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Photo de John C. Reilly, Steve Coogan dans le film Stan & Ollie de Jon S. Baird.

Cinéma : Stan et Ollie / Le Brexit, à double tranchant / Etats-Unis : Nasa - SpaceX / Karl Lagerfeld et le défilé dans une station de ski

59 min
À retrouver dans l'émission

Roland Lacourbe vous parle du film "Stan et Ollie", et Xavier Pasco de l'autonomie spatiale des Etats-Unis. Les chroniques s'intéressent au Brexit et au défilé posthume de Karl Lagerfeld pour Chanel.

Photo de John C. Reilly, Steve Coogan dans le film Stan & Ollie de Jon S. Baird.
Photo de John C. Reilly, Steve Coogan dans le film Stan & Ollie de Jon S. Baird. Crédits : Copyright Metropolitan FilmExport

@PetitsMatinsFC

Le Réveil Culturel par Tewfik Hakem :

Tewfik Hakem s'entretient avec Roland Lacourbe, critique et historien du cinéma, biographe de Laurel et Hardy, la véritable histoire", paru aux éditions de l'Archipel, venu nous parler de la sortie en salles ce jour du film Stan et Ollie de Jon S. Baird, film qui nous plonge au cœur de cette année 1954, année charnière de la vie de ce duo quand ils ont compris qu'ils n'ont pas tourné depuis 1951, qu'ils n'auront plus le succès qu'ils ont connu, et qu'ils essayent de rebondir en Angleterre. En fin d'émission, la chronique de Michel  Ciment, de la revue Positif.

Laurel et Hardy n'ont jamais été émouvants dans leur oeuvre mais eux-mêmes sont émouvants, et quand on les connaît un peu mieux - je les ai rencontrés - le film rend très exactement le sentiment qu'on peut avoir de ces personnages à la fin de leur carrière.

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Le Journal des Idées par Jacques Munier :

Les premières lignes de la tribune d’Emmanuel Macron sur l’Europe évoquent le Brexit à la fois comme une menace et l'occasion un appel à l’union.

Il serait « le symbole de la crise de l’Europe, qui n’a pas su répondre aux besoins de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain ». Le symbole aussi de sa vulnérabilité, car « ce sont le mensonge et l’irresponsabilité qui peuvent la détruire. Qui a dit aux Britanniques la vérité sur leur avenir après le Brexit ? » 

L’hebdomadaire Le 1 est consacré à l’interminable feuilleton du divorce. « Comment la fière Albion, qui dictait il y a peu encore ses règles à l’Europe, est-elle devenue si fragile, au point de ressembler désormais à un royaume désuni ? » demande Julien Bisson. Jean Quatremer lui répond en retraçant l’histoire chaotique des relations britanniques avec l’Europe, toujours « un pied dehors et un pied dedans. Londres s’est taillé un statut particulier : au centre de l’UE quand il le veut, à la marge quand ses intérêts le commandent. » Sa première demande d’adhésion en 1961, après des années de dédain, se heurte au véto du général de Gaulle, qui voit dans la Grande-Bretagne le cheval de Troie des intérêts américains. La seconde demande aussi, refus assorti d’une proposition d’accord d’association. Les mots prononcés alors par de Gaulle en 1967 ont une curieuse résonnance aujourd’hui... « Faire entrer l’Angleterre, ce serait pour les Six donner d’avance leur consentement à tous les artifices, délais et faux-semblants qui tendraient à dissimuler la destruction d’un édifice qui a été bâti au prix de tant de peine et au milieu de tant d’espoir… » Et de fait le pays est constamment resté sur la défensive, obtenant le rabais de sa participation au budget sous Margaret Thatcher, puis de ne pas participer à la monnaie unique ni à la politique sociale de l’Union européenne, ni à Schengen ou à la politique d’immigration et d’asile… Pourtant, « le marché intérieur de 1993 s’est fait aux conditions britanniques : le Royaume-Uni a accepté la création d’une vaste zone de libre-échange, mais a exclu toute harmonisation sociale et fiscale ». 

