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"Grand Zéro" de Zed Yun Pavarotti

Musique : Zed Yun Pavarotti / Que demande le peuple ? / Kenya : attentat à Nairobi, qui est visé ? / Le destin fascinant de Theresa May

1h01
À retrouver dans l'émission

Zed Yun Pavarotti vous parle de ses deux albums, et Gérard Prunier de l'attentat de Nairobi. Les chroniques s'intéressent au peuple dans le contexte du grand débat national et à Theresa May.

"Grand Zéro" de Zed Yun Pavarotti
"Grand Zéro" de Zed Yun Pavarotti Crédits : © Jeune à Jamais

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le chanteur rappeur Zed Yun Pavarotti, autour de ses deux albums-phares ; Grand Zéro (sortie 2018) et _French cash_, à paraître très prochainement. 

Je suis arrivé à la musique par un de mes cousins que j'adorais, un modèle pour moi, il était fan de hard rock, métal, que j'ai écouté dès dix ans. Je trouvais ça inaudible, je me suis forcé, et finalement, je suis devenu fan. Je me suis formé tout seul musicalement, j'ai appris, m'acharnant sur ma guitare.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Le grand débat national suscite autant d’espoirs que de doutes, comme le montrent tribunes et analyses dans la presse.

Il peut « ouvrir une nouvelle phase dans le quinquennat », estime Gilles Finchelstein dans Le Monde. « L’enjeu, c’est de rééquilibrer à la fois la méthode – dans un sens plus démocratique – et l’orientation – dans un sens plus social. » Le grand débat national augure également « une nouvelle phase dans le mouvement des gilets jaunes », celle de la négociation consécutive à la mobilisation. « Dans ce conflit atypique, la phase de mobilisation n’a été le préalable à rien, elle donne un sentiment de répétition, voire de ritualisation. » Le grand débat « peut remplir la fonction symbolique de la négociation dans un conflit traditionnel ». Alice Mazeaud et Guillaume Gourgues signalent quant à eux une forme de piège : « faire de la participation au débat organisé par le gouvernement la seule modalité légitime d’expression publique et politique, permettre l’expression la plus large possible, et pas seulement celle des groupes mobilisés, pour démontrer que ces derniers sont minoritaires », et les faire apparaître comme « des agitateurs voire des adversaires de la démocratie » s’ils s’y opposent. Les politologues estiment cependant qu’on peut faire aussi « le pari de la démocratie et penser que le piège se refermera sur son initiateur ». Si une mobilisation massive fait « remonter des propositions élaborées » et bouscule « l’agenda gouvernemental, l’exécutif aura sans doute du mal à nier les attentes qui s’y expriment ».

« Que serait une démocratie réelle dans nos territoires aujourd’hui ? » demande  Michèle Riot-Sarcey dans les pages Débats&Controverses de L’Humanité. L’historienne rappelle que pour les révolutionnaires de 1848 et 1871 les associations ouvrières « démontraient comment l’auto-organisation permettait d’accéder à l’émancipation sociale quand chacun participait à l’organisation du travail comme à la vie collective ». 

Faut-il se limiter au cadrage des quatre thèmes proposés (transition écologique, fiscalité, organisation de l’État, débat démocratique et citoyenneté) ? Dans l’hebdomadaire Le un Loïc Blondiaux estime que « seul un débat véritablement démocratique permettra de sortir par le haut de la crise ». Le politologue suggère, dans le registre institutionnel, « le vote par jugement majoritaire : on donne une appréciation sur tous les candidats, et celui qui a le jugement médian le plus élevé est élu », une façon d’abandonner les votes par défaut, « qui ne reflètent pas toujours la volonté réelle des électeurs, et ainsi de produire davantage de légitimité », en évitant les conséquences du scrutin actuel : « le président ne peut vraiment se prévaloir que du soutien des 18 % des électeurs inscrits qui ont voté pour lui au premier tour ». L’hebdomadaire pose la question : « comment écouter le peuple ? » Éric Fottorino souligne la complexité supplémentaire de « prendre en compte et traiter la parole si diverse des Gilets jaunes, quand eux-mêmes ne se reconnaissent pas de véritables porte-parole et encore moins de chefs ? » Gérard Noiriel rappelle que « la définition du peuple n’est jamais neutre ni objective » car « c’est un enjeu de luttes, et qu’elle change constamment depuis l’Ancien Régime ». L’historien souligne aujourd’hui une « invisibilisation » des classes populaires, « avec un débat focalisé sur les questions identitaires, comme on le voit avec le cas des banlieues ». Or, « ceux qui manifestent aujourd’hui appartiennent aux couches les moins défavorisées des classes populaires – une constante dans tous les grands mouvements français, lors du renversement de Louis-Philippe en 1848 comme avec le Front populaire en 1936. Les couches les plus pauvres, venues des banlieues par exemple, n’ont pas rejoint le mouvement ». 

