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Gabriel-François DOYEN (1726-1806), Le Sacrifice d'Iphigénie 1749-1750, huile sur toile, collection Motais de Narbonne

Exposition : Peintures françaises et italiennes des 17e et 18e s. / La gauche façon puzzle / USA vs Chine / Comment Michael Jackson permet de comprendre l’Eglise

59 min
À retrouver dans l'émission

Héléna et Guy Motais de Narbonne vous parlent de leur collection, et Philippe Le Corre de la guerre commerciale entre les USA et la Chine. Les chroniques s'intéressent à l'éclatement de la gauche et au documentaire sur la pédophilie de M. Jackson.

Gabriel-François DOYEN (1726-1806), Le Sacrifice d'Iphigénie 1749-1750, huile sur toile, collection Motais de Narbonne
Gabriel-François DOYEN (1726-1806), Le Sacrifice d'Iphigénie 1749-1750, huile sur toile, collection Motais de Narbonne Crédits : © Musée du Louvre / Pierre Ballif

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec les collectionneurs Héléna et Guy Motais de Narbonne autour de l'intégralité de leur collection réunie sur trente années au gré de leur plaisir, intitulée Peintures françaises et italiennes des XVII et XVIIIe siècles, et exposée à la Fondation Bemberg, Hôtel d'Assezat, à Toulouse, jusqu'au 2 juin 2019, après le Musée des Beaux-Arts d’Orléans.

Pourquoi le XVIIe et le XVIIIe ? On appartient à une génération qui faisait des études dites classiques. On étudiait le grec, le latin, on étudiait la mythologie et ce qu'on appelait l'histoire religieuse, il y a là tout un arrière-plan, et ces tableaux, avec leur grandiloquence parfois, ne nous faisaient pas peur.

Carlo MARATTA (1625-1713), Josué arrêtant le soleil, huile sur toile, collection Motais de Narbonne
Carlo MARATTA (1625-1713), Josué arrêtant le soleil, huile sur toile, collection Motais de Narbonne Crédits : © Orléans, Musée des Beaux-Arts/Christophe Camus
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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

La campagne des européennes est lancée. Le président a donné le ton et désigné son adversaire : le nationalisme.

Une nouvelle fois, les anciens clivages partisans sont passés à la trappe et la gauche se présente à l’échéance en mode pulvérisé. Luc Le Vaillant s’en émeut dans les pages idées de Libération. « Incapable de faire alliance, la gauche traditionnelle joue aux osselets avec sa colonne vertébrale. » Résumons : « Histoire de pendre le dernier social-démocrate avec les tripes du dernier secrétaire du PS, Mélenchon joue le peuple contre les élites, au risque de fricoter avec la pensée RN. » Benoit Hamon, « n’arrive pas à exister et se voit tiré vers le fond par ses boulets féministes et communautaristes ». « Le PC est un charmant fantôme qui se prend les pieds dans son suaire… Et Glucksmann, casque bleu rabibocheur, va finir par délayer sa bonne volonté dans ce triangle des Bermudes. » Enfin, les écolos, « fatigués de se faire détrousser au coin du bois, viennent de clouer le cercueil de l’alliance rose-verte ». C’est que face au « désastre des promesses non tenues, chacun a repris ses billes, et les revendications se sont fragmentées. Les identités plus ou moins malheureuses se crispent désormais sur leurs exigences ».

La dernière livraison de la revue Vacarme ausculte les « fractures ouvertes de la gauche ». Même constat : « Comme si tout le champ de la pensée s’était radicalement archipélisé, morcelé en îlots indépendants », la dissémination atteint même la praxis. « Non seulement les gauches multiples ne partagent presque plus jamais les mêmes combats, n’occupent plus les mêmes territoires… Mais surtout, quand elles occupent les mêmes lieux et les mêmes luttes elles s’y déchirent comme jamais. » Sur l’islam, l’immigration, la politique internationale (Syrie, Russie, Venezuela, Palestine), le travail, l’Etat ou l’Europe. La diversité était consubstantielle à la gauche, elle en constituait même la promesse d’idées nouvelles et d’émancipation, mais elle se résolvait au final dans la perspective d’un horizon d’attente commun. Aujourd’hui, comme le déplore Pierre Zaoui, le « narcissisme des petites différences » a pulvérisé le Principe Espérance, ce puissant concept où Ernst Bloch voyait l’aboutissement de l’esprit de l’utopie. 

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Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Une loi pour sécuriser les investissements étrangers d'ici 10 jours et un accord commercial entre Pékin et Washington le 27 mars : ces annonces du week-end seraient une inflexion importante des positions commerciales chinoises. Xi Jinping a-t-il cédé à la "guerre commerciale" américaine ?

Xavier Martinet s'entretient avec Philippe Le Corre, Senior Fellow à la Harvard Kennedy School, Cambridge (MA), chercheur au Mossavar-Rahmani Center for Business and Government et au Belfer Center for Science and International Affairs.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

Comment Michael Jackson permet de comprendre l’église…

Cela peut paraître paradoxal et pourtant, la vie du chanteur peut permettre de comprendre comment de si nombreux hommes d’église ont pu perpétrer l’un des pire crimes, la pédophilie, comment ils ont pu le perpétrer impunément pendant si longtemps. 

L’explication est offerte par un documentaire sur Michael Jackson — Leaving Neverland (Neverland étant le nom de la propriété du chanteur) diffusé par HBO — qui fait grand bruit actuellement outre atlantique. A en croire ce documentaire, il ne fait aucun doute que Michael Jackson a abusé de petits garçons, le chanteur était un prédateur sexuel de la pire espèce. Ceci n’est pas complètement surprenant puisque Michael Jackson avait déjà été soumis à un procès au sujet de ces accusations de viol sur mineur, accusations dont il avait été relaxé, et justement ce documentaire montre la manière dont Jackson a manipulé victime et témoins pour passer pour innocent de ce crime. 

Dans le cas de Jackson, comme dans celui de l’Eglise, ces crimes se sont déroulés au vu et au su de tous, plus les choses étaient connues, plus les choses étaient sues, plus paradoxalement elles semblaient cachées. Dans les deux cas, la religion a protégé ces institutions. Dans le cas de l’Eglise, cela va sans dire, dans le cas de Jackson, la célébrité a été une manière d’attirer les victimes et de nier ensuite l’évidence. 

Neverland, la résidence du chanteur, ultra médiatisée, était ainsi une prison pour ces enfants dont Jackson abusait. Le magazine américain The Atlantic décrit ainsi le rapport au chanteur comme s’il s’agissait du rapport à une divinité, les familles étant quasiment prêtes à tout pour offrir à ces dieux modernes, les superstars, ce qu’elles demandaient, y compris lorsque ce qu’elles demandaient était à ce point odieux. 

Des milliers de prêtres ont pu abuser des enfants sans être inquiété, Michael Jackson a pu faire de même pratiquement sous les objectifs des caméras, parce que ses fans d’une part, et le système de la célébrité d’autre part ont refusé l’évidence. Aujourd’hui encore, il se trouve un hashtag pour déclarer Jackson innocent, au mépris des preuves. 

Dans un cas comme dans l’autre, la croyance en un dieu autorise le sacrifice et condamne le sacrilège. 

@PetitsMatinsFC 

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Intervenants
  • Collectionneuse - peintures française et italiennes des 17 et 18e siècles
  • chercheur au Carnegie Endowment for International Peace et à la Harvard Kennedy School, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et professeur invité à l’ESSEC
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