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BD : Noah Van Sciver / L’empire des sons / Huawei : les bottes de 7 lieues de la puissance chinoise ? / Il y a pire que l’open space…

1h01
À retrouver dans l'émission

Noah Van Sciver vous parle de sa BD "Fante Bukowski", et Claude Meyer du scandale lié à Huawei. Les chroniques s'intéressent aux effets des sons et aux open space aliénants de Wework.

Autoportrait.
Autoportrait. Crédits : Noah van Sciver

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec l'auteur de bande-dessinée, Noah Van Sciver, qui fait paraître Fante Bukowski, L'échec était parfait ( tome 3) aux éditions L’Employé du moi, où la suite des mésaventures de son anti-héros - combinaison de John Fante et de Charles Bukowski - dont le rêve est bien de devenir une star littéraire. Avec la chronique mensuelle de Sonia Déchamps, du magazine Casemate.

Fante Bukowski, t. 3.
Fante Bukowski, t. 3. Crédits : © Noah van Sciver © éditions L’Employé du moi

Fante Bukowski a décidé d'être écrivain. Il veut se rebeller contre ses parents, il vient d'une famille aisée, il a honte de ses privilèges, et  veut montrer à son père qu'il peut réussir seul. Il n'a aucun talent en fait ; à ses yeux, être écrivain consiste à être bourré, non reconnu, dans le caniveau, comme Charles Bukowski, mais il a l'occasion d'être plume.

Fante Bukowski, t. 3.
Fante Bukowski, t. 3. Crédits : Noah van Sciver

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Petit exercice d’introspection partagée avec nos auditeurs : quels effets réciproques produisent les sons et les voix dans le poste de radio ?

Au commencement était le rythme, pensait Roland Barthes (L’Obvie et l’obtus. Essais critiques) car il est selon lui l’épure et la matrice du son. Il faisait même de la percussion rythmique une « caractéristique opératoire de l’humanité » à ses débuts : « on trouve sur certaines parois de l’époque moustérienne des incisions rythmiques » et par le rythme, l’écoute se libère de sa fonction de vigilance « pour devenir création ». Le sémiologue l’apparente à la formation du langage dans la séquence freudienne du fort-da, le jeu de la bobine qui va et vient, et symbolise l’alternance de l’absence et de la présence de la mère, une opération au cours de laquelle le retour de l’objet du désir devient signe. S’il est vrai que la vision a depuis repris le dessus dans la hiérarchie des sens, le fil ténu et intense de l’ouïe, qui nous relie au monde et entre nous, a longtemps été considéré comme une voie d’accès direct à l’âme. Accordée à la musique des sphères et à l’univers, la résonnance fait qu’« un corps vibrant produit un son qui peut provoquer à distance la vibration d’un autre corps ».

Aujourd’hui, le domaine émergent dans les sciences sociales des « sound studies » explore les contenus sociaux des environnements sonores, par exemple la manière renouvelée dont on écoute l’opéra à Paris après la Révolution (James Johnson), la privatisation du silence « devenu un bien rare à disposition des élites » et matérialisant des rapports de classe (Matthew Crawford), ou encore l’écologie sonore pratiquée par Bernie Krause, notamment dans la forêt du Costa Rica où le concert des voix animales définit des limites territoriales beaucoup plus précises que celles qui figurent sur les cartes géographiques. C’est le sujet du Hors-série de la revue Politiques de communication. Philippe Le Guern montre comment « le son produit et révèle le tissu social dans lequel il opère ». Il cite aussi Jonathan Sterne, auteur notamment d’ Une Histoire de la modernité sonore (La Découverte), qui met en cause la distribution convenue des rôles entre la vue et l’ouïe : « l’écoute immerge le sujet tandis que la vision lui offre une perspective » ou bien « le son vient à nous alors que la vision se déplace vers ses objets » ou encore « l’écoute tend vers la subjectivité tandis que la vision tend à l’objectivité ». Des « prénotions » qui auraient notamment pour origine les travaux de McLuhan sur l’évolution de nos systèmes de représentation et la mutation anthropologique dans la hiérarchie des sens et, du coup, dans notre manière de percevoir le monde. « Pour McLuhan, le virage décisif qui s’opère à la renaissance, en raison de la diffusion de l’imprimerie, est celui qui fait passer l’homme du monde de l’oralité au monde de la vue. »

Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Lundi 4 février, les services de renseignement norvégien ont soupçonné Huawei, le géant chinois des télécommunications, d'avoir des velléités d'espionnage envers le royaume scandinave. Le lendemain, Pékin a rejeté ces accusations et les Etats-Unis ont décidé de convaincre les pays de l'Union européenne de ne pas solliciter Huawei pour les réseaux 5G de téléphonie mobile. Le premier équipementier télécoms mondial, détenant un chiffre d'affaires de 81,7 milliards d'euros en 2017, représenterait un risque pour la sécurité. 

Julie Gacon s'entretient avec Claude Meyer, professeur à  PSIA-Sciences Po et conseiller au Centre Asie de l‘IFRI.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Il y a pire que l’open space… 

Oui, oui l’open space vous connaissez : c’est cet espace de bureau partagé où vous êtes censé travailler, produire des efforts, sauf qu’une partie de vos efforts est destinée à vous permettre de vous concentrer, parce qu’entre votre collègue qui téléphone et celui qui croque dans son muesli, même un yogi perdrait son calme. 

Eh bien, on a inventé quelque chose de pire que le bureau partagé : le bureau « partagé partagé », autrement dit un open space que plusieurs sociétés occupent simultanément, chacune payant au temps d’occupation des sièges. Et quand je dis « inventer », ça n’est pas un inventeur dans son coin qui a eu l’idée de ce machin, mais une multinationale qui est la seconde capitalisation en terme d’entreprise innovante, après Uber, il s’agit de WeWork dont vous trouverez le portrait par exemple dans Les échos du jour. 

A WeWork, on travaille, et pour l’entreprise en question on peut même dire que l’on travaille fort puisque l’entreprise est valorisée à 50 milliards d’euros, soit deux fois la valeur de Saint-Gobain. Alors à WeWork on travaille, on travaille fort tandis que votre vie à vous est un enfer, puisque WeWork a inventé la flexibilité absolue, vous n’avez plus d’employeur, puisque vous êtes travailleur indépendant : vous n’avez plus de place, plus d’espace, vous devez tout louer. Et si WeWork vaut si cher, c’est parce que les financiers ont pensé que cette entreprise montrait l’avenir du travail. 

Et ce qu’il y a de fabuleux dans WeWork, c’est que cet enfer pour les travailleurs construit un paradis pour les investisseurs, car tandis que des millions de freelance louent des bureaux partagés, les investisseurs font des affaires à l’ancienne en achetant de la pierre. Alors bien sûr, comme on est dans la nouvelle économie, ces bureaux sont décorés de manière cool et l’on y trouve de l’eau aromatisée, mais derrière cette façade nouvelle, on est de retour aux rentiers du XIX e siècle. 

Et, encore une fois, c’est Marx qui avait raison, « Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tout le système social, cette agitation et cette insécurité perpétuelles distinguent l'époque bourgeoise de toutes les précédentes » écrivait il, c’est toujours la lutte des classes, mais dans les bureaux partagés, cela devient la lutte des places.

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