LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Gâteau de Saint-Valentin.

Musique : Chansons d'amour / St-Valentin, priez pour nous / Nordstream 2 / Simone Veil semble être une Marianne parfaite

1h
À retrouver dans l'émission

Hélène Hazéra évoque ses chansons d'amour phares, à l'occasion de la Saint-Valentin, et Angélique Palle les tensions Europe-Russie sur le Nordstream 2. Les chroniques s'intéressent à la tradition de la Saint-Valentin et à Simone Veil.

Gâteau de Saint-Valentin.
Gâteau de Saint-Valentin. Crédits : Tommaso Boddi / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Hélène Hazéra, spécialiste de la chanson française et ancienne productrice de l'émission Chanson Boum! A l'occasion de la Saint-Valentin, elle évoque pour nous de grands noms de la chanson, fredonne quelques refrains, se souvient de Piaf, de Prévert, de Moustaki.

Beaucoup de chansons  de Nicole Louvier chantent l'amour entre femmes, et à l'époque, il n'y en avait pas beaucoup, je trouve son écriture extraordinaire. Chanter l'amour il n'y a que ça qui est bon. C'est Moustaki qui m'avait dit : " Piaf chantait tout l'amour". C'était énorme la façon dont elle chantait l'amour.

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Comme de nombreuses fêtes, la Saint-Valentin est aussi une aubaine pour le commerce. Mais d’où vient cette tradition ?

Le saint martyr a bien existé au IIIème siècle, mais la célébration amoureuse de sa fête semble aussi liée aux Lupercales, un rite de fécondité romain de la mi-février, comme il arrive souvent pour les fêtes religieuses qui se superposent à des cultes calendaires païens afin de capter des énergies collectives. D’ailleurs l’Église a retiré le saint du calendrier liturgique – ça ne s’invente pas – en 1969, année érotique, comme on sait… C’est que le caractère profane du saint patron des amoureux avait fini par l’emporter. Les bijoutiers et les fleuristes le savent bien, qui font un gros chiffre ce jour-là. 

Pour les sites et services de rencontres, la fête est « l’équivalent du Black Friday dans le commerce – observe Nicolas Richaud dans Les Echos. Ce 14 février, combien de millions d’utilisateurs seront-ils dans le monde à se chercher un rendez-vous galant sur un site ou une application de dating » ? La majorité d’entre eux se retrouveront sur l’une des offres du géant américain Match Group. Un catalogue de plus de 45 marques, dont Tinder, qui fait figure de vitrine et pèse déjà près de la moitié des revenus du groupe. « Conçu comme un appeau à Millennials avec l’idée de les rediriger vers les offres payantes de Match », l’application est devenue celle qui génère le plus de revenus au monde après Netflix. « La carte du Tendre semble bien loin, mais même sur les services de rencontres, de plus en plus mâtinés d’algorithmes et d’intelligence artificielle pour vous aider à trouver le conjoint idoine, rien n’est joué d’avance. » C’est aussi l’une des limites du système : la fidélité en amour. « Si le service tient ses promesses, l’utilisateur n’a pas à s’en servir ad vitam aeternam. »

Mais revenons aux traditions. À la St Valentin on s’écrit des billets doux, on les appelait les « valentins ». Martin Buber considérait les mots « je » et « tu » comme les termes fondamentaux de la langue. Quand ceux-ci se conjuguent dans le retrait d’une pensée intime, c’est à une singulière présence qu’ils donnent lieu. « Je pense à toi » est la formule de cette étrange plénitude atteinte en l’absence de l’autre, car aucune pensée ne nous donne davantage le sentiment de notre existence que cette condition de sujet séparé et pensant à l’autre. C’est la prodigieuse alchimie de l’amour, qui s’opère en douce et même dans le manque ou l’attente. Saint Augustin la résumait ainsi : « Je n’aimais pas encore mais j’aimais à aimer et aimant à aimer je cherchais un objet à aimer ». Dans Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes écrit : « Je me suis projeté dans l’autre avec une telle force que, lorsqu’il me manque, je ne puis me rattraper, me récupérer… » D’où les effets collatéraux de l’addiction : Proust, qui parle à propos de l’amour de Swann du « chimisme même de son mal », le comparant à un morphinomane, décrit ainsi sa relation passionnelle avec Odette de Crécy qui lui en fait voir de toutes les couleurs : une passion « si étroitement mêlée à toutes les habitudes de Swann, à tous ses actes, à sa pensée, à sa santé, à son sommeil, à sa vie qu’on n’aurait pas pu l’arracher sans le détruire lui-même à peu près tout entier : comme on dit en chirurgie, son amour n’était plus opérable ». 