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Il s’agit de “l’attaque terroriste la plus impressionnante que le pays ait connue depuis de nombreuses années”, écrit le correspondant du quotidien britannique The Guardian. 700 personnes étaient piégées dans un immense complexe hôtelier et commercial de la capitale. C'est l'attentat le plus important depuis 5 ans au Kenya : 21 civils et 5 miliciens sont morts dans l'attaque de mardi à Nairobi. Les rebelles somaliens Shebab liés a Al Qaïda disent viser la politique américaine au Moyen-Orient et font aussi pression sur leurs adversaires en Somalie : Kenya et USA.

Xavier Martinet s'entretient avec Gérard Prunier, enseignant-chercheur, spécialiste de la corne de l'Afrique et de l'Afrique de l'Est.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Il y a quelque chose d’absolument fascinant dans le destin de Theresa May…

Et oui Theresa May, encore et toujours première ministre britannique, figure politique de l’empêchement : empêchée d’agir et empêchée de partir, parce que les uns refusent son plan d’action, mais les mêmes n’ont absolument aucun intérêt à la voir partir.

Theresa May devient l’égal d’une figure mythologique, d’un Sisyphe poussant son rocher, et je sais bien qu’il faut s’efforcer d’imaginer Sisyphe heureux, mais précisément, Sisyphe n’est pas, ne peut pas être un animal politique. Car le politique est le domaine de l’action, action verbale, ce que l’on appelle la parole performative, action légale ou même action charismatique, mais là rien ne fonctionne, rien ne se passe, tout échoue, et Theresa May Sisyphe est condamnée à pousser son rocher chaque jour. 

Alors, elle n’est pas la seule, on peut songer à un Mahmoud Abbas, leader palestinien octogénaire cherchant depuis soixante ans, soixante ans, un accord de paix qu’il ne verra probablement pas advenir ; aux leaders kurdes imaginant encore et toujours l’avènement d’un Kurdistan réunifié. Mais, précisément, la différence entre Theresa May et Mahmoud Abbas, c’est que Theresa May est une femme politique élue par temps de paix, une femme politique se heurtant chaque jour à l’absurde, lequel est défini par Camus, dans le mythe de Sisyphe, comme la raison lucide qui constate ses limites… Que peut faire Theresa May sinon se convertir à des sagesses orientales, à la méditation, aux philosophies contemplatives, pour devenir une sorte de Bouddha inerte…

On a beaucoup parlé de cette vague populiste née avec le Brexit, prolongée avec l’élection de Donald Trump, et finalement si cette vague populiste relevait du pur et simple nihilisme : Brexit enlisé au Royaume Uni, shutdown infini aux États-Unis, une sorte de neutralisation du politique, comme si les politiques abandonnaient Machiavel pour Lao Tseu — le Tao-tö king — pour qui je le cite,  « l’absence de désir procure la quiétude, alors l’empire se rectifie de lui-même ».

@PetitsMatinsFC

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Intervenants
  • Chanteur, rappeur
  • ancien chercheur au CNRS, aujourd'hui consultant indépendant et spécialiste de la Corne de l'Afrique et son interface avec le monde arabe
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