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Philippe Besson

Livre : Philippe Besson / Le retour des djihadistes / Frappes aériennes au Tchad / Les réseaux sociaux rendent-ils bêtes et méchants ?

1h
À retrouver dans l'émission

Philippe Besson vous parle de son roman "Un certain Paul Darrigrand", et Roland Marchal du soutien de la France au président tchadien Idriss Déby. Les chroniques s'intéressent à l’exfiltration des ex-combattants de l'EI et aux réseaux sociaux.

Philippe Besson
Philippe Besson Crédits : Maxime Reychman @ Editions Robert Laffont

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec l'écrivain, romancier, Philippe Besson, qui fait paraître aux éditions Julliard : _Un certain PaulDarrigrand_

Paul Darrigrand est quelqu'un que je croise au début de l'automne 1988 alors que je commence ma dernière année d'études à l'Université de Bordeaux. Ce jour-là, à la rentrée, je le croise à peine, il est déjà impressionnant pour moi, il a une allure. Deux heure plus tard, je le revois au Resto U, et au moment où une fille s'apprête à s'asseoir en face de moi, il surgit, dit je vais m'asseoir là, et je suis harponné, amoureux à la première seconde.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Alors que l’assaut a été lancé par la coalition arabo-kurde contre le dernier réduit de l’Etat islamique en Syrie, le scénario de l’exfiltration des ex-combattants de l’organisation se précise.

D’après Le Monde, ce serait dans le cadre d’une « opération internationale coordonnée », notamment appuyée par les Etats-Unis. Selon cette hypothèse reposant sur un accord entre alliés, il s’agirait « d’organiser une sorte de pont aérien permettant l’évacuation des djihadistes étrangers de Syrie ». Un système qui « aurait l’avantage de pallier le manque de moyens de certaines nations pour récupérer leurs djihadistes et d’encadrer la sortie des personnes concernées avec toutes les garanties du droit international ». Alors que « la France freinait des quatre fers sur les rapatriements de djihadistes, arguant qu’ils pouvaient être jugés sur place » et que « seuls les enfants pouvaient faire l’objet d’une exfiltration », l’annonce par le président américain du retrait des forces américaines de Syrie a accéléré le calendrier et modifié la position française.

Ce qu’on redoute aujourd’hui, c’est que « les Kurdes jusque-là soutenus par les Etats-Unis relâchent la surveillance des combattants étrangers dans leurs camps, avec à la clé un risque d’évasion et de dispersion ». Sans confirmer l’information – rapporte Courrier international – le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré mardi que « ceux qui rentreront en France seront judiciarisés et confiés aux juges ». Interrogé par le quotidien britannique The Telegraph, un responsable de la place Beauvau a précisé qu’« aucun détail pratique n’a été arrêté pour l’instant, ni la nature des opérations visant à les rapatrier, ni le nombre exact de personnes concernées, ni la date ». Environ 130 ressortissants français – une cinquantaine d’adultes (hommes et femmes) et des dizaines d’enfants – sont détenus par les Forces démocratiques syriennes (FDS), majoritairement kurdes. Mais comme le rappelle Le Point, « leur nombre pourrait augmenter alors que les dernières poches du groupe Etat islamique, désormais acculé sur un territoire de quatre kilomètres carrés, sont en train de tomber ». L’hebdomadaire indique que « face à la menace turque, les Kurdes syriens négocient un accord sécuritaire avec le régime de Damas, qui pourrait alors mettre la main sur des centaines de djihadistes ». 

La dernière livraison de la revue Ethnologie française (PUF) est consacrée aux effets sociaux des attentats. Contribuent-ils à renforcer la cohésion nationale ou font-ils apparaître des clivages plus profonds, comme après l’attentat de Charlie Hebdo, avec les débats autour d’être ou ne pas être Charlie. Une fois passé l’effet de souffle de l’événement, « ces attaques laissent place à des conflits d’interprétation et des débats contribuant à en amplifier l’impact social », relève Jérôme Truc qui insiste sur l’intérêt de la démarche ethnographique, de terrain et qualitative, par rapport aux enquêtes quantitatives fondées sur les sondages d’opinion. 

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Les Enjeux Internationaux par Julie Gacon :

Dimanche 3 février, dans le nord du Tchad, une colonne de pick-ups d'une armée rebelle a été bombardée par sept avions Mirage 2000 français. Ce groupe armé, en provenance de Lybie, n'est autre que l'UFR, l'Union des forces de la résistance. L'UFR se dirigeait vers le sud, il est probable que l'objectif était d'atteindre la capitale N'Djamena pour renverser une nouvelle fois le président actuel, Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 27 ans. L'opération française s'est terminée le mercredi 6 février. En 2006 et 2008, la France a stoppé deux tentatives de putsch via la logistique et le renseignement.

Julie Gacon s'entretient avec Roland Marchal, chargé de recherche CNRS / CERI Sciences Po Paris.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Les réseaux sociaux rendent-ils bêtes et méchants ?

C’est le vieux débat qui est relancé après la découverte des exactions d’une certaine Ligue du LOL. Cette ligue du LOL, composée de journalistes et de gens de communication, principalement des hommes, et ils auraient harcelé principalement des femmes. Cela s’est passé vers la fin des années 2000, ils sélectionnaient des victimes et se défoulaient sur elles, au mieux à coup de blagues lourdingues, au pire avec des actions menaçantes, une bande à la Orange Mécanique version 2.0. En somme, dans la ligue du LOL, la seule chose qu’il y a avait de vrai, c’était le mot ligue…

Parmi ces gens, certains sont aujourd’hui des journalistes au travail sérieux, d’où les interrogations que ces révélations nourrissent, une sorte d’affaire Medhi Meklat collective, du nom de ce jeune homme qui twittait des horreurs racistes sous un pseudo connu de tous. 

D’où le retour de cette interrogation : pourquoi les réseaux sociaux sont-ils si accueillants pour les trolls, au point de transformer en trolls des gens a priori équilibrés ? Alors, on peut bien entendu disculper l’outil, un peu comme si l’on disait qu’un couteau est innocent lorsqu’il est impliqué dans un assassinat. Mais j’avoue que cette hypothèse ne me satisfait qu’à moitié. Bien entendu, c’est le harceleur qui harcèle, et doit donc répondre de ses actes et de ses propos machistes ou homophobes et ainsi de suite, mais comment expliquer leur abondance sur les réseaux sociaux ? 

Peut-être grâce à cette affirmation de Paul Valéry : « le fond n’est qu’une forme impure ». Cela veut dire que la forme d’un message influe sur son fond, cela voudrait dire que les réseaux sociaux sont un lieu finalement propice aux messages haineux, minables, aux remarques de dingues que l’on n’oserait pas formuler dans le monde réel. Empiriquement, cette assertion est évidente : il suffit de jeter un coup d’œil sur Twitter pour se dire qu’heureusement, le monde réel ne ressemble pas encore à cela. 

En tout cas, ce qui est certain, c’est qu’un moyen de communication n’est jamais neutre : la forme brève, la prédominance du virtuel, l’existence d’un certain type de vocabulaire et d’échange, le souhait de trouver la formule qui tue, ou bien encore un moyen de communication qui est plus fait pour asséner que pour échanger. Tout cela pourrait expliquer que les réseaux sociaux soient beaucoup plus réseaux que sociaux. 

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@PetitsMatinsFC 

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Intervenants
  • Ecrivain
  • chargé de recherche au CNRS, rattaché au laboratoire du Centre de recherches internationales (CERI-Sciences Po).
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