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Aziz Sahmaoui

Musique : Aziz Sahmaoui / Climat : la révolution copernicienne / Salvador / Retour sur le « doudoune gate »

1h
À retrouver dans l'émission

Aziz Sahmaoui et Martin Messonnier vous parlent de l'album "Poetic trance", et

Aziz Sahmaoui
Aziz Sahmaoui Crédits : © Sabir EL MOUAKIL

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le musicien Aziz Sahmaoui et son producteur Martin Messonnier, à l'occasion de la sortie de l'album Poetic Trance (Pias /Blue line).

L'art des Gnawa a toujours été présent, musicalement, avant nous, d'autres artistes se sont intéressés à cette musique, mais c'est vrai, c'est une vague qui a emporté beaucoup de monde, on se retrouvait dans ce côté traditionnel mais rock aussi, le climat était festif, la musique était légère, ça embarquait tout le monde, les gens avaient besoin de respirer autre chose, de s'identifier à autre chose. C'était impressionnant.    Aziz Sahmaoui

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Ce qui m'intéresse c'est de travailler avec des artistes, Aziz, Khaled, Fela, des grands artistes... Le principal moteur c'est le plaisir, partager des trucs ensemble. Me retrouver dans des ambiances que j'aime, partager. Il faut comprendre que tous ces artistes quand ils sont arrivés en Europe, ils avaient déjà une carrière, des groupes,  il fallait plutôt les aider.    Martin Messonnier

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Climat : la révolution copernicienne. L’expression est employée par l’économiste Patrice Geoffron dans une tribune sur la transition écologique publiée dans Le Monde : « Un grand récit aura manqué pour donner du sens à l’effort ». Selon le prof à Paris-Dauphine, face aux défis de la transition écologique et au poids des énergies carbonées – 80% du bilan énergétique mondial – « le seul déploiement massif d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques » ne suffira pas. C’est pourquoi il parle de révolution copernicienne. Dans les nations démocratiques, cela suppose de réinventer « des processus délibératifs », de manière à éviter les fractures sociales et territoriales, car « seules les sociétés où les objectifs de cette transition auront longuement infusé, où le sens des efforts sera largement partagé, où la charge aura été équitablement répartie, gagneront en résilience et progresseront ». 

Dans un article dense et éclairant publié sur le site d’information et d’analyse AOC sous le titre « Repenser le droit à l’heure de l’Anthropocène », la juriste Mireille Delmas-Marty souligne ce paradoxe : « au moment où l’Humanité devient une force tellurique capable d’influencer l’avenir de la planète, elle semble impuissante à influencer son propre avenir », car « rien (ou presque rien) ne semble changer dans la vision nationaliste et souverainiste qui sous-tend les systèmes de droit conçus et pensés à partir des États ». Pourtant, la globalisation implique de fait une déterritorialisation, qu’il s’agisse des flux financiers ou de l’information, des risques globaux (climatiques ou sanitaires) ou des crimes globalisés (trafics, corruption, terrorisme). 

La dernière livraison de la revue Critique pose la question : comment vivre dans un monde abîmé ? En écoutant le chant des oiseaux comme font les poètes, et en prenant la mesure de ce que serait un monde sans eux, ni leur intimité sonore, leur langage sans paroles. Marielle Macé rappelle la remarque de Francis Ponge : « en français le mot oiseau contient toutes les voyelles de l’alphabet. Cela en fait une sorte de chant intérieur ou latent. » Comment imaginer un printemps sans oiseau ?… La revue Les others, les autres, c’est-à-dire aussi les vivants non-humains, s’emploie, par le reportage et la photographie, à donner voix et figure à notre environnement naturel. L’écrivain et aventurier John Davis parcourt des milliers de kilomètres à la marche, en canoë ou en vélo, de la Floride jusqu’au Québec ou du Canada au Mexique pour observer les entraves posées par les infrastructures humaines aux libres déplacements des animaux. Et imaginer des solutions pour reconnecter de larges espaces sauvages. Ça s’appelle le « rewilding », le réensauvagement.

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Le Salvador a élu comme président l'ancien maire de la capitale San Salvador, Nayib Bukele, ce dimanche 3 février. Milliardaire et coqueluche des jeunes, ce publicitaire a promis d'éradiquer la violence et la corruption qui gangrènent son pays. Le Salvador a mis fin à 30 ans de bipartisme en élisant Nayib Bukele en tant que président de la République. Cet outsider, milliardaire de 37 ans, a gagné les élections dès le premier tour avec 53% des voix. Entré en politique en 2011, ce publicitaire a fait de l'anticorruption son cheval de bataille face aux deux partis historiques, responsables de 13 ans de guerre civile : l'Alliance républicaine nationaliste, parti de droite néolibérale, et le Front Farabundo Marti pour la libération nationale, parti de gauche issu de l'ancienne guérilla (FMLN). Salvador : une autre République d'Amérique centrale «En Marche» ?

Julie Gacon s'entretient avec David Garibay, professeur de science politique, université Lumière Lyon-2.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Retour sur le « doudoune gate ». Eh bien oui, je dois des explications aux auditeurs suite à ce qu’il convient d’appeler le « doudoune gate », un épisode qui prendra place parmi les grandes mystifications journalistiques, le charnier de Timisoara et la possession d’armes de destruction massive par Saddam Hussein. 

Non, Raquel Garrido, cette avocate proche de la France insoumise n’a pas de doudoune de marque Canada Goose, enfin plus précisément, puisque l’on ne rigole pas avec la doudoune, sur la photo où Raquel Garrido a superposé un gilet jaune sur une doudoune blanche, la dite doudoune n’est pas de marque Canada Goose. C’est ma faute ma grande faute, le logo pouvait évoquer le logo de Canada Goose, mais ma vue basse de matinalier me l’a fait accroire, mais, non, lorsque l’on agrandit la photo, on voit que la doudoune de Raquel Garrido est distinguée par la carte du Québec et non celle de l’arctique comme sur les Canada Goose… 

La doudoune de Raquel Garrido est donc une évocation, je dis bien évocation parce que je tiens à m’en tenir à un jugement de fait et non un jugement de valeur : si je disais qu’il s’agit d’une copie, ou d’un faux, vous imaginez le nouveau tour que prendrait ce « doudoune gate ». Donc oui, je me suis trompé, tout seul, contrairement à ce qu’ont suggéré les troupeaux de trolls anonymes — trolls que je ne peux pas remercier puisqu’ils sont anonymes — je me suis trompé seul, sans le secours de mon camarade Brice Couturier, Alexandre Benalla ou que sais-je… 

Mais maintenant l’erreur est établie, Libération a effectué un check news, l’AFP n’a pas encore réagi, c’est une doudoune qui vaut environ 200 euros, à vous de voir si 200 euros c’est une doudoune de gauche ou pas — je me garderai là aussi de dire qu’il s’agit non pas d’une Canada Goose mais d’une Canada Dry, parce que là aussi on pourrait me soupçonner de tirer des conclusions politiques du vestiaire de Raquel Garrido, laisser sous-entendre qu’un parti serait une copie de l’autre, conclusion que je ne tirais pas hier. 

Mon propos consistait en effet à dire que nous vivons dans une société qui accorde une importance immense aux marques, la dernière société primitive, les symboles gri-gri et autres amulettes que l’on nomme logos jouent un rôle décisif, ce que le « doudoune gate » démontre parfaitement. Rien n’est plus important que les marques dans notre société aujourd’hui, que ces marques soient vraies ou fausses, et puis vraie ou fausse qu’importe puisque comme le disait Guy Debord, « Dans ce monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux ».

@PetitsMatinsFC 

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