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"Portrait d'un buveur" de Ruppert & Mulot.

BD : Florent Ruppert et Jérôme Mulot / La compagnie des fantômes / Venezuela / Dans une ferme il faut savoir tout faire y compris mendier

1h
À retrouver dans l'émission

Florent Ruppert et Jérôme Mulot vous parlent de leur BD "Portrait d'un buveur", et Jean-Jacques Kourliandsky de la situation au Venezuela. Les chroniques s'intéressent aux fantômes et à la paupérisation des agriculteurs.

"Portrait d'un buveur" de Ruppert & Mulot.
"Portrait d'un buveur" de Ruppert & Mulot. Crédits : © Editions Dupuis

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec le duo Florent Ruppert et Jérôme Mulot pour la sortie de leur album Portrait d'un buveur aux éditions Dupuis, dans lequel l'anti-héros est un pirate cruel, paresseux, lâche et alcoolique. Au travers de ce personnage inhabituel, ses auteurs s'amusent à déjouer de manière jouissive tous les codes des histoires de flibustiers auxquels nous sommes habitués.

Le point de départ de ce roman graphique est "L'île au trésor". C'est le livre qui a posé tous les jalons du genre pirate. Le genre existait avant lui, mais c'est lui qui a cristallisé tous les ingrédients. Tous les pirates dans "L’île au trésor" sont sincèrement horribles, ils sont vraiment lâches, ils sont dans des rapports de domination des uns des autres.   Florent Ruppert

"Portrait d'un buveur" de Ruppert & Mulot.
"Portrait d'un buveur" de Ruppert & Mulot. Crédits : © Editions Dupuis

L'ingrédient alcool dans le livre de Stevenson est très important : ils ne sont jamais courageux, tout ce qu'ils font, ils le font  parce qu'ils sont saouls et ils tous à moitié fous. C'est ce que nous avons voulu mettre en scène.   Jérôme Mulot

Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Les fantômes ne font plus peur mais ils continuent de hanter l’imaginaire et la mémoire. Des géographes ont entrepris d’interroger leur relation aux lieux.

Francine Barthe, Maria Bonte, Zara Fournier et Jérôme Tadié ont coordonné la dernière livraison de la Revue Géographie et Cultures, publiée à L’Harmattan sous le titre Géographie des fantômes, à laquelle ils ont également contribué. « Le fantôme souligne combien les traces du passé – qu’il soit conflictuel ou non – continuent d’influencer les pratiques, les usages et les représentations de certains lieux. » Les violences subies, la vie inachevée, accentuent cette présence, comme à Beyrouth après la guerre dans cette réflexion de l’écrivain Sélim Nassib : « La guerre est finie bêtement, sans qu’il ne se passe rien, sans un regret, sans un élan. Elle n’a rien laissé à penser. Tous les cadavres sans sépulture vont remonter, forcément. » (Fou de Beyrouth, 1992) 

Sinon, les villes ont plutôt tendance à effacer ces « lieux-fantômes ». À Paris comme ailleurs l’histoire des classes populaires et de leurs combats reste le plus souvent invisible. « On sait où ont dormi et travaillé les puissants, les rois, les intellectuels célèbres, les grands hommes (rarement les grandes femmes), mais pour les insurgés, les ouvriers, les immigrés, les marginaux… » les traces sont rares. C’est pourquoi deux journalistes de Libération, Damien Dole et Gabriel Pornet, lancent aujourd’hui sur le site du quotidien une cartographie historique et interactive du Paris populaire, appelée à se développer, en s’appuyant sur les travaux des chercheurs, les journaux d’époque et les archives. Ils s’en expliquent dans les pages idées : comment deviner, par exemple, que la butte Montmartre est le lieu d’origine de la Commune de Paris, lorsque « le 18 mars 1871 au matin, des femmes et quelques gardes nationaux s’interposent entre l’armée et les canons que le gouvernement veut confisquer » ? La lourde basilique du Sacré-Cœur construite « pour expier les fautes des communards » impose depuis lors sa froide réprobation à toute velléité de révolte.

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Samedi 23 février, une aide humanitaire sera envoyée par les Etats-Unis pour venir en aide à des millions de Venezueliens, empêtrés dans une crise économique et sociale dramatique. Les voisins sud-américains et l'Union Européenne ont participé à cette aide comportant de la nourriture, du matériel et des médicaments, d'une valeur de 100 millions de dollars. Pour le président Nicolas Maduro, il s'agit d'un "prétexte" pour une intervention militaire étrangère. Mais le président par intérim Juan Guaido compte faire entrer cette aide, malgré le soutien de l'armée au successeur d'Hugo Chavez. A moins de 24h de l'entrée prévue de l’aide humanitaire internationale au Venezuela, c'est le suspens : face à ce qu'il estime être une ingérence, Nicolas Maduro a fait fermer les frontières. Un mois après que Juan Guaido s’est autoproclamé président, la guerre des légitimités va-t-elle dégénérer ?

Xavier Martinet s'entretient avec Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’IRIS sur les questions ibériques (Amérique latine et Espagne).

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Voici comment les médias voient les paysans ruinés…

Oui, c’est une histoire qui tourne de télé en télé, une sorte de conte de fées, l’histoire d’une jeune fille de 15 ans qui lance une cagnotte sur internet pour aider ses parents surendettés, agriculteurs dans le Lot et Garonne. Elle doit récolter 45000 euros pour sauver la ferme familiale, il y a quelque chose de très émouvant dans l’amour de cette jeune fille pour ses parents, sa dévotion, et j’espère de tout cœur qu’elle va réussir à réunir cette somme, que la ferme de ses parents sera sauvée. 

Oui mais alors ensuite on fait quoi ? Je veux dire quand cette ferme sera sauvée, puisque il faut bien sûr qu’elle le soit. Cette cagnotte destinée à sauver une petite exploitation agricole a suscité moins de polémiques, c’est un euphémisme, que d’autres cagnottes récemment médiatisées. Et pourtant, quelle est la morale de cette histoire ? 

C’est qu’aujourd’hui lorsque l’on est un petit agriculteur, il faut compter sur la charité publique pour s’en sortir. A priori, ces agriculteurs se sont endettés pour mettre leur poulailler aux normes, l’exploitation a été placée en redressement judiciaire, mais les dettes demeurent trop lourdes. En d’autres termes, ces gens qui j’imagine se tuent à la tâche ne s’en sortent pas. 

Alors oui il y a un problème, je ne sais pas s’il est lié à la banque qui les a laissé s’endetter, à des activités trop onéreuses pour de petites exploitations, mais il y a quelque chose d’insupportable dans cette histoire de cagnotte : un peu comme si l’on acceptait l’idée que lorsque l’on travaille jour et nuit dans une exploitation agricole on doit, pour survivre, avoir recours à la générosité publique. Alors si l’on en est là, alors c’est quelque chose de dramatique, ce n’est pas un conte de fée cette cagnotte, c’est un scandale, un aveu terrible, les petits agriculteurs ne peuvent plus vivre, ils peuvent mendier, bien sûr mendier 2.0 sur internet, mais mendier tout de même. 

Un peu comme si l’on expliquait aux salariés de ce pays que la seule manière de boucler leurs fins de mois, c’était de gagner au loto… On m’a toujours dit que dans une ferme il fallait savoir tout faire, je ne savais pas, qu’en plus, il fallait savoir mendier. 

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