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Coffret "Il était une fois Hollywood" de Julia et Clara Kuperberg.

Cinéma : Il était une fois Hollywood / Faire peuple / Gouverner l’Espagne / Le plan de relance de L’Express

59 min
À retrouver dans l'émission

Julia et Clara Kuperberg vous parlent de leur coffret "Il était une fois Hollywood", et Barbara Loyer des difficultés rencontrées par Pedro Sanchez pour gouverner l'Espagne. Les chroniques s'intéressent à la figure du peuple et au journalisme.

Coffret "Il était une fois Hollywood" de Julia et Clara Kuperberg.
Coffret "Il était une fois Hollywood" de Julia et Clara Kuperberg. Crédits : Editions Montparnasse

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec les sœurs Julia et Clara Kuperberg, à l'occasion de la sortie de leur coffret DVD, Il était une fois Hollywood. paru aux Editions Montparnasse. Hollywood, face cachée : les réalisatrices réunissent dix documentaires sur les coulisses de Hollywood, depuis la naissance de l'industrie américaine des films.

On nous appelle les soeurs Kuperberg. On est des passionnées de cinéma américain depuis toujours, on est nées dans le cinéma, on passait notre temps à regarder des films. Aujourd'hui, c'est un gros budget, tout notre argent passe dans le choix et l'achat d'archives à partir desquels on construit de nouvelles idées, de nouveaux films.   Clara Kuperberg

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Le cinéma français, italien n'est pas autant un miroir de la société que le cinéma américain à ses débuts. Ce qui est important pour nous, c'est conceptualiser : ce qu'on adore c'est l'histoire, l'histoire américaine, et on se sert du cinéma pour parler de l'histoire. On ne connaissait pas cet épisode mais Hollywood a été créé au début du siècle par une femme, Alice Guy Blache, secrétaire de Gaumont. Elle a été la première à faire un film narratif, "La fée aux choux ", en 1895. Elle a ensuite été oubliée.   Julia Kuperberg

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Le grand débat parviendra-t-il à la fois à exprimer une parole cohérente et à faire émerger la figure du peuple, dans toute sa diversité ?

« Je suis né peuple j'avais le peuple dans le cœur… Mais sa langue elle m'était inaccessible. Je n'ai pas pu le faire parler. » C’est Michelet qui s’exprime ainsi, non pas dans Le Peuple mais dans Nos fils et l’aveu d’impuissance a de quoi étonner de la part de celui qui s’employa pourtant à le représenter dans l’histoire. C’est que le peuple est une entité à géométrie variable, même s’il semble doué d’une remarquable permanence à travers les siècles. Lorsque l'on cherche à le définir, on tombe le plus souvent sur ce que Pierre Rosanvallon appelait, à propos de la représentation démocratique « le peuple introuvable ». De fait, c’est aussi sa plasticité qui en fait un terme mobilisable en tous sens dans le champ politique, ce qu’Alain Badiou appelait sa « dangereuse inertie », alors que « populaire » semble plus connoté, comme dans « mouvement populaire», « tribunal populaire », « front populaire » ou « populo »… Pierre Bourdieu, dans un article des Actes de la recherche en sciences sociales, était plus réservé quant à la langue lorsqu’on adjoint le qualificatif de « populaire ».

Dans Le Monde, Lucie Soullier et Abel Mestre analysent l’inflation actuelle du mot peuple dans le vocabulaire politique, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, au risque d’affaiblir son pouvoir de subversion. Le populisme qui s’en réclame n’est en effet « ni un programme ni un régime, mais une stratégie s’adossant à un style plébéien. Une nouvelle grammaire politique qui consiste à établir une frontière entre ceux d’en bas et ceux d’en haut »

Le « grand débat » en cours peut-il en constituer un moment fondateur ? Dans l’hebdomadaire Le 1, qui est consacré à la question, Vincent Martigny observe que « contrairement au défouloir anonyme des réseaux sociaux », il permet « une confrontation physique à l’occasion de laquelle les citoyens peuvent exprimer sur la place publique leur refus d’une société individualiste et morcelée ». Et qu’il « rappelle certains traits marquants de la culture politique française : le goût de la discussion (et de la polémique), une appétence pour la chose publique et un sens profond de la justice sociale, qui tranchent avec l’apathie démocratique qui est trop souvent la norme dans les pays développés ». 