Et pour finir sur un beau geste : « La caresse consiste à ne se saisir de rien, à solliciter ce qui s’échappe sans cesse de sa forme vers un avenir… ce qui se dérobe comme s’il n’était pas encore », écrivait Emmanuel Levinas

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Après plus d'un an de controverses, les 28 Européens viennent de valider mardi le projet de gazoduc Nordstream 2 en Mer Baltique. Le tuyau doublera les approvisionnements gaziers russes en UE, et malgré quelques garanties commerciales, le projet modifie les équilibres géostratégiques européens. Nordstream 2 : entre la Russie et l'Europe, du gaz dans l'eau ?

Xavier Martinet s'entretient avec Angélique Palle, docteure en géographie et chercheure associée à l’Université Paris I panthéon-Sorbonne (UMR Prodig).

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Simone Veil semble être une Marianne parfaite…

A l’évidence, Simone Veil symbolise ce que pourrait être une Marianne, par son combat politique, bien sûr, son engagement pour la cause des femmes, bien sûr, et parce que ce serait un beau symbole que la République prenne le visage d’une femme juive pour en faire son emblème, au moment où le visage de cette femme est barré par la haine. Oui mais voilà, n’est-ce pas justement aussi ce qui pose problème ? 

Choisir Simone Veil comme Marianne aujourd’hui et non pas la semaine dernière, c’est le faire notamment en réaction à ces tags découverts à Paris 13ème, souillant son image. Un geste de haine, un geste microscopique à l’échelle des combats de cette femme. 

Personne ne sait qui a perpétré ce geste, mais sans même le savoir on peut imaginer l’infinie lâcheté qu’il y a s’en prendre à un pochoir sur une boîte aux lettres, une manière finalement plutôt réussie de montrer que l’on sait conjuguer ignominie et médiocrité. Et puis de l’autre côté il y a Simone Veil, et ce qu’elle représente. 

Or justement Simone Veil ne s’est jamais vécu comme une victime, elle a toujours été une combattante, toujours du côté de la vie, jamais de la plainte, comme si elle répétait, au travers des épreuves qu’elle traversa, cette scandaleuse phrase de Freud, « on n’est jamais victime que de soi-même ». Simone Veil, comme sa compagnonne de déportation, Marceline Loridan Ivens, n’ont eu de cesse de montrer qu’elles étaient plus fortes que la mort, plus forte que la mort, alors un tag vous pensez… 

Faire de Simone Veil aujourd’hui la nouvelle Marianne, juste après ce tagage, c’est faire accroire à ce minable petit tagueur qu’il justifie une réaction nationale, que son geste mérite une réponse politique, alors qu’il est tout simplement infra politique : tracer une croix gammée sur une boîte aux lettres, c’est juste une bonne manière de renseigner sur ce que l’on est, c’est une manière de montrer que la haine la plus vive se marie fort bien à une absence absolue de courage. Et à cet égard, c’est une bonne nouvelle pour les démocrates de tout poil, parce que cela signifie que les adorateurs de la croix gammée sont en réalité bien lâches… 

Alors, je vous laisse juges : songeons à l’auteur de ce graffiti, quand on commet un tel geste, qui est le souilleur, qui est le souillé ?

@PetitsMatinsFC 

Chroniques
6H02
26 min
Le Réveil culturel
Les chansons d'amour d'Hélène Hazéra
6H30
10 min
Journal de 6h30
JOURNAL DE 6H30 du jeudi 14 février 2019
6H40
5 min
Le Journal des idées
St Valentin, priez pour nous
6H45
10 min
Les Enjeux internationaux
Nordstream 2 : entre la Russie et l'Europe, du gaz dans l'eau ?
6H57
2 min
L'Humeur du matin par Guillaume Erner
Simone Veil semble être une Marianne parfaite
Intervenants
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......