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Léonard de Vinci, Etudes de balistique, Plume et encre brune.

Expo : Léonard de Vinci / Brexit, saison 2 / Missiles nucléaires / Gilets Jaunes et revendications culturelles

59 min
À retrouver dans l'émission

Emmanuelle Brugerolles vous parle de l'exposition "Léonard de Vinci", et Isabelle Facon de l'instabilité nucléaire entre Washington et Moscou. Les chroniques s'intéressent au Brexit et aux inégalités sociales et culturelles.

Léonard de Vinci, Etudes de balistique, Plume et encre brune.
Léonard de Vinci, Etudes de balistique, Plume et encre brune. Crédits : Léonard de Vinci © Dessin de la collection des Beaux-Arts de Paris

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

On fête cette année, en France et à l'étranger, les cinq-cents ans de la mort de Léonard de Vinci (1452 - 1519). A cette occasion, les Beaux-Arts de Paris lui consacrent une exposition, et offrent à voir quatre de ses dessins et d'autres dessins de ses contemporains, dont Raphaël, Lippi, Gozzoli...

Tewfik Hakem s'entretient avec Emmanuelle Brugerolles, commissaire de l'exposition _Léonard de Vinci et la Renaissance italienne_, aux Beaux-Arts de Paris, jusqu'au 19 avril 2019, au Cabinet des dessins Jean Bonna.

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

La perspective du « no deal », un départ de la Grande Bretagne de l’Union européenne sans accord, semble se profiler à l’horizon.

Et c’est la pierre d’achoppement de la frontière entre les deux Irlande qui s’avère in fine le nœud du problème, à moins de deux mois du Brexit et après dix-sept longs mois de négociation, comme le rappelle Cécile Ducourtieux dans Le Monde. Pour éviter le retour d’une démarcation physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, Michel Barnier avait proposé le « backstop », ou « filet de sécurité », une clause temporaire pour maintenir cette frontière ouverte aux biens et aux personnes. L’Irlande du Nord resterait alignée sur les normes européennes (sanitaires, réglementaires, fiscales, etc.), les contrôles de marchandises s’effectuant entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni. Mais c’est là où le bât blesse : le backstop reviendrait à unifier l’île d’Irlande en l’amarrant à l’Union européenne. Les dix députés nord-irlandais du Parti unioniste ne veulent pas en entendre parler. Or Theresa May a besoin d’eux pour conserver sa majorité à la Chambre des communes.

Politiquement, la situation pourrait profiter aux travaillistes, qui réclament la tenue d’élections générales plutôt qu’un nouveau référendum sur le Brexit, c’est du moins la position de Jeremy Corbin. Car les projets relancés par le Labour depuis qu’il en a pris les rênes en 2015 s’accommodent mal des règles budgétaires européennes : « renationaliser des services publics délabrés après leur privatisation ; réhabiliter l’investissement public, notamment dans le secteur industriel créateur d’emplois ; encadrer la finance »… Dans Le Monde diplomatique, Chris Bickerton souligne le paradoxe : la plupart des nouveaux militants d’un parti qui « s’est hissé au rang de plus grande formation européenne en nombre d’adhérents » est favorable à l’Europe. Le politologue de Cambridge évoque « la voie étroite » d’un Brexit de gauche : « quitte à entretenir l’ambiguïté », le parti travailliste, une fois au pouvoir, envisage de négocier un accord pour une union douanière, qui obligerait le Royaume-Uni à respecter les règles fixées par l’Union européenne sans pour autant renoncer à son programme politique. « Sortir des traités européens pourrait par ailleurs permettre de repenser le modèle de croissance britannique » ajoute Chris Bickerton.