Dans Le Figaro, Ran Halévi pose la question : « D’où vient qu’en France les mouvements sociaux prennent, plus qu’ailleurs, la tournure d’une révolution ? C’est qu’ils ressuscitent, à chaque épisode, un vieux fantôme de nos guerres civiles : le conflit tumultueux entre légalité politique et légitimité révolutionnaire. » L’historien spécialiste de l’Ancien régime et de la Révolution rappelle chez les Jacobins « l’appropriation rhétorique de la figure du peuple, un sacerdoce de vertu érigé en instrument d’épuration ». Et il redoute que « le débat national qui libère aujourd’hui la parole et apaise quelque peu les esprits ne constitue qu’un palliatif, non un remède ». Tout en estimant que « la démocratie participative vaut toujours mieux qu’un embrasement de notre impétuosité révolutionnaire ».

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Arrivé au pouvoir il y a 7 mois, le PM Pedro Sanchez est fragilisé. La droite qui lui reproche des concessions aux indépendantistes réclamait samedi dernier sa démission. Minoritaires au Parlement, les socialistes pourraient aussi subir un désaveu lors du vote du budget aujourd'hui. Gouverner l’Espagne : parcours piégé pour Pedro Sanchez ?

Xavier Martinet s'entretient avec Barbara Loyer, politologue spécialiste de l'Espagne et enseignante et chercheure en géopolitique à l'Université de Paris-VIII.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Allez maintenant c’est au tour de L’Express

Oui, L’Express, le news magazine qui incarne les news magazine, eh bien c’est son tour de connaître un plan de relance, comme on dit pudiquement dans les médias, parce que bien souvent c’est un plan de relance dans le mur. 

Alors je vous passe les détails, mais disons pour faire court que L’Express change de main, 51 % des parts passent entre les mains d’Alain Weill, fondateur de Next Radio, autrement dit notamment de BFM TV, bon jusqu’ici pourquoi pas… Mais les projets d’Alain Weill tels que les raconte Le Figaro du jour passent par le départ de 30 à 40 journalistes sur 110, soit près d’un tiers de journalistes en moins pour faire le magazine. L’Express sera donc plus mince mais évidemment plus dense annonce le nouveau patron, avec ce nouveau mot d’ordre « on ne peut pas tout traiter », ce qui en langage patronal veut dire « ça sent le sapin ». — c’est cela un plan de relance dans les médias, le seul secteur où l’on croit que le « less is more » (moins, c’est plus) a un avenir : on va vous en offrir moins et vous nous achèterez plus…. 

Tout cela pour tirer deux conclusions. Alors, attention, la première conclusion est corporatiste : journaliste est une profession sinistrée, absolument sinistrée. S’en prendre aux journalistes parce qu’ils incarnent le système, c’est à peu près aussi malin que de considérer que les vidéo clubs représentent la nouvelle économie. Le nombre de cartes de presse ne cesse de chuter, et les jeunes journalistes sont des précaires sous-payés. Si l’on veut vraiment puiser un qualificatif chez Nizan pour évoquer les journalistes, alors les journalistes, les jeunes en tout cas, ne sont pas des chiens de garde, mais des intellectuels prolétaroides. Et puis, seconde conclusion, un jour ou l’autre, il faudra bien que l’on se demande si cette insatisfaction vis-à-vis des médias n’est pas corrélée à la paupérisation des médias… 

Si les journaux se vendent et se revendent, à Alain Weill, à Kretinsky, à qui vous voudrez, c’est parce que les français ne les achètent plus. On a fini par accréditer que l’information devait être gratuite, ce qui est une excellente nouvelle pour tous les oligarques qui ont décidé de se les offrir. Car ne l’oubliez pas, en matière d’information comme du reste, ce qui est gratuit ne vaut absolument rien.

@PetitsMatinsFC 

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Intervenants
  • Réalisatrice et productrice, co-fondatrice de Wichita Films
  • Réalisatrice et productrice, co-fondatrice de Wichita Films
  • Politologue spécialiste de l'Espagne et enseignante et chercheure en géopolitique à l'Université de Paris-VIII
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