de l’époque, précise et documentée, un ensemble que Sartre considérait « comme une part essentielle de son œuvre, celle qui avait le plus de chances de lui survivre ». Et de fait, ces textes parus dans sa revue Les Temps Modernes ou d’autres journaux et publications dénotent un souci de l’information exacte ou de la mise en perspective historique qui n’empêche pas l’engagement, lequel est servi par une langue nerveuse et acérée, toujours « en situation » et qui semble prendre le lecteur à témoin, le tirer constamment par la manche. Sur le colonialisme, dès le début des « événements » en Algérie, Sartre fait le point. « Le colonialisme est un système » revient en détail sur l’origine de l’entreprise coloniale qui peinait à définir un projet, si ce n’est de relocaliser des inactifs ou des indésirables. Puis avec l’expansion industrielle et commerciale sous le Second Empire, la prédation se met en place : « c’est le capitalisme lui-même qui devient colonialiste ». Non pas au bénéfice des populations autochtones, mais dans l’objectif de créer un nouveau marché, celui des colons qui feront main basse sur la terre, notamment par l’imposition du Code civil et de ses dispositions sur l’héritage, de manière à « émietter » la propriété le plus souvent collective « pour permettre aux spéculateurs de la racheter peu à peu ». Résultat pour les Algériens : « on a brisé l’ossature de l’ancienne société tribale sans rien mettre à sa place ». Face au plan de réformes de Guy Mollet appelé pour éteindre l’incendie qui couve, et à l’intransigeance des colons qui parlent déjà d’abandon, Sartre n’a qu’une réponse : « il n’y a pas à abandonner ce que nous n’avons jamais possédé ». Autre sujet à l’ordre du jour : l’insurrection de Budapest, fin 1956. La livraison des Temps Modernes en janvier 1957 lui est entièrement consacrée. En tête un long article de Sartre intitulé « Le fantôme de Staline » qui fait le lien entre la déstalinisation et l’émergence de mouvements de contestation en Europe centrale. 

Dans un livre qui vient de paraître aux éditions du Cerf sous le titre Sartre et le mystère en pleine lumière, Raoul Moati explore en détail cette curieuse chimère d’une psychanalyse, non pas de l’inconscient mais de la conscience, et de ses strates successives et immanentes de vécu, depuis la plus tendre ou rugueuse enfance. Son but est de rendre compte de la difficile progression des chemins de la liberté en chacun. Sa plus grande réussite est sans doute le livre sur Flaubert, L’Idiot de la famille. Dans un va-et-vient constant entre l’œuvre et la vie, l’enquête éclaire la genèse de l’écriture et, par elle, la formation de la personnalité de l’écrivain comme auteur littéraire.

Dans la dernière livraison de la revue Les Temps Modernes, Gérard Lebrun analyse le retour sans complaisance effectué par Sartre dans Les mots. Comme pour Flaubert, sa vocation littéraire est née dans le conflit avec sa condition infantile. Dans des aveux obscurs et transparents, il confesse avoir appris à se voir à travers les yeux des adultes comme « ce monstre qu’ils fabriquent avec leurs regrets ». Une pénible mais féconde auto-analyse : « J’étais rien » et « je refilai à l’écrivain les pouvoirs sacrés du héros ». Aujourd’hui, « ce vieux bâtiment ruineux, mon imposture, c’est aussi mon caractère : on se défait d’une névrose, on ne se guérit pas de soi. »

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

C'est la plus lourde défaite d’un dirigeant britannique depuis 1920, insistent les Travaillistes : Theresa May a largement perdu la validation de l’accord de Retrait de l’UE. Sa fragilisation et les divisions des Conservateurs augmentent l'incertitude politique. 

Xavier Martinet s'entretient avec Richard Davis, professeur de civilisation britannique à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialiste des relations entre la Grande-Bretagne et l'Union Européenne.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

On a perdu une partie des Allemands…

Oui entre 2012 et 2017 on a perdu un peu plus de six millions d’Allemands, très exactement l’on est passé de 36,9 millions d’Allemands à 30 millions. Alors l’Allemagne étant un pays d’un peu plus de 80 millions d’habitants, ces 30 millions d’Allemands ont une spécificité. Eh bien ces 30 millions d’Allemands sont des acheteurs de livres, autrement dit en l’espace de 5 ans, l’Allemagne a perdu six millions d’acheteurs de livres — de lecteurs probablement aussi — un phénomène qui, à ma connaissance, n’a pas été mesuré en France, mais qui pourrait bien expliquer la morosité des ventes de bouquins. Car évidemment la question est la suivante : où sont passés ces six millions d’Allemands. 

Or, ici, les chiffres sont sans appel : la courbe descendante du nombre d’acheteurs de livre est fonction du nombre d’applications disponibles sur internet. A chaque nouveau service disponible, on voit que cette courbe décroît. Alors, elle a décru avec l’arrivée des services de streaming, notamment avec l’apparition des sites musicaux, mais enfin et surtout avec l’apparition d’Amazon vidéo et de Netflix. 

Car on a enfin la réponse à cette énigme : comment font nos contemporains pour continuer à lire en regardant des séries ? Eh bien, maintenant on le sait: un choix s’est opéré chez ces gens-là, et ce choix s’est opéré au détriment du livre. Ces six millions d’Allemands qui n’achètent plus de livres, on est capable de savoir très précisément ce qu’ils font à la place, ils visionnent un peu plus de cinq films et surtout 20 épisodes de série par mois. Et lorsque l’on regarde 5 films et 20 séries par mois, eh bien, on n’a plus le temps de lire… 

Le pire évidemment, c’est que cette baisse est particulièrement accusée chez les jeunes lecteurs : un quart des 20 29 ans en Allemagne ont cessé d’acheter des livres, avec un temps passé sur internet qui, lui, a grimpé de manière exponentielle, on est quasiment à plus de 4 heures pour les 20-29 ans — 4 heures par jour, je le précise. 

Alors, contrairement à ce qu’évoquait une chanson, la vidéo n’a pas tué les stars de la radio, mais elle pourrait bien avoir la peau des stars de la littérature. 

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Intervenants
  • Ancien journaliste à Libération, dirige le magazine Tsugi
  • agrégé d’histoire, spécialiste de la période surréaliste.
  • écrivain, journaliste
  • professeur de civilisation britannique à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialiste des relations entre la Grande-Bretagne et l'Union Européenne
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