L’opposition entre les « pour » et les « contre » l’Europe, mise en scène médiatiquement, doit être dépassée, selon Jean-Marc Ferry, au profit d’une réflexion de fond sur « la crise technique de la gouvernance par les règles », ainsi que sur la « crise éthique de solidarité et de coresponsabilité politique des États membres ». Le philosophe, spécialiste et traducteur de Habermas, dresse dans la revue Études le bilan d’une Europe problématique pour dégager l’horizon d’une Union où les souverainetés nationales pourraient s’organiser en vertu d’un « principe de coresponsabilité solidaire autorisant une coordination macroéconomique ». Pour lui, « l’erreur est d’avoir instauré une monnaie unique dans une zone à la fois économiquement hétérogène et juridiquement décloisonnée, sans prévoir en même temps des dispositifs de compensation ». Car les règles budgétaires imposées par Bruxelles amènent les Etats – le nôtre en particulier – à résorber le déficit des finances publiques en réduisant les dépenses – notamment sociales – et en accentuant la pression des prélèvements obligatoires. D’où une stagnation du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires qui nuit à l’activité.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Nouvelle crise diplomatique entre Washington et Moscou après le double retrait du traité de limitation des missiles de moyenne portée INF ce samedi.Donald Trump accusait le Kremlin de violer le traité, le Kremlin réfute et réplique. Après "l'équilibre de la terreur", la défiance, et l'instabilité ?

Xavier Martinet s'entretient avec Isabelle Facon, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des politiques de sécurité et de défense russes.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Les Gilets Jaunes devraient ils avoir des revendications culturelles ? Si l’on en croit le sociologue Pierre Bourdieu, la réponse est oui évidemment. Et cependant, la culture est aujourd’hui quasi absente des revendications des Gilets Jaunes, comme l’ont noté le metteur en scène Stanislas Nordey ou le journaliste du monde Michel Guerrin. Pas de revendications culturelles sur les manifs, alors même que les inégalités, si l’on en croit Bourdieu, sont de deux types : inégalités sociales mais aussi inégalités culturelles, les secondes se situant dans le prolongement des premières. 

C’est que pour l’auteur des Héritiers ou de La reproduction, l’école transforme de la reproduction sociale en sélection légitime. Comme l’écrit Bourdieu, « Pour que soient favorisés les plus favorisés et défavorisés les plus défavorisés, il faut et il suffit que l’école ignore dans le contenu de l’enseignement transmis, dans les méthodes et les techniques de transmission et dans les critères de jugement, les inégalités culturelles entre les enfants des différentes classes sociales ». Et c’est ainsi que pour Bourdieu, l’école sélectionne bien plus un savoir être, qu’un savoir-faire, le premier étant infiniment plus complexe à apprendre que le second, tout simplement parce que les « bonnes manières » pour réussir dans le monde peuvent éventuellement s’apprendre mais ne s’enseignent pas. 

Alors bien entendu, on comprend pourquoi la culture n’est pas au centre des revendications, il y a des urgences, comme le disaient les révolutionnaires russes, une paire de botte est plus utile que l’œuvre de Shakespeare. Mais c’est aussi parce que les inégalités sociales semblent pouvoir être régulées plus simplement que les inégalités culturelles — difficile de taxer la lecture de Shakespeare. Dommage, on pourrait protéger plus encore les services publics culturels, et je ne plaide pas seulement en faveur de ma paroisse laïque, France culture… 

Et cependant, s’il y a une certitude, plus encore un consensus parmi tous les sociologues de toutes les paroisses, c’est que le rapport à la culture est ce qui détermine pour une part essentielle la réussite des individus. La culture, c’est aussi et d’abord cela qui émancipe, voilà pourquoi au moment du grand débat il ne faut pas se tromper d’amis. 

@PetitsMatinsFC 

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner
Les "gilets jaunes" devraient-ils avoir des revendications culturelles ?
Intervenants
  • Conservateur Général du patrimoine, Chargée de la collection des dessins aux Beaux-Arts de Paris, Directeur d'Etudes à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes
  • maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des politiques de sécurité et de défense russes.
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