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Gaëlle Obiégly

Livre : Gaëlle Obiégly / La crise de l’œuvre d’art / République Centrafricaine / Les Millenials, qui sont ces jeunes déjà vieux ?

1h
À retrouver dans l'émission

Gaëlle Obiégly vous parle de son roman "Une chose sérieuse", et Emmanuel Chauvin s'interroge sur le prix de l'accord de paix en République Centrafricaine. Les chroniques s'intéressent à l’art contemporain et aux Millenials.

Gaëlle Obiégly
Gaëlle Obiégly Crédits : © Francesca Mantovani - Editions Gallimard

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Gaëlle Obiégly, à propos de son dernier roman, Une chose sérieuse (Editions Gallimard, Collection Verticales) ou l'histoire d'un écrivain recueilli dans une communauté "survivaliste", et engagé par sa richissime mécène dont il devient le scribe sinon le cobaye.

Le narrateur est engagé par cette femme qu'on appelle Chambray, qu'on dit la plus riche du monde, et il est chargé d'écrire ses mémoires - il est "ghost writer" . Il prétend avoir une puce dans le cerveau, en tous cas, tout au long de sa confession il informe un hypothétique interlocuteur qu'on lui a implanté une puce informatique dans le cerveau et cela fait de lui un homme obéissant aux désirs de Chambray. Il est augmenté, il est modifié par un implant informatique, mais on peut se demander aussi s'il ne s'agit pas d'un délire paranoïaque.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Le fossé semble se creuser entre l’art contemporain et le grand public, malgré le succès des salons et foires internationales : Genève ce weekend, Bruxelles depuis le 26 janvier, Karlsruhe ce mois-ci…

Dans un livre paru récemment au Seuil sous le titre Esthétique de la rencontre. L’énigme de l’art contemporain, Baptiste Morizot et Estelle Zhong Mengual, en adoptant le point de vue d’une esthétique de la réception, s’emploient à scruter le paradoxe de l’art contemporain qui ne susciterait au mieux que de l’indifférence, au pire la dérision ou la colère. C’est ce qu’ils appellent « l’indisponibilité » des œuvres aujourd’hui, qui ne produisent plus d’effet émotionnel ou artistique, ni émancipateur. Pour eux, ce n’est pas l’inculture du public, pas plus que les postures de certains artistes qu’il faudrait incriminer mais une mutation du rapport à l’art, marqué par une forme de consumérisme auquel les artistes réagiraient en se rendant « indigestes », ainsi qu’une sorte de « double contrainte » schizophrénique qui pèserait sur eux : l’affirmation de la liberté absolue de la création artistique dans un contexte contraint de marché, avec en plus – depuis les avant-gardes du XXe siècle – la vocation à « changer la vie » par des reconfigurations de notre sensibilité, de notre perception, de notre pouvoir d’agir.

Dans un livre qui vient de paraître chez Payot & Rivages sous le titre Création et anarchie. L’œuvre d’art à l’âge de la religion capitaliste, Giorgio Agamben entreprend une « archéologie » de « l’œuvre d’art » – un syntagme devenu « opaque ». Il revient d’abord sur les révolutions esthétiques du siècle dernier, ainsi résumées par Guy Debord – qui avait fait partie des dernières franges des avant-gardes dans le mouvement lettriste : « Le dadaïsme a voulu supprimer l’art sans le réaliser ; et le surréalisme a voulu réaliser l’art sans le supprimer. La position critique élaborée depuis par les situationnistes a montré que la suppression et la réalisation de l’art sont les aspects inséparables d’un même dépassement de l’art. » (Thèse 191)

On revient à l’œuvre et à la peinture avec l’article d’Amélie Adamo sur le retour de l’expressionisme, dans le magazine L’œil. Depuis les années 2000, une nouvelle génération de peintres partage une même inspiration expressionniste : « une même révolte contre l’ordre du monde, un même désir furieux de peindre, un souffle de liberté et d’anticonformisme, une puissance formelle et une expressivité extrême. » Pas étonnant, souligne Amélie Adamo « que le public soit touché par ce type de démarche percutante, dans une société en crise » et « dans un monde de l’art contemporain bercé par les lois du marché, le lisse et la froideur désincarnée du concept qui laisse dubitatif ou indifférent. »

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

La RCA est suspendue à un accord de paix qui doit être paraphé demain à Bangui : "compromis" prometteur car c’est le plus large depuis le début du conflit entre groupes armés du Nord et gouvernement ; et incertain parce que c’est le 7ème en 6 ans et que les influences étrangères s'intensifient. République Centrafricaine : quel est le prix de l'accord de paix ?

Xavier Martinet s'entretient avec Emmanuel Chauvin, géographe, maître de conférences à l’Université Toulouse - Jean Jaurès.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Les Millenials, qui sont ces jeunes déjà vieux ?

Si l’on ne vous a jamais infligé d’article sur les Millenials, c’est que vous ne lisez pas la presse. Les Millenials sont des individus devenus adultes aux environs de l’an 2000. Une génération de consommateur mais aussi de gens de pouvoir, il parait par exemple qu’un Millennial gouverne la France. Alors, les Millenials sont nombreux – 2 milliards, à la louche. En Chine seule, ils sont 400 millions. Mais précisément, ils sont tellement nombreux qu’il est évidemment impossible de leur conférer une quelconque homogénéité, et c’est cela le paradoxe : depuis quand avoir le même âge veut dire se ressembler ?

Les Millenials n’ont pour seul point commun que la biologie : leurs cellules se sont développées entre 1980 et 2000. La multiplication du discours sur cette pseudo classe montre la manière dont la sociologie est en train de se dissoudre dans le marketing. Les Millenials intéressent parce qu’étant 2 milliards, ils dépensent un pognon de dingue, d’où les études qui leurs sont consacrées.

Face à cette pseudo notion de Millenials, le Marx sociologue se retournerait doublement dans sa tombe. L’idée marxiste, c’est qu’une condition économique façonne mode de vie et vision du monde. Une idée popularisée au point d’avoir donné du boulot aux sondeurs et marketeurs qui étudient les CSP, les catégories socio-professionnelles. Alors, certes, à un certain niveau de généralité, être né au même moment provoque des comportements communs, mais les disparités de revenus, et de situations sociales, sont telles qu’il n’y a rien d’homogène dans le comportement de ces personnes. Leur prêter un mode de vie commun marque en fait l’oubli définitif d’une approche sociologique véritable.

Parler de Millenials, c’est faire croire qu’une classe d’âge équivaut à une classe de consommateurs. La diffusion de ce terme révèle l’emprise donc que le marketing possède sur notre monde. Parce qu’il paraît que les plus aisés des Millenials achètent des produits de griffe, s’étourdissent dans la consommation. Ce n’est pas leur identité commune de Millenials qui les incite à consommer de manière identique, ce sont les difficultés de cette génération qui l’incite à s’abîmer dans la consommation. Comme si leur fétichisme de la marchandise marquait un retour aux sociétés primitives. 

@PetitsMatinsFC 

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