La dernière livraison de la revue Politique étrangère consacre un dossier au Brexit et relève que ses conséquences n’ont pas été sérieusement envisagées par ses zélateurs, comme on le voit dans le dossier irlandais : « Avec l’Irlande, Londres veut à la fois quitter le Marché unique (Brexit oblige) et y garder un pied (pour garantir la quasi-disparition de la frontière intra-irlandaise qu’instaurent les accords du Vendredi saint). »  Et Pauline Schnapper revient sur l’un des arguments du Brexit – développer les relations privilégiées avec les Etats-Unis et le Commonwealth en compensation des restrictions d’accès au marché européen, ainsi que pour maintenir le statut international de la Grande-Bretagne. « L’âpreté des relations entre Donald Trump et Theresa May montre toutefois qu’il s’agit d’un pari risqué. » La politique protectionniste engagée par le président américain, notamment à l’égard de l’Europe, « n’est guère compatible avec la vision britannique du libre-échange ».

Les Enjeux Internationaux par Xavier Martinet :

Avec l'amarrage réussi dimanche d'une capsule habitable Dragon, les Etats-Unis renouent avec l'autonomie spatiale. Lundi, le Pentagone a transmis au Congrès le projet de "Space Force" qui vise un contrôle de l'environnement orbital. Civile et militaire : dans quel but cette émancipation ?

Xavier Martinet s'entretient avec Xavier Pasco, Directeur de la Fondation pour la Recherche Stratégique, spécialiste de la politique spatiale américaine, auteur de Le nouvel âge spatial : de la guerre froide au new space, ed. CNRS.

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L'Humeur du matin par Guillaume Erner :

C’était donc le dernier défilé de Karl…

Oui, et Karl n’a pas décidé de défiler de Bastille à Nation mais au Grand Palais et dans un cadre des plus intimes puisque la marque qui l’employait depuis 186 défilés, Chanel, avait décidé en toute simplicité de recréer un village de montagne pour 2000 invités. Et il avait bien raison Karl de vouloir recréer un village de montagne, ce que les mortels appellent une station de ski, car il n’y a rien de plus classant comme loisir désormais que le ski — la descente sur neige est devenue le loisir le plus segmentant socialement entre ceux qui peuvent se le permettre et les autres, rien à voir avec le réchauffement climatique, enfin pour le moment… 

Karl Lagerfeld a organisé son dernier défilé dans une station de ski recréée pour l’occasion, en hommage probablement au sociologue Thorstein Veblen, lequel avait promu la notion de consommation ostentatoire. Comme l’écrivait Veblen : « Lorsqu'elle favorise dans la vie le loisir, elle gaspille du temps, et lorsqu'elle consomme de manière ostentatoire, elle gaspille des biens ». Il n’y a aucune raison de faire des défilés aussi fastueux, aucune raison sinon de montrer au public fortuné qui s’habille en Chanel, que la marque a la possibilité de gaspiller de l’argent, faire glisser les mannequins sur des skis comme un jeu de piste. 

Voilà pourquoi Lagerfeld avait bien du mal à considérer la mode comme raisonnable ou éthique puisque précisément, la mode se targue d’être déraisonnable, inégalitaire, en un mot immorale. Si celle-ci était morale, bien sûr elle ne défilerait pas, elle ne changerait pas non plus de collection, et se montrerait modeste en tout et basique pour le reste. 

Oui mais voilà, dans ces conditions elle serait le contraire de la mode, puisque de manière métaphorique mais cependant très claire, ce que Lagerfeld a montré dans son dernier show, c’est que la mode est cruelle et méchante, gentille pour ceux qui sont en haut de la montagne, méchante pour les autres. Il y a quelque chose de scandaleux dans ce spectacle, et c’est pour cela qu’il a été conçu, présenter une station de montagne, mais une station de montagne dénuée de remonte pente…

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Intervenants
  • Critique, historien du cinéma, auteur de biographies de référence
  • Directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste de l’espace